~Chapitre 3.5~ Théodora

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~À lire avec "White Rabbit" d'Egypt Central (vidéo)~

"J'aime les rêves, parce qu'à l'intérieur, tout y est possible. Mais l'on ne peut rêver que de choses que l'on a seulement au minimum déjà vues ou entendues. C'est ce que j'aime chez eux: ils déforment la réalité en une explosion de couleurs et d'émotions au petit goût de réalité." -Théodora 

***

Ce jour-là, après que Léo m'ait défendu devant les autres élèves de la classe, il m'aida à faire l'exposé, délaissant son propre binôme.

A la suite de cela, pendant tous les devoirs à faire en groupes, nous nous mettions ensemble. Même si l'on parlait plus que l'on ne travaillait. Il m'aidait à m'ouvrir et à parler, de son sourire et ses mots doux, il me poussait à faire resurgir de mes souvenirs une moi que je pensais avoir disparus.

Mais depuis ce jour, tout n'as pas changé en bien. Depuis ce jour, les regards sur moi ont changés, devenant plus scrutateur et railleurs que jamais ils ne l'avaient étés auparavant.

Un jour, pendant un cour de sport, des filles de la classes sont venus me voir:

"-T'est sure que t'est muette?"

Une boule se forme dans mon ventre et se serre dangereusement. Pourquoi faut-il qu'autant de personnes me poses la question? C'est complètement stupide, certes, mais également très angoissant.

"- Tu ne fais pas juste semblant de pas pouvoir parler pour attirer l'attention?"

Je sors mon cahier, et leurs montre la page que Léo m'as aidé à écrire. Une fois qu'elles l'ont lue, je pars.

Et après ce jours, tout cessa, les brimades, les insultes, les coups bas... Est-ce grâce au texte de Léo? Il doit y avoir quelque chose en plus.

Pendant les semaines qui suivirent, le temps que je passais avec Léo diminuait petit à petit. Il était de plus en plus difficile de le voir. Alors, pour passer le temps, j'empruntais la salle de musique et jouais du violon.

Je n'ai aucune excuse pour voir Léo, je peux être avec lui seulement pour les devoirs ou les travaux de groupes. Nous ne sommes pas amis ou quelque chose du genre. Je le sens. Je le vois. Je le sais. Mais alors... Pourquoi? Pourquoi cela fait-il aussi mal de se le dire?

Dans cette petite salle de musique seulement remplis de mes notes et de mes rêves, je me sens seule et pense.

Quand nous étions enfants, et qu'il restait dans la classe en se contentant de nous regarder jouer, est-ce qu'il se sentait seul? À l'intérieur de lui, avait-il mal? Voulait-il, malgré tout, se sentir utile?

Léo, est-ce que toi aussi, tu le sent, ce sentiment poignant et douloureux qu'est la solitude?

~Fin de la partie 3.5~
~Écho~

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