15. Rêve ou réalité.

82 7 0
                                        

 ( à écouter avec cette chanson, les paroles s'y rapporte bien je trouve.)

J'avance dans la forêt, il fait nuit. Je ne me sens pas perdu et j'ai comme l'impression de connaitre les lieux sans arriver à me rappeler d'où. Tout est silencieux, pas même un bruit d'animal ne vient perturber le calme de cet endroit. Pourtant je me sens observé mais je n'ai pas peur, je me sens puissante.

Au loin une silhouette se dessine, je plisse les yeux pour me voir de quoi il s'agit mais je ne distingue que deux yeux ambrés qui semble luirent. Elle s'approche doucement, cette chose, car je ne peux la nommer autrement n'a pas l'air d'avoir peur non plus.

Je distingue enfin sa forme, un loup. Un loup noir comme une nuit sans lune. Il n'est plus qu'à quelques mètres de moi quand une ombre l'enveloppe entièrement. Elle disparaît aussi vite qu'elle n'est apparue et laisse place à une forme humaine. Je peux encore voir le loup en elle grâce à ses yeux.

C'est un homme qui continu à s'avancé vers moi et je m'aperçois que je retiens ma respiration. Je n'arrive pas à discerner les traits de son visage, juste ses yeux et ses cheveux sont aussi noirs que l'était le pelage du loup et il me dépasse d'une bonne tête.

Il est devant moi, quelques centimètres à peine nous séparent. Je passe une mèche de cheveux derrière mon oreille en baissant les yeux, comme intimidé par cette proximité. C'est là qu'il attrape ma main,il la caresse avec son pouce, à son contact je ressens comme une décharge qui traverse tout mon corps et mon rythme cardiaque s'accélère mais je le laisse faire. Je ne me rends pas compte que ne corps se sont rapprochés et d'un coup il m'attrape, de son autre main, ma hanche et me plaque contre un arbre avant de s'emparer de mes lèvres. Je ne suis qu'une poupée de chiffon contre son corps, je me laisse aller en fermant les yeux. Son parfum animal me fait penser à la forêt. Il lâche ma main et m'agrippe les cheveux pendant que son autre main se dirige lentement vers ma cuisse.

Sentant sa main descendre, j'ouvre les yeux et rencontre les siens et là je me fige. Les beaux yeux ambrés laisse maintenant place à des yeux rouges rubis et je ne sais pour quelle raison je sens monter un cri de peur en moi. Il sourit et d'une voix sourde me dit :

- Bientôt. Très bientôt.

J'hurle. Un bruit soudain de porte qui s'ouvre.

- Morgie ?

Assise dans mon lit, je fixe Grandma, les mains sur mon visage qui me parle. Je ne comprends pas ce qu'elle me dit. Et enfin je sors de ma torpeur.

- Ce n'est qu'un cauchemar calme toi et respire.

- Ça semblait si réel, dis-je en retenant un sanglot.

- Tout va bien maintenant, je suis là. Rendors-toi me dit-elle doucement.

Je me rallonge et respire doucement. Je sombre de nouveau dans le sommeil et cette fois sans rêve.

Mon réveil sonne et j'appuis sur le bouton rapidement. Je m'assois dans mon lit en me tenant la tête, j'ai un mal de tête épouvantable. J'essaie de me souvenir des détails de mon rêve ou plutôt mon cauchemar, c'est surement les événements de la veille qui l'ont provoqué.

Ma tête bouille de questions. Pourquoi un loup se changerait en homme ? Et ces yeux, pourquoi me rappelle-t-il quelque chose ?

Il faut vraiment que je me lève sinon je vais être en retard en cours. J'attrape mes vêtements et file à la salle de bain peut-être qui bonne douche ferait passer cet horrible migraine. Une fois prête, je descends à la cuisine où m'attends déjà mon petit déjeuner et une grande tasse de café fumante.

Grandma m'a surement entendu me préparer.

- Dure nuit, dit-elle simplement.

- Je ne te le fait pas dire et en plus, ce matin j'ai la migraine dis-je en me frottant les tempes.

- Tu veux que j'appelle le lycée pour que tu restes à la maison, je vois bien que ça ne va pas.

- Non, non. Il faut que j'y aille, je vais prendre une aspirine et ça va passer.

- Comme tu veux mais si ça ne passe pas appelle moi que je vienne te chercher. Tu veux me parler de ton cauchemar ?

- Pas maintenant, je vais être en retard si je ne pars pas maintenant. Je me lève de ma chaise et viens lui planter un baiser sur la joue. Merci encore pour le petit dej et aussi pour cette nuit.

Pour toute réponse elle m'embrasse et me sourit. Je prends mon sac, mes clés et je file à ma voiture. Heureusement pour moi ce matin il n'y a pas de brouillard et j'arrive quand même avec 5mn d'avance. Je me gare et coupe le contact malgré l'aspirine mon mal de tête ne semble pas vouloir passer. Je souffle un bon coup et sors mon portable de mon sac pour envoyer un sms à Cathleen. Elle m'a déjà écrit pour me dire qu'elle m'attend devant nos casiers. Je ferme ma voiture et cours, je manque de m'étaler quand une main me retient de justesse.

Je me redresse pour remercier mon sauveur. Elle là je reste fixé, la bouche ouverte quand je me rends compte de qui il s'agit. Il me sourit mais je ne sais pourquoi son sourire me fait froid dans le dos. C'est l'un des amis de Liam, le beau brun ténébreux.

- Tu devrais faire attention, tu pourrais te faire mal.

- Euh...Pardon...Merci.

- Y a pas de quoi, me répond-il en me lâchant le bras.

Il part et au moment de se retourner je beug sur ses yeux. Et Mon sang ne fait qu'un tour, je suis prise d'un vertige et au moment où j'aperçois Cathleen je sombre. Trou noir.

La Banshee BlancheDes histoires addictives. Découvrez maintenant