16. Le grimoire.

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Je me réveille un peu sonné avec la nausée, je regarde autour de moi mais où suis-je ? L'endroit n'est pas très grand, sans couleur avec peu de mobilier. En voyant sur quoi je suis allongé, je comprends que je suis à l'infirmerie, mon examen de la pièce me le confirme. Sur le bureau, la plaque indique « Melle Byrne, infirmière. » et des prospectus sur les grossesse et rapports sexuels sont en évidence. Comment ai-je atterrie ici ? C'est à ce moment qu'un léger coup sur la porte retentis. Une belle brune en blouse blanche passe discrètement la tête dans l'embrasure de la porte et me regarde. Me voyant réveillé, elle entre avec à la main un gobelet.

- Tu es enfin de retour parmi nous ? Comment tu te sens ? Je suis Anna l'infirmière.

- Encore mal à la tête et un peu la nausée. Ça fait longtemps que je suis là ?

- Tiens ça devrait soulager tes maux de tête, pour les nausées il va falloir attendre un peu pour voir si en tombant tu ne t'es pas fait une petite commotion. Et pour répondre à ta question ça fait à peu près 2h que tu es inconsciente. Et avant que tu me le demande j'ai prévenu ta grand-mère et elle devrait bientôt arriver.

- Je ne peux pas retourner en cours ?

- Je préfère que tu rentres chez toi, ta tension est un peu basse et vu le temps que tu es resté inconsciente, il est préférable que tu ailles te reposer. Peut-être même voir un médecin.

- Je peux au moins prévenir mon amie de mon départ ? mon dernier souvenir est justement Cathleen se penchant sur moi.

- Ne t'inquiète pas d'ici quelques minutes ce sera la fin du cours et elle est déjà passé voir il y a 1 heure comment tu allais. Je vais te faire un papier pour le secrétariat et tu pourras partir dès que ta grand-mère sera là. Rallonge toi, je reste ici pour faire des papiers dit-elle en rejoignant son bureau.

Je me rallonge et au moment où je sens que je m'assoupi on frappe à la porte. Melle Byrne répond d'entrer. C'est Grandma.

- Bonjour je suis la grand-mère de Morrigan, dit-elle en serrant la main de l'infirmière.

- Bonjour, c'est moi que vous avez eu au téléphone tout à l'heure. Elle a repris conscience il y a 15mn environ. Vu son état, je préfère que vous la rameniez.

- Oui bien sûr. Allez jeune fille, rentrons. Tu vas vite allez te reposer.

- Si on peut juste attendre pour que je rassure Cathleen et lui demander de me prendre mes cours.

- Bien entendu, de toute manière il faut que tu passes au secrétariat.

J'en profite pour montrer à Grandma mon casier et pendant que j'attends mon amie, elle s'est proposé de porter mes papiers pour signaler le motif de mon absence. La cloche sonne et une foule d'ado sortent des classes, je l'aperçois qui arrive en courant. Elle m'a vu. Je lui explique rapidement et lui demande si elle peut me prendre mes cours, elle accepte et me prend mon emploi du temps. Elle prévoit de passer après les cours pour me les amener et voir si je vais mieux.

Avant de partir, elle me sourit et me dit :

- Si tu savais qui t'a amener à l'infirmerie, elle rit, en tout cas ce n'est pas passé inaperçu pour certaines. Je te raconte ça se soir.

Et elle me laisse, bouche bée, avant de repartir à ses cours. Comme je n'ai aucun souvenir, je vais devoir attendre. Je retrouve Grandma à la voiture et monte. La fatigue me reprend, et elle me regarde inquiète.

- Ça n'a vraiment pas l'air d'aller. Qu'est-ce qui s'est passé, raconte-moi.

- C'est surement la fatigue, juste avant j'ai failli tomber mais quelqu'un m'a rattrapé de justesse. Et après c'est le trou noir. (je mens car je me souviens quand même de ce gars, le ténébreux. Et surtout de ses yeux). Je vais dormir un peu et je suis sure que ça ira mieux, ne t'en fait pas.

J'essaie de couper court à la conversation et elle n'essaie pas non plus de la poursuivre. Une fois rentré, j'ai l'ordre de monter et de me reposer. Je ne me fais pas priver. Je m'écroule sur le lit.

J'entends des voix, mais je n'arrive pas à savoir si je rêve ou si c'est réel et finalement j'entends des pas dans les escaliers. La porte s'ouvre, quelqu'un chuchote.

- Hé oh, la belle au bois dormant on se réveille.

- Tu es loin d'être un prince dis-je avec une voix encore dans les vapes.

- Et je suis loin d'être charmante, je t'ai amené tes cours me répond-elle

Elle vient se poser sur le sol à côté du lit, j'ouvre un œil et voit mon amie qui me sourit avec dans ses bras mes cours.

- Ta grand-mère à l'air cool, elle m'a dit de te dire quelle sort faire quelques courses, elle n'en a pas pour longtemps. Comment tu vas ?

- Ça va un peu mieux, j'ai toujours mal à la tête. Merci pour les cours je jetterais un œil tout à l'heure.

Elle reste une petite demi-heure à discuter des potins du lycée. Elle m'apprend aussi que c'est Liam qui l'a aidé à me transporter à l'infirmerie et que j'ai fait sensation. Je reste bouche bée quand elle m'apprend ça. Mais elle ne s'en aperçoit pas et continu ses bavardages. Elle part en me promettant de m'envoyer un sms dans la soirée pour savoir si je vais mieux. Je sors du lit prudemment car j'ai quelques vertiges et je survole les cours que mon amie m'amener mais je n'ai aucune motivation. Je décide de descendre manger un morceau et assise dans la cuisine j'observe la pièce. C'est vrai que la maison est ancienne mais je m'y sens bien, comme dans un cocon. Je pense à maman qui a du aimer venir ici. Ce qui me fait penser que la plupart des affaires que j'ai gardé d'elle sont au grenier et comme je me sens mieux je décide d'aller y faire un tour.

Je monte doucement les marches étroites de l'escalier menant au grenier et pousse la lourde porte qui grince. Pas très rassurant. Je m'attends à trouver une pièce salle et en désordre mais c'est tout le contraire. Les meubles et cartons restant sont rangés soigneusement d'un côté et Grandma à semble-t-il aménager un petit salon. On peut voir un vieux canapé recouvert d'un plaid, une table basse en fer forgé, une grande table en bois couvert de livres et flacons en tout genre, une grande bibliothèque remplis. Ça explique les livres sur la table, ils n'ont pas trouvé leur place. J'avance vers le petit salon, un peu intrigué, les meubles devaient se trouver là avant car je ne les reconnais pas. Je m'approche de la grande table et sans rien toucher je regarde les différents livres. Je ne comprends rien des titres, tout est écrit dans une langue qui m'est inconnue. Je passe ensuite devant les flacons et sur les étiquettes des symboles, en gros je ne sais pas à quoi sert tout ça, j'en parlerai à Grandma ce soir. Sur la table basse un livre attire mon regard, il a l'air très vieux, sur la couverture encore un titre incompréhensible « leabhar draoidheachd » mais le symbole qui l'accompagne m'est familier : le triskèle. Ma mère portait un pendentif avec ce symbole et il m'a toujours attiré.

Je me pose sur le canapé et tire le livre devant moi. Du bout du doigt je retrace le symbole, au contact du livre je sens comme une décharge, une légère onde qui me traverse de la tête au pied. Et un étrange sentiment m'envahit, j'ignore pourquoi mais ce livre semble m'appartenir ou inversement. Quand je dis bizarre. Je tourne les pages avec délicatesse, ne comprenant rien de ce qui est marqué. Mais plus je tourne celles-ci plus l'écriture change comme si les personnes qui avaient écrit et ce qu'ils utilisaient pour écrire étaient différent. Au milieu du livre je stoppe net ma lecture. Une représentation et ce qui est écrit est une traduction il me semble d'une des premières pages. Ce qui est ironique c'est que la créature en question fait partie des noms que j'ai trouvé sur le net pour mes recherches sur les Légendes :

La Banshee.

La Banshee BlancheOù les histoires vivent. Découvrez maintenant