Chapitre 2

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— Va dans la voiture ! ordonna-t-il d'une voix dure.

— Mais Karim...

— Elle ne veut pas, laisse-la, lança l'inconnu avec un sourire déplacé en regardant Zarah avec insistance.

Le regard de Karim changea immédiatement.

— Espèce de...

— Tu vas dans la voiture, Zarah ! cria-t-il cette fois.

La jeune fille sursauta. Elle connaissait Karim. Quand il parlait avec cette voix-là, il valait mieux ne pas discuter. Elle préféra obéir sans répondre davantage. Même si son frère pouvait être autoritaire, froid et parfois blessant, elle savait aussi qu'il ne supportait pas qu'un homme lui manque de respect.

Elle entra rapidement dans la voiture. À travers la vitre, elle regarda Karim attraper l'inconnu par le col avec une colère impressionnante. Karim n'était pas quelqu'un qui s'énervait facilement. Au contraire, il parlait peu, supportait beaucoup de choses en silence et gardait presque toujours son calme. Mais quand il explosait, c'était brutal.

Hakim disait souvent que Karim était comme une cocotte-minute : silencieux pendant longtemps... jusqu'au moment où tout débordait.

Les deux hommes furent difficilement séparés. L'inconnu avait déjà le visage abîmé.

Quelques minutes plus tard, Karim entra dans la voiture sans dire un mot. Il claqua la portière puis démarra sèchement.

Le silence dura plusieurs minutes.

Zarah regardait discrètement son frère. Sa mâchoire était crispée. Ses mains serraient le volant avec force. Même son regard semblait encore rempli de colère.

— C'était qui ? demanda-t-il finalement.

— Qui ça ? fit-elle innocemment.

Il tourna lentement la tête vers elle.

— Putain, c'était qui ?

Elle détestait quand il jurait. Surtout avec ce ton-là.

— Je ne le connais pas.

— Maintenant, tu parles avec des inconnus ?

— Non... en fait, j'étais juste...

— C'est bon, coupa-t-il. Que je ne t'y reprenne plus. Compris ?

— Oui...

Karim était exactement le genre d'homme qu'on comprenait difficilement.

Avec les autres, il était calme, poli, respecté. Au travail, tout le monde vantait son sérieux. À la maison, il aidait toujours leur père sans qu'on ait besoin de lui demander quoi que ce soit. Il ne sortait presque jamais, ne parlait pas beaucoup et gardait constamment une certaine distance avec les gens.

Mais avec Zarah, c'était compliqué.

Il était toujours derrière elle. Toujours à surveiller ce qu'elle faisait, comment elle parlait, avec qui elle sortait, comment elle s'habillait. Parfois, elle avait l'impression d'étouffer avec lui.

Mon Mariage Inattendu Des histoires addictives. Découvrez maintenant