J'te connais?

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Samedi, 29 août 2017.

Je me suis réveillé aux bruits des voitures qui passent et des klaxons lointains qui retentissent.
J'ai la tête qui tourne dû au manque de sommeil ou aux images apparentes de la veille. Je ne sais pu trop à quoi penser parce qu'elle est toujours là quelque part dans mes pensés. La charmante jeune fille aux yeux bleus qui me hante. Elle n'a pas de nom, pas d'histoire, mais juste une tragédie.

Une très grosse tragédie. Le genre de tragédie que tu peux pas oublier simplement en tournant la page, parce que son nom est écrit sur chaque ligne de chaque page de chaque chapitre. Je me rappelle de m'être retrouvé littéralement seul, avec le coeur plein d'eau et la main plein de sang, à l'image d'un mur que j'ai frappé, sauf que cette fois si je frappe dans le mien plutôt que dans un être humain.
En y regardant de plus je peux y voir un trou pour chaque larme de trop que j'ai coulé, pour chaque larmes qui ont coulé sur mes joues. Et pour chaque larmes, il y a une image d'elle, un souvenir, un rire, son sourire.
Ca me revient dans la tête comme une tempête.
C'est pour ça que les pires tempêtes sont nommés après des gens.
Et ça me revient, ça me revient dans la tête à chaque fois comme si c'était la dernière, comme si pour une fois je pouvais laisser l'oiseau en liberté, mais c'est jamais la dernière, et c'est toujours plus fatale. J'essaie de m'éloigner mais plus que je prends de distance plus que lorsque ça revient ça fait encore plus mal. Je suis incapable d'écouter de la musique parce qu'elle a ruiné mes chansons favorites. Donc je me me retrouve à écouter des musiques que je déteste, probablement autant qu'elle, je regarde le ciel et j'oublie que j'étais le sien, je regarde la lune et je me rappelle de la fois où je lui avait dit que j'allais lui la donner.

Mais, une fois de plus, je lui ai aussi rien donné.

Je lui ai rien donné, mais elle, elle a tout pris et est simplement partie sans rien dire. Je l'ai juste regardé partir comme si c'était la première fois et qu'il allait y en avoir une autre.

C'est peut-être ça l'amour disent-ils. Rien donné mais quand même tout perdre. Peut-être parce que j'ai donné sans m'en rendre compte?
Mais qui donne de l'or sans s'en rendre compte?
L'amour vaut plus que de l'or poursuivent-ils.
L'amour n'a pas de prix, sois tu gagnes tout ou tu perds tout.
L'amour t'arrachent la poitrine ajoutent-ils.
Elle ne t'arrache pas le le cœur de la poitrine, elle le piétine, le fait souffrir lentement, douloureusement, avec la plus grande passion et te regarde souffrir avec satisfaction. Juste assez pour te laisser une marque claire et précise sur le coeur afin que tu puisses te rappeler ce qu'elle t'a faite. Tout ça seulement pour que tu te décides d'aimer trop fort la mauvaise personne. C'est bien ça l'amour, finissent-ils par dire.
Ça ne peut pas être ça l'amour, surtout si elle t'appartient.

La plupart du temps on va juste se demander si telle ou telle personne serait probablement la femme de nos rêves. C'est essayer de trouver l'amour par un souple regard, une petite étincelle dans le blanc des yeux souvent si près du noir.
On y voit rien.
L'amour est aveugle.
"Love is blind".

On aime jusqu'à s'en vider le cœur, sans ne plus contrôler le débit. On aime jusqu'à ce que le cœur dans lequel on déverse notre amour soit pleins. Mais lorsque celui-ci déborde, il emporte les deux amants dans un tsunami inévitable, et souvent le tsunami emporte seulement celui qui a déversé tout son cœur.

L'amour,
plus tu donnes plus tu meurs.

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- T'es debout? dit Émilie en cognant sur ma porte de chambre.
- Ouais.
Elle ouvre la porte.
- Pourquoi t'es partie en pleins milieu de la nuit hier?
Elle est songeuse, sourcil relevé et voix calme.
- Rien.
- T'as claqué la porte, dis-moi pas que y'avait rien.
"Tagueule?"
- J'avais besoin de prendre l'air.
- À 3 heures 47 du matin? T'as jamais fait ça.
- Mauvais rêves
Elle plisse les yeux.
- De?
Elle réfléchie
- Move on Kris, poursuit-elle
"C'est ça."
Me voilà debout et en train d'enfiler une chemise et des pantalons.
- Tu vas où?, poursuit-elle en se posant sur le bord de mon lit fixant mes boxers.
- Je travaille.

Titre [En cours d'écriture]Des histoires addictives. Découvrez maintenant