Aime.

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Lundi, 31 août 2017.

***

Un soir d'hiver, une lune pleine et éclantante écrase sa joie sur la neige. Mes pas sont lourds, ma main se dirige vers la poignée et l'ouvre avec grand bonheur:

- Finalement, 3 semaines sans te voir mon amour, dit-elle en souriant à pleine dents et me sautant dans les bras.
- On part tout de suite?
- Oui poursuit-elle avec sa petite voix mélodieuse.

J'ai mis ses baguages dans la voiture et on partait hâtivement pour le chalet. C'est une bonne heure et demi de route à observer le paysage montagneux et contempler ses yeux bleus. Sa main gauche dans ma main droite suivant le mouvement de la boite de vitesses

Arrivé là-bas vers 9 heures. J'ai directement allumé le foyer et on s'est couché à terre dans le salon. Sa tête sur mon torse, ma main dans ses cheveux, sa respiration qui poursuit de près la mienne pendant que le générique de Grey's Anatomy se lance sur la télévision.

- Kris?
- Oui?"
- Fais-moi l'amour.

Je l'a regarde envieusement dans les yeux, contemplant son visage, chaque traits, chaque petits détails comme si c'était la première fois que je le voyais et que ça risquait d'être la dernière.

Elle se retourne et a commence à m'embrasser. Lentement, sensuellement, notre premier vrai baiser. Son corps se mèle contre le mien, ses cheveux se démelent, ses vêtements s'entremèlent dans les miens.
Nudité: l'air chaud, la respiration sacadée, ma main vers son intimité. Une phalange autour de ses lèvres et un cri qui s'en échappe. Une main sur ses fesses et l'autre vers mon sexe. D'autre gémissements, d'autre cris, mon nom qui résonnent dans la pièce en même temps que mon bas ventre comme contre ses fesses. Ses ongles se plantent dans ma peau jusqu'au sang, ses muscles se contractent, un soupire s'échappe: un orgasme.

Son corps retombe sur le mien, épuisé et à la fois ravit se trouve entouré de mes bras. La chaleur de son corps nu contre le mien, sa bouche qui vient effleurer mon oreille pour dire:

- Je t'aime Kris.

***

Je me réveille dans un calme bruyant.
Ma frustration est concentrée dans mes poings qui se crispent de colère.

"Je t'aime Kris."

Tu dis que tu m'aimes. Tu avais toi même dis ces mots avec des étoiles dans les yeux. Tu me regardais comme si c'était la première fois que tu avais parlé et que les premiers mots qui sont sortis de ta bouche sont "Je t'aime Kris.". C'était écris à quelque part que ce "Je t'aime" était bel et bien notre destinée, que t'allais me le dire ce soir d'hiver sous les flocons qui embrouillent les fenêtres et le feu du foyer qui te chatouille la peau. Pire que ça, je me rappelle encore de ce "je t'aime" sur le quais, celui où je n'avais rien fait d'autre que te regarder comme un con essayant de voir, ou plutôt comprendre comment un être si beau comme toi puisse m'aimer. Mais je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai encore. J'ai jamais eu l'occasion de te le dire, si je te l'avais dit avant ça m'aurait peut-être empêché de souffrir.

Et j'aurais pu être plus que ce que j'étais.

J'aurais voulu être toujours avec toi et faire de tes rires mes sourires, faire de tes baisers mes je t'aime, faire de tes yeux mes souvenirs et de ton sang mes veines. Disons que maintenant tout va bien, on joue encore aux échecs et ont espèrent tous que le Roi puisse protéger la Reine, mais personne ne sait que lorsque la partie est fini les deux retournent dans la même boite. Peut-être que j'ai rien vu, ou plutôt ai-je tout vu. Un je t'aime et des centaines de mensonges.
Qui gagne contre l'amour?
Personne.
On en sait rien.
Si on ment en aimant, alors on aime en mentant.

Titre [En cours d'écriture]Des histoires addictives. Découvrez maintenant