Coucou tout le monde, prenez le temps de bien rester jusqu'à la fin pour lire ma petite note ! Bonne lecture.
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Le vol avait duré plus de neuf heures, autant dire une éternité pour quelqu'un qui s'apprêtait à commencer une nouvelle vie, dans un endroit totalement inconnu. J'avais eu le temps d'y penser, de m'interroger. Et si j'avais fait une erreur ? De tout plaquer et de m'enfuir dans le premier pays venu. Il y avait sûrement de meilleures destinations, d'autres options que je n'avais pas prit le peine d'explorer mais ce qui était fait, était fait. Le destin avait décidé de m'amener ici, et c'est donc là que j'irais. Au Brésil.
Clairement, je n'y aurais pas pensé tout seul et je suis persuadé que le type exécrable que j'étais avant aurait volontiers troqué l'Amérique du Sud contre l'Europe et de jolies parisiennes. Les boutiques de luxes, les repas gastronomiques et les hôtels hors de prix. Bien que ma connaissance du Brésil était plus que limitée, ce pays m'inspirait plus que cela, un espèce de tourbillon de cultures dans lequel j'avais hâte de plonger.
Je me trouvais actuellement à l'aéroport de São Paulo, et malgré une certaine excitation, quelques inquiétudes me vinrent. Premièrement, qu'est-ce que j'étais sensé faire ? J'avais récupéré tous mes bagages, dont le sac contenant les cent milles dollars. Niveau fric, tout était bon. Pour l'heure, il fallait que je trouve un hôtel ou quelque part où passer les prochaines nuits, le temps de m'acclimater et de dénicher un quartier qui me plairait. Ensuite, il fallait me rendre à l'évidence. Je ne comprenais pas un traître mot de portugais.
Sans téléphone, je me sentais vraiment... con. Aucun traducteur sous la main, impossible de faire la moindre recherche. Super Eden, ça commence super. Je décidai d'arrêter de rester planté là comme un pigeon et de me bouger le cul. Je regardai ma montre. Il était deux heures du matin, bordel ! Tiens, il n'y a qu'une heure de décalage avec NY. Il n'y avait pas une minute de plus à perdre.
Je me dirige vers l'accueil de l'aéroport, en espérant que l'hôtesse puisse me renseigner. En anglais de préférence.
- Excusez moi, parlez-vous anglais ?
La jeune femme a de longs cheveux noirs, qui encadrent un visage délicat. Vraiment mignonne. Elle lève les yeux vers moi et me sourit poliment.
- Um pouquinho. Que puis-je faire pour vous ?
- Ah, parfait ! Pourriez-vous m'indiquer où je pourrais trouver un hôtel sûr, dans le coin ?
Elle me jette un drôle de regard et penche sa tête sur le côté. Cette femme est vraiment belle. Je ne sais pas pourquoi mes sens sont en alerte, mais cela me plaît. Je crois bien que la présence d'Amber dans ma vie et cette amnésie idiote m'ont fait oublier que je possédais un pénis.
- À cette heure, il n'y a pas beaucoup de choix mais je crois que le Bristol International Airport Hôtel pourrait vous dépanner, articule t-elle avec un accent prononcé.
- Je vous remercie. Puis-je ? demandai-je en indiquant le téléphone à sa droite.
Elle tapote quelque chose sur son clavier, compose un numéro et me tend le combiné.
- Vai lá, fit-elle avec un autre sourire.
Je lui rend son sourire. Après quelques minutes, le réceptionniste du Bistol me confirme que ma suite sera prête dans vingt minutes et me remercie chaleureusement pour les frais supplémentaires que j'ai gracieusement accepté de payer.
- Merci beaucoup, fais-je en m'adressant à l'hôtesse une fois mon coup de fil terminé.
Je lui fais un dernier geste de la main et m'éloigne. Il ne me reste qu'à prier pour trouver un taxi. Chance pour moi, je n'attend pas très longtemps avant d'en apercevoir un. J'espère que ça ne craint pas trop. Je vérifies que j'ai tout sur moi et embarque dans la voiture. Le chauffeur est silencieux mais pas inquiétant, ce qui est en soi plutôt encourageant. J'arrive vite devant l'hôtel.
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Romance« Ils m'ont raconté que j'avais tout. Absolument tout. L'argent, le pouvoir et l'amour. Je sais. Ça paraît idyllique comme ça. J'étais puissant. J'étais au sommet. Mais je ne m'en souviens pas. Je ne m'en souviens plus. J'ai tout oublié. » ...
