Chapitre X

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Alors qu'ils étaient presque arrivés, enfin, Ève se rendit compte que Christal dormait à poings fermés.

-Oh...regarde la. N'est ce pas qu'elle est mignonne?

-oui,  fit il en jetant lui aussi un coup d'oeil à sa fille, elle est parfaite. Dommage que...

Il laissa sa phrase en suspens. Voyant qu'il préférait garder ses choses pour lui tout seul, Ève ne lui demanda pas de terminer sa phrase. De tout façon, elle n'avait pas envie d'en savoir plus, de sorte à ne pas augmenter son propre trouble.
Lorsqu'ils arrivèrent, Ève réveilla Christal et l'aida à descendre pendant que son père lui, allait arranger le pique-nique. Il étala la nappe à l'ombre d'un grand chêne.

-Peut être que nous pourrions faire une petite sieste nous aussi, on...enfin je ne sais pas pour toi mais moi, je ne suis pas du tout pressée.

Dit elle en faisant allusion à la petite sieste de Christal dans la voiture.

-Je sais,  dit il en s'asseyant sur la nappe, tu aimes être Avec moi. Je le sais ça.

-Non...mais...

-Six.

-Quoi?

- Mieux vaut l'admettre maintenant. C'est plus facile que ce que je croyais. Allez vous deux, venez vous asseoir.

Ève prit Christal avec elle et l'installa à un bout de la nappe. Elle lui passa une assiette remplie de bonnes chose, mais la petite semblait plutôt avoir envie de jouer avec que de les manger.

-Fais pas ça ma chérie, tu vas te salir. Oh...regarde moi ça, cette robe était si jolie.

À cet instant, brisant toute la bonne température et ne présagent rien de bon, le téléphone de Gabriel sonna, il regarda l'écran avant de s'excuser.

-Désolé, mais je dois répondre à cet appel. C'est de la plus haute urgence.

Il décrocha et s'éloigna un peu du petit groupe.  Ève ne put rien saisir dans ce qu'il disait, mais elle avait la certitude que quelque chose n'allait pas. Gabriel raccrocha, réfléchit un petit moment , puis avec les mains dans ses poches, il revint vers elles.

-Quelque chose ne va pas?

Il secoua la tête en signe de dénégation.

-Tout va bien. Tout va même très très bien Évangéline Turin. Ou plutôt devrais je dire Ève Turner?

Ève eu un sursaut. Comment avait il su?

-Je t'ai démasquée, et oui les masques finissent toujours par tomber. Je me disais bien que c'était bien trop beau pour être vrai.

-Je ne comprend rien à ce que tu dis.

Il s'approcha d'elle rapidement, il la saisit par le bras et la força  à  lever la tête vers lui.

-Que nous veux tu? Pourquoi es tu là? Pour de l'argent...ou du chantage peut être?

Eve était sous le choc, elle ne pouvait articuler que quelques monosyllabes.

-Que...ra.contez... vous? Je n'y comprend absolument rien.

-Bien sûr que vous comprenez! Vous et votre soeur n'avez fait que mentir à ma famille depuis le début.

Oubliant la présence de Christal et prête à défendre sa famille, Ève dégagea son bras en un geste brusque, se mit à sa hauteur et le pointa du doigt.

-Je vous défend de dire du mal de ma famille, et puis du fait que vous êtes riche n'a rien à voir la dedans. Vous pensez que vous pouvez tout acheter? Et bien achetez moi la vie de ma soeur...vous ne pouvez pas bien sûr. Cette vie, elle l'a perdu à cause de votre stupidité, de votre égoïsme. Je ne suis pas ici pour vous, mais pour elle!!

Finit elle en jetant un regard vers la petite qui jouait toujours avec son repas.
L'homme debout devant elle, bien qu'imposant, ne lui faisait pas du tout peur. Et plus que jamais, elle était bien décidée à ne pas perdre. Quoi qu'il arrive.

La plus douce des revanches [ en correction]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant