Déstabilisé

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A peine je me reconstruis, et à nouveau tout s'effondre.

A peine et encore sorti de l'obscurité du monde,

je ressens une mélancolie qui ensuite m'inonde.


Le temps m'apporte la force d'effacer les événements qui ont déclenché ma peine.

Et pourtant, au fil de mon existence, il m'impose de nouvelles épreuves à surmonter.

Il me donne l'apaisement nécessaire pour panser la tristesse qui m'enchaîne.

Mais parfois, les blessures se rouvrent. Et il faut encore une nouvelle fois les refermer.


Si seulement, si seulement le temps pouvait s'arrêter en un instant,

en un claquement de doigt retentissant !

Si seulement les aiguilles des montres pouvaient se figer sur un présent

où les beaux moments vivent éternellement !

Si seulement les merveilleux jours pouvaient s'éterniser comme un deuil,

un long bonheur, une peine de cœur !

Je n'ai en fin de compte rien qu'un seul souhait à formuler sur cette feuille :

que ma rancœur s'atténue et meure !


Je ne demande pas la lune : rien qu'un peu de quiétude,

que ma tristesse se consume, et que cessent mes inquiétudes.

Va-t-en mon amertume ! sors de mes habitudes !


Convoiter la sérénité et la prospérité n'est tout de même pas un caprice!

C'est juste, c'est juste le minimum, le peu qui permet à chacun de trouver un équilibre.

Celui de ma vie est comme un funambule qui vacille au-dessus du vide.

Je marche. Je cherche un autre monde. Mais la paix semble trop lointaine pour être visible.

Mes textesOù les histoires vivent. Découvrez maintenant