Chapitre 4

99 7 0
                                    


-J'ai pas choisi. Ça m'est pas tombé sur la tête non plus, mais simplement, j'aime ta façon de parler, j'aime ta façon de regarder, de me regarder aussi. J'aime tes doutes, tes faiblesses, et je crois que je suis tombée sous ton charme quand j'ai compris que tu étais aussi magnifique intérieurement qu'extérieurement.

---------------

Mon coeur battait fort et mes mains étaient moite. C'était exactement ce que je ressentais à chaque fois que je pensais à elle, mais cette fois ci cette sensation c'était multipliée.
Elle avait baissé les yeux et elle était entrain de rougir. Pour une fois, ce n'est pas moi qui rougissait.
Un long silence s'imposa entre nous, mais mes pensées, elles, étaient loin d'être silencieuses. Je savais que ce que je venais de lui dire ne la laissait pas indifférente, j'avais probablement prit confiance en moi suite à ce petit discours.
Après quelque instant, elle prit enfin la parole.

-Je te ramène ou ?
Elle ne me regardait pas. Elle ne voulait pas croiser mon regard. J'étais déçue, c'est donc tout ce qu'elle avait à me dire après ce que moi je venais de lui dire ?

-Tu n'as rien à dire ?

-Dors chez moi cette nuit.

Mon regard devint interrogateur, mais je voulais rester auprès d'elle. J'acquisa d'un signe de tête.

Durant le trajet, je regardais par la fenêtre. Mon envie incontrôlable de dire ce que je ressentais c'était atténué et elle n'était décidément pas prête à me dire quoi que ce soit.

Sa maison était grande et chaleureuse. Sa fille n'était pas la cette nuit la et je ne pouvais m'empêcher de lui poser la question.

-Tu as quelqu'un dans ta vie ?

-Je suis en plein divorce.

Je me sentais horriblement stupide d'avoir posé cette question. Le ton de sa voix avait brusquement changé quand elle m'a répondu. J'avais donc compris que ça lui faisait encore du mal, et le lui rappeler était de loin mon intention.

-Je suis désolé.

-Tu n'as pas à l'être, ça ne pouvait plus continuer, c'est comme ça. Quand tu grandiras tu comprendras que la vie n'est pas toujours ce qu'on voudrait qu'elle soit.

Je baissa les yeux.

-Ça je le sais, et je le vois encore aujourd'hui.

-Pourquoi tu dis ça ?

-Parce que je ne voulais pas ressentir ça pour toi. Mais je ne peux pas contrôler mon coeur. Je suis bien consciente que tu es maman, que tu as d'autre chose à faire de ta vie que de rester avec une gamine.

Elle me regardait avec des yeux doux.

-Tu n'es pas une gamine ! Tu es loin de l'être. Je t'aime beaucoup, et j'apprécie énormément ta maturité. Tu es différente.

Ce qu'elle venait de dire me touchait énormément. Je n'avais pas l'habitude de recevoir des compliments.

-De toute façon toi et moi c'est impossible.
Ma voix tremblait.

-Pour moi ça l'est.

Attendez, elle vient bien de dire que pour elle, c'était possible ? Je pris soudainement conscience de ce que ça impliquerait, mais je n'eu pas le temps de parler qu'elle enchaîna.

Si j'avais oséOù les histoires vivent. Découvrez maintenant