Je marche le long de l'allée pour rejoindre la grande route, il n'y a pas un bruit, la ville est encore endormie, je sens seulement l'odeur de la boulangerie qui s'éveille petit à petit. Je ne sais pas où je vais mais la seule chose dont je suis consciente, c'est que j'irais là où me porteront mes jambes, je pense que j'irais sûrement dans le sud ou peut-être dans le nord,mais rien n'est sure.
Je ne sais pas par où je dois passer, c'est aussi pour cela que je décide de prendre des routes et des chemins dont je n'est pas l'habitude d'y passer. J'avance doucement en essayant tout de même de ne pas trop traîner, je passe devant la boulangerie et fait un effort surhumain pour ne pas m'y arrêter pour acheter quelque chose. Si je m'y arrête, le boulanger dira à ma mère qu'il m'a vu très tôt ce matin. Je suis mes pas qui me mènent jusqu'à chez ma grand-mère qui habite à seulement cinq cents mètres de chez moi. Je regarde sa maison avant de continuer ma route jusqu'au font de la route, je passe devant les différents pavillons qui habillent l'avenue.
L'avenue débouche sur un chemin bercé de chaque côté par un champ, dans l'un deux, celui de droite, il y a un parce pour petits avec un toboggan et dans celui de gauche il y a une barrière électrique avec cinq montons qui broutent l'herbe fraîche.Le chemin est ensuite divisé en d'eux, je décide de prendre celui de gauche qui mène vers le château d'Alger. Le chemin que j'emprunte forme une boucle et revient sur l'avenue que je viens de traverser. Je prend ensuite un petit chemin qui est caché par les arbres et les arbustes. Je crois que j'ai déjà emprunté ce chemin,il y a longtemps avec une amie, je crois qu'il donne sur le cousin.Je ne sais pas comment vous l'expliquer mais je vais faire simple, ce qu'on appelle le cousin est de base une ruisseau qui passe en bas de la ville et maintenant c'est tout ce qui entoure ce ruisseau qui s'appelle le cousin, c'est toute la partie basse de la ville.
Je marche tout le long du chemin que l'on pourrait même qualifié de sentier, j'entends mes pas craqué les feuilles qui recouvrent d'une fine couche le sentier, il fait noir. Il n'y a pas de lampadaire pour me diriger entre les racines et les branches,je suis obligée de sortir mon téléphone portable pour pouvoir m'éclairer avec la lampe torche qui y est incluse, j'aurais du prendre une lampe de poche, je ne sais pas quand je pourrais charger mon téléphone et je devrais économiser le plus de batterie possible. J'essayerais d'acheter une lampe de poche dans le prochain supermarché que je croiserais sans oublier de prendre des pils. Je descend quelques marches qui se trouvent au milieu de chemin, je trouve cela bizarre sur le moment mais n'y prête pas plus d'importance, si à chaque fois que je voyais quelque chose d'étrange sur mon chemin, je ne serais jamais rentrer dans une semaine, limite si je serais parti de la petite de la petite ville où je vis. Le chemin débouche sur un rond point, je n'ai strictement aucune idée de quelle route je vais emprunter et je fais quelque chose de complètement débile je dirais. Je fait un « plouf-plouf »pour savoir quelle route je vais prendre et ma petite partie de jeu me dirige finalement vers la route qui descend plus bas dans la ville.
J'observe du mieux que je peux ce qu'il se passe autour de moi, tout ce que je vois à cause de la nuit qui règne encore, ce sont des feuilles sur le côté de la route et des branches, j'entends quelques bruits de moteur mais rien de plus, il encore trop tôt, il est bientôt 6 H 00. En levant la tête,j'arrive à apercevoir les lumières de quelques maisons qui couvrent la falaise. J'avance encore un peu et observe les maison sur le bord de la route, elles sont toutes simples mais reste tout de même très jolies. Heureusement, la route est éclairé par quelques lampadaires qui trônent fièrement devant les maisons tous les dix mètres.
Je ne sais pas depuis combien de temps je marche,peut-être une demie heure voir une heure. Je rencontre le premier panneau, je montre sur le petit muret à côté et le fixe un moment pour essayer de me décider sur la route à prendre. En attendant de faire mon choix, je sors la bouteille d'eau de mon sac et en bois quelques gorgée, je m'essuie la bouche à l'aide du dos de ma main et range ma bouteille. C'est décidé, je vais me diriger vers Vezelay, un petit village voisin sur une colline où une basilic surplombe tout le village.
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FUGUEUSE (En Pause)
TienerfictieEt si pour pouvoir vivre ses rêves, il fallait tous fuir? Même sa propre vie. #39 dans la catégorie fugue, le 22/08/2018 #25 dans la catégorie fugue, le 13/05/2018 #74 dans la catégorie fugue, le 12/05/2018 #58 dans la catégorie fugue, le 11/05/2018...