Parfois j'me perds
j'm'enfonce dans mon bordel
Je ne suis plus qu'un brouillon mélange.
De chagrin d'amour chaotique.
Et d'espoirs vulgairement écrasés.
J'essaie et je cherche, je cherche une issue.
Quand je finis par en trouver une, je la laisse
stupidement couler entre les sillons des mes
paumes creuses.
En partant, j'ai cru prendre tous les bagages.
Au final, les pneus crevés, le reste envolé, je
n'ai même plus de roue de secours.
J'ai erré, seule au fond du trou, sans toi.
Mon monde s'était écroulé et de justesse je
m'étais réfugiée, dans une petite cavité sombre
et étroite.
J'étais constamment plongée dans l'obscurité,
Je voyais noir, flou.
Il m'arrivait parfois de distinguer quelques
mains, là ici devant mes yeux pour me relever.
Trop rapides, des illusions peut-être, je ne les
attrapais jamais.
Puis j'continuais à croupir là, au fond d'mon
trou à me demander comment j'pouvais bien
en sortir.
Et comme tu peux t'en douter, rester enfermé ça rend toujours fou.
T'étais mon Soleil, une putain de lumière
aveuglante.
Tu brillais de mille feux, contre ma peau
blanche et abimée.
T'étais tout bonnement vivant, un être au sang
neuf et flamboyant.
En si peu de temps, t'étais devenu mon unique
pilier.
Aux premiers abords tu sentais l'arnaque à
plein nez. Un peu trop parfait.
Je n'y prêtais plus attention, j'ai appris à te
connaitre.
Puis ma première impression était fausse,
j'avais bel et bien tort sur toute la ligne.
T'avais toujours été là pour moi, dans tous mes
mauvais moments.
Et te voilà parti, justement, au mauvais
moment.
J'avais tellement peur d'avoir un jour à te
lâcher; j'ai fini abandonnée.
Tout avait basculé.
Je me demandais si mes amis n'était pas qu'une immense supercherie.
Si ma famille n'était que trop superficielle.
Si mes professeurs n'étaient que de simples
hologrammes vides de sens.
Et si de voir le cadavre de mon coeur détruit
entre tes mains allait t'affecter.
Parce que, désespérée, au fond de ce trou, à
l'idée de ne plus jamais revoir un jour une
quelconque lumière et ayant bien trop souffert,
je n'allais plus jamais renaître de mes cendres.
Je n'étais finalement pas un phœnix.
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artistic məss
PoesíaJ'voulais juste ça #294 catégorie poésie 14.08.18/ 04.10.18 #304 catégorie poésie 3.07.18 #406 catégorie poésie 8.06.18 #107 #depression #4 : 10.1018 #insomnie
