Contre-attaque. Round 1

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Le lendemain, quand j'ouvre les yeux, je le vois endormi, la tête sur mon torse.

Je regarde autour de moi, il fait grand jour et la lumière filtre à travers les vitres brisées.

Je le déplace tout doucement sur le côté, pour ne pas le réveiller.

Une fois que je l'ai bien mis sur le petit tas de vêtements qui m'avait servis d'oreiller, et que je m'apprêtais à me lever, il releva sa tête et la redéposa sur mon torse.

Sachant maintenant qu'il ne dort plus vraiment, je levai les yeux au ciel, puis lui dit que je devais maintenant aller au boulot.

Il ne répondit pas et fit le mort.
Je ris.

Je me relève alors d'un coup.
Sa tête glissa jusqu'à mes cuisses.
Je ne bouge plus. Il rouvrit les yeux et fit semblant de s'être fait sortir d'un long sommeil encore inachevé.

Il marmonna quelque chose, puis fourra son visage sous le haut qu'il m'avait mit la veille.
Je sursaute d'un coup en le repoussant et en m'écartant un peu.

"-Qu'est ce que tu fais ? Demandais-je un peu gêné.
-Qu'est-ce que tu pense que je fais ?
Il rit comme à chaque fois où il fait quelque chose qui me gêne.
-Peu importe. Je dois retourner au travail.
Il regarda ma montre encore sur mon poignet.
-Il est déjà tard et tu seras en retard. En plus, on est samedi. Tu ne travailles pas le samedi."

Je ne trouvais plus rien à redire.

Il se releva, puis s'étira un peu.

"Il faut changer ton pansement. Lève-toi"

Sa voix a reprit un air grave.
Je suppose que c'est en souvenir de ce qui s'est passé hier soir.

Il part vers le petit coin où il y a le sac, les cartons, et autres bric à brac de ce genre, et farfouille dedans.

Pendant ce temps, je me suis assis sur le bord du tatami et contemple mon épaule.
Il y avait un grand pansement dessus, des cotons où il y avait du sang sec.

Il revient vers moi avec un nouveau pansement, des cotons, des pinces, etc...
Il retire délicatement l'ancien. N'empêche, je ressentis une vive douleur émanant de la plaie.
Ça empire encore, quand il imbiba le coton qu'il tenait avec une pince, d'alcool.

Là, je ferme les yeux et me crispe en serrant les poings.
Quand je les rouvris, il pencha son visage au dessus de la blessure et fit mine de souffler dessus pour m'amuser.

Ça marche, je rigole doucement en le frappant d'une main.

Une fois la plaie nettoyée, le pansement changé, il me passa son sweat pour me couvrir.
Puis, on sortit de là.
En prenant sa voiture, nous arrivons chez moi.

Je pris une douche rapide.
Il en fit de même, et on se retrouva dans ma chambre.

On ne pouvait pas laisser passer ce qui c'était passé.
On se prit pour devoir de préparer une contre-attaque.

Niveau combat au corps à corps, on était déjà ou presque, à point.

"-Il nous faut des armes.
-Oui. J'ai deux ou trois pistolets automatiques chez moi, mais je ne pense pas que ça suffira. Ces gars là utilisent des snipers et tout le tra la la.
-On pourrait peut être en acheter? Où est-ce qu'on vend des armes ici?
-Putain Takeda t'as raison! Il se redressa du lit où il était allongé. Je connais quelqu'un qui pourrait nous aider.
-Ah ouais? Et c'est qui?"

En guise de réponse, il sourit et passa un coup de fil.
Pendant qu'il était au téléphone, il ne cessa de rire, et de dire "poussin", etc...

Je le regarde avec méfiance.
À qui il pouvait bien parler comme ça ? À sa copine?

Il racrocha en coupant court ma réflexion.
"-À qui tu parlais?
-À une fille.
-Ta copine?
-Oh mec! Si seulement."

Je serre les poings.
Sa réponse m'avait glacé. Alors comme ça il en pinçait pour une fille, le con.

Il me dit qu'on irait la voir dans l'après-midi, je ne fais aucun commentaire.

En attendant, il me demanda de lui raconter ce qui s'était passé hier,dans les moindre détails.

Je m'executais.
Je lui décrivis le visage de chaque agresseurs.

Puis, il en fit des portraits qu'il appelait "gribouillis", alors que c'était vraiment ressemblant.
On les colla sur mon bureau.
Il fallait maintenant trouver leurs identités pour être sûr qu'ils travaillent tous pour le même gars, et par la même occasion, savoir qui était ce gars.

C'était mon domaine.
Je pris mon ordinateur et commence à survoler le net.
J'entrai des noms.
J'examine chaque parcelle de l'écran.

Des gangs étaient nés partout au Japon.
On y voyait des tueurs, des violeurs, ou tout simplement, de petit voyous qui s'amusaient à faire peur aux gens des quartiers.

Les noms y étaient indiqués.
Comme je commençais à m'ennuyer et que mes yeux commençait à se fatiguer de l'écran, un dessin en particulier attira mon attention.

C'était un petit aigle noir avec un éclair rouge par dessus.
Ça ressemblait à un logo.

Je me dis que j'avais sûrement déjà vu ça quelque part.
Ichijo s'est rendormi sur mon lit.

Alors d'un coup, ça me revient très nettement.
Il y avait le même dessin sur le couteau d'un des gars d'hier soir.
Et bingo!

Je pousse un cri de victoire.
Ichijo sursauta d'un coup: "Merde Takeda! Qu'est-ce qui te fais gueuler comme ça !"

Je lui dis ce que je venais de découvrir.
Il se rapprocha rapidement de moi.

Je trouve ensuite une page où on retrouve le même logo en guise de photo couverture.

C'est une entreprise, à ce qui parait grande, et qui ferait aussi de gros bénéfices chaque années grâce à l'exportation de divers produits.

On y trouva une photo du président et du propriétaire: Yotsumura Sakibara.
C'était un type dans la cinquantaine, pleins aux as.

Alors il serait à la tête d'une si grande entreprise, ainsi qu'une assemblée de gangsters et de racailles ? C'était la meilleure.

Ichijo téléchargea la photo de l'homme sur son téléphone.

Il était l'heure d'aller trouver la fille qui, je pense, serait notre fournisseuse d'armes.

On prend encore la voiture d'Ichijo.
On va en ville.
Comme toujours, il y a beaucoup de monde.
On se dirige vers une casse ou quelque chose dans ce genre.

On arrive enfin dans ce qui semble être une casse.
Des vieilles voitures encombrent le chemin, et tout devant, il y a un immense portail de fer rouillé.

On gare la voiture sur le bas côté, un peu plus loin.
On marche à pied jusqu'au portail.

Des caméras sont postées aux coins. Elles se braquent sur nous.
Sur le métal d'une des portes géantes qui constitue le portail, la plaque glisse et laisse entrevoir ce qu'il y a à l'intérieur,puis un visage surgit et nous demande ce qu'on veut.

"Saucisse fumée" répond Ichijo d'un ton nonchalant.

Le gars à l'intérieur donne un ordre, et le portail s'ouvre dans un grand fracas.

"Yo mec ! " s'exclama le type qui était de l'autre côté, une fois que les potes soient ouvertes, en faisant un long tcheck à Ichijo.

En vrai, ce type était impressionnant.
Ça voix était rude et intimidante, et son corps l'était encore plus.

Sans se soucier de moi, il nous conduit jusqu'à un immense bâtiment géométrique au milieu de la cour.

Coffee (Rédaction En Pause)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant