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Les effluves de l'alcool ensorcelait le petit roux qui était assiégé au bar. Piquant du nez, il réfléchissait. En effet, cela faisait plus d'un mois qu'il n'avait pas ré-entendu parler de son ancienne partenaire. Aucun signe de vie, aucune apparition, à croire qu'elle avait fini par être mangée par ce monde bien hostile. Cependant, certaines rumeurs tournaient dans les rues de Yokohama. En effet, depuis une semaine, une série de meurtre avait été effectuée. Trois balles d'un magnum 44 siégeant dans le cœur avec une rose rouge, délicatement posée sur le corps de la victime. Ce n'était pas la signature de la Mafia et encore moins celle de l'Agence. Et chaque victime avait un point commun, ils faisaient tous partis de l'organisation des Ailes Noires.
Chuuya sortit de ses pensés après que les glaçons s'entrechoquèrent contre les parois du verre. Le bar était désertique, il était seul. Rapidement, il tendit quelques billets au barman puis attrapa sa veste en sortant de l'endroit. Mori lui avait confié cette affaire, trouver ce mystérieux tueur pour peut être l'engager. Il valait mieux l'avoir dans leurs troupes plutôt que contre la Mafia. Mais Chuuya n'était pas confiant, il se doutait que l'identité de cette mystérieuse personne n'allait sûrement pas lui faire plaisir. Il en était même sûr. Alors que la Lune était haute dans le ciel, que le vent frais de la soirée balayait les quelques feuilles du début d'automne, le petit roux se dirigeait vers un endroit bien précis.
Au loin, sur un pont, un homme était assiégé au rebord. Chuuya pressa le pas. Le beau brun se retourna, affichant un léger sourire narquois tandis que le petit commandant se pinça la joue.
« Dazai.
— Chuuya, ça fais longtemps. Que me vaut ce plaisir ? »
Chuuya roula des yeux, l'air agacé. Toutefois, il ne pouvait pas détourner son regard du mystérieux et grand Dazai. Le brun dégageait une aura envoûtante et ténébreuse, chose qui énervait le plus petit.
« Tu as sûrement entendu parler de cette mystérieuse série de meurtres ?
— Oui bien sûr, pourquoi me poses-tu cette question ?
— Je vais pas passer par quatre chemins. Mori m'a demandé de retrouver ce tueur.
— En réalité, nous parlons là d'une tueuse n'est-ce-pas ? Fit Dazai en haussant un sourcil. »
Chuuya souffla, et serra un peu plus sa poigne.
« Oui, on parle bien d'elle. Si il apprend que c'est elle, je ne donne pas cher de sa peau, et ça sera sûrement moi qui devra me charger de sa mort. Expliqua le rouquin, l'air consterné.
— Ne me dis pas que tu es amoureux d'elle ? Demanda Dazai avec stupeur.
— Non ! Bien sûr que non ! Je ne veux juste pas me charger de ça, alors occupe toi s'en ! Exclama Chuuya en tournant le regard, gêné. »
Une haine s'empara de Chuuya, bien qu'il restait silencieux. Lui, amoureux ? Impossible, c'était tout bonnement impossible. Koharu l'avait trahi lui et la Mafia. Il ne pouvait pas ressentir un quelconque amour envers une faible ! Chuuya se refusait cette faiblesse. À cette pensée, il serra la mâchoire, regardant Dazai dans les yeux.
« Bien, je vais voir ça avec l'Agence alors. Répondit-il en haussant les épaules. »
Au même moment se préparait un terrible événement. Celle qu'on appelait le Diable déambulait dans les rues désertes de la ville. Elle était habillée d'une longue cape noire, et telle la faucheuse, elle allait effectuer son travail. La rouquine tenait fermement une valise où logeait un explosif. L'excitation grandissait dans le ventre de Koharu, c'était de loin sa plus grande mission. Depuis quelques semaines, elle envoyait des messages qui annonçaient la couleur, et le destinataire n'était autre que l'organisation des Ailes Noires.
Promenons-nous dans les bois.
Koharu avait au préalable appris toutes les issues, tous les plans du bâtiment où logeait l'un des commandants de l'organisation, un certain Fazuki Victor. Elle savait exactement où rentrer, et où poser sa magnifique bombe artisanale. La rouquine entra par une ouverture qu'elle avait créé dans un mur puis se promena dans les couloirs. L'établissement était luxueux. Des tableaux décoraient les murs, et la tapisserie était d'une beauté inégalée. Les meubles étaient dans un style un peu vintage, et de magnifiques lustres habillaient les plafonds.
Avant que le Diable n'y soit.
Mais Koharu n'avait pas le temps de s'extasier sur les décorations. Le temps lui était compté. Alors, la rouquine se dépêcha d'entrer dans la pièce de vie qui était au milieu de l'immense appartement. Elle posa la bombe et l'activa. Il ne lui restait que 40 secondes pour quitter les lieux.
Si le Diable y était.
Koharu courra à vive allure. Il ne lui restait plus beaucoup de temps. Elle sauta par dessus les meubles, défonçant les portes qui lui faisaient face.
Il nous détruirait.
À peine sortie, une lourde explosion retentit. Les fenêtres explosèrent en milles éclats, les murs tremblèrent. Le bâtiment était entrain de s'écrouler. Koharu observait son travail. Non elle n'éprouvait aucun plaisir, concrètement, elle ne se sentait même pas mieux. Mais la jeune femme avait assouvi ses pulsions meurtrières, bien que ce ne soit que le début.
Alors que les gyrophares de la police résonnaient dans la ville, Koharu déposa une rose rouge sur l'un des débris de l'immeuble.
Gare à ceux qui osent se piquer aux épines de la rose.