Je suis retournée au boulot, pour récupérer mes affaires, je ne voulais pas croiser Rachel, manque de chance, je tombe nez à nez avec elle en sortant de l'ascenseur.
- Oh Caroline, quel plaisir !
- Salut Rachel, je vois que tu seras lunatique jusqu'au dernier instant. Je vide mon bureau et je te redonne les clefs ne t'inquiète pas.
- Oh tu sais dans ce métier il faut être fort, tu ne l'es pas.
- Si justement, je le suis, mais j'espère que la réunion s'est bien passée ?
- Tu oses me demander ça, nous avons perdus le contrat, ls recherchent une nouvelle agence pour leur projet, merci Caroline.
- Mais de rien, heureuse de vous laisser un si bon souvenir.
Je me retourne et me dirige vers mon bureau, ils recherchent un nouveau graphiste, c'est une bonne nouvelle pour moi, le projet qu'ils ont présentés en mon absence n'était pas le bon puisque je l'avais sur moi. Il faut que je les recontacte, impérativement.
En attendant je vide bien tout mon bureau, chaque tiroir, chaque placard : je trie, je jette, ce qui pourrais me servir je conserve dans ce carton. Je récupère quelques dossiers sur l'ordinateur, mon répertoire de contact avant de claquer la porte. Sans regrets. Je dépose les clefs à la réceptionniste et je me dirige vers la sortie afin de prendre le métro.
Une nouvelle page s'offre à moi.
À la suite de notre appel hier, je sais que je peux compter sur Tristan pour l'aider à me lancer, il est lui aussi passer par là, il connait le terrain, et j'avoue que ça fait du bien de pourvoir s'appuyer sur quelqu'un lorsque ça ne va pas.
Je ne sais pas comment l'expliquer mais ça ne m'est jamais arrivé de me sentir si proche d'une personne en si peu de temps. « Rien n'arrive par hasard » ça va devenir notre phrase, notre leit motiv.
Dans le métro, je pense, je réfléchis, je me sens oppressée dans cette ville, pourquoi rester ici, je pourrais exercer mon métier partout désormais. Pourquoi ne pas changer de région. Je me demande de plus en plus ce qui me retiens dans cette ville trop grande, trop dense, trop polluée. Je me mets à rêver d'une maison en bord de mer, loin de la foule, ou je n'aurais plus aucun manque d'inspiration.
Dans 2 jours je vois Tristan, il faudrait que je lui parle aussi de cette éventualité.
Je rentre à la maison, regarde autour de moi, ou vais-je mettre mes affaires de travail ? En attendant mieux je vais devoir aménager mon appartement pour me créer un petit coin bureau.
Je bouge mon canapé, inverse sa place avec mon bureau, voila c'est mieux ainsi, il me faudrait une armoire pour ranger mon matériel de photographies.
Ni une, ni deux je me décide à sortir, je n'ai pas les moyens de m'acheter un meuble neuf si c'est pour déménager dans peu de temps, je prends donc une Autolib', et me dirige vers le marché aux puces, j'aime y traîner de temps en temps, y flâner pour me changer les idées et je ne rentre jamais les mains vides.
Sur ce stand je remarque un meuble ancien, une fois poncé et repeint il sera parfait, je n'aurais qu'à rajouter deux ou trois étagères et ça ira. Je ne pensais pas trouver si rapidement.
Je demande au brocanteur s'il peut me le livrer, il me dit qu'il me le livrera dans 2 jours, je suis ravie de mon achat et rentre chez moi après avoir déposer la voiture.
Il se fait tard, mes pensées vaguent vers Tristan, il revient souvent dans mon esprit, je décide de lui envoyer un message :
« Salut Tristan, j'espère que cette journée n'a pas été trop rude et que tu vas bien, je pensais à toi en rangeant mes affaires de travail à la maison. Je te souhaite une belle nuit, Caro. »
On verra bien s'il me répond, je me lance dans un film de fille, mon rituel quand mon moral n'est pas au beau fixe. Demain j'irai déjeuner avec une amie, afin de faire passer le temps.
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Chamboulement de vies
Storie d'AmoreUn accident de la route et la vie de Caroline, jeune graphiste, change du tout au tout. Que lui réserve l'avenir..
