Chapitre 2 : Troublant

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 Le lendemain matin, je me réveille grâce à l'odeur des pains au chocolat traversant la maison. Cette première nuit n'a pas été l'une des meilleures, le planché grincé fréquemment, les branches d'arbres proches de notre maison frapper parfois contre les vitres ce qui m'a fais sursauter plus d'une fois. Et parfois il me sembler entendre quelqu'un marcher lentement dans l'escalier menant à ma chambre , mais je pense que c'est l'un de mes parents qui est venue pour voir si tout aller bien.

En descendant je remarque l'heure, il est 9h27, quand j'arrive dans la cuisine je vois ma mère boire calmement son café, tous en lisant un de ses magazines qu'elle a dû trouver dans l'un des cartons.

Je prépare mon jus d'orange, et commence à croquer à pleine dent, un des pains au chocolat disposé sur une assiette bleu.

-Papa est partit à son premier jour de boulot ?

Ma mère ne se sentant pas concerner par la question continua à lire son magazine.

-Maman !

Elle sursaute avant de répondre :

-Oui il est partit pour que l'on puisse lui présenter l'entreprise et les fonctions qu'il va lui être attribuer.

-Mais vous êtes coucher à quelle heure je ne vous est pas entendue vous couchez ?

- On a dû se coucher vers 00h00, mais on s'est assoupit tout de suite après, on a plus bouger de toute la nuit, même ton père à ronfler comme un bébé.

-Vous n'êtes pas venue me voir pendant la nuit ? J'ai eu l'impression d'entendre quelqu'un monter dans les escaliers de ma chambre.

-Léa (un surnom que ma mère m'attribue depuis longtemps), ça doit être le bois qui travaille c'est une maison très ancienne ! Ne te fais pas d'idée.

-Tu as sûrement raison maman.

Je n'ose pas développé le sujet avec ma mère, je dois, comme elle le dit si bien me faire des idées.

Ma mère me propose d'aller faire le tour du quartier pour pouvoir me familiarisé avec les alentours.

J'enfile l'un des t-shirt et pantalon entassés dans le coin de ma chambre et je n'oublie pas mon fidèle cahier de dessin toujours présent au moindre petit paysage à dessiner. En sortant de la maison, je me rends vite compte que toutes les autres maisons sont plus modernes que la nôtre. Pourquoi la nôtre n'a pas été rénovée ? Peut-être que les anciens propriétaires n'avaient pas assez d'argent. Une légère brise de vent emporte mes cheveux en chatouillant ma nuque, ce qui me fait légèrement frisonner.

Soudainement le vent s'intensifie et mes cheveux se retrouvent violemment tirées comment si quelqu'un essayé de me les arracher. Je tombe brusquement par terre...dans une flaque de boue en plus...

j'entends des bruits de pas derrière moi, on m'attrape l'épaule, j'entends une voix attentionnée me dire :

-Eh alors ? Le vent t'emporte ? Un léger ton de moquerie se fait entendre.

Agacée je réponds quasi- machinalement, Non j'ai juste voulue jouer avec la boue ! C'est connu !

Je me relève maladroitement, boueuse et tremper. Après d'avoir secouer mon pantalon et ramasser mon cahier de dessin humide. En relevant ma tête tout en essayant d'essuyer les éclats de boue sur mon visage.

Une fille se dresse devant moi, elle fait une tête de plus que moi.

Elle m'inspecte de haut en bas et pris un regard interrogateur.

-Tu n'es pas du quartier toi ! Je me trompe ?

-J'ai emménagée hier, dans une vieille maison en bois à quelque minutes de là.

Son regard se transforme en un regard de peur et inquiet.

-La maison à œil du diable ? Dit-elle interrogative.

Je la regarde un peu perplexe, des mots qu'elle vient de prononcer.

-L'œil du diable ?

-La fenêtre rouge au sommet de la maison ... Comment avez-vous fait pour déménager là bas ?

-Mon père à trouvé un travail dans la ville d'à côté, et puis la maison n'était pas très cher. Même si l'odeur nauséabonde dans la maison n'est pas accueillante, si on la rénove elle sera un peu moins, dérangeante.

La fille semble toujours crispée par le fait que j'ai emménagée dans cette «mystérieuse» maison. Je repris vite :

-Tu n'as pas peur de cette maison ! Dit – je en rigolant, elle n'est pas hantée quand même.

Je l'ai annoncé sous le ton de la plaisanterie, pour détendre l'atmosphère mais elle semble ne pas l'avoir pris de la même manière, son regard et son corps s'imprégner peu à peu de peur.

-Je m'appelle Lucie, je vais au lycée d'Orofforice, trouve moi là-bas.

-Eh ! Moi aus...

Lucie a déjà tournée les talons dans la direction opposé. Quelques gouttes se fait sentir sur mon visage je rentre vite à la maison,avant qu'éclate l'orage. Malgré la pluie qui humidifie mes vêtements, une chaleur se fait sentir partout dans mon corps, mes veines, mes joues, et mes jambes flageolent de plus en plus. Ma vue se trouble, s'assombrit, mon équilibre disparaît et comme un automatisme, je tombe et entend comme un son lointain, mon corps tombant sous la pluie.  

S'il vous plaît,  retrouvez-moi.Where stories live. Discover now