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Moi : Je suis perdu Florian

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Moi : Je suis perdu Florian.

Florian : Comment ça ?

Moi : Depuis ce baiser, tu m'as chamboulé. Je ne sais plus si je suis amoureuse.

Florian : Tu as bien réfléchi ? Tu pense l'être où tu l'es ?

Moi : Je le pense, le pensais. Je ne sais pas, ne sais plus.

Florian : Réfléchis, réfléchis à tout ça. Ton amour pour Oli, son amour, mon amour envers toi, et... notre baiser.

Moi : Merci Florian... Mais là tu m'as retourné le sablier dans la tête.

Florian : Je suis désolé..

Je ne dit rien face à sa réponse et ses excuses. C'est fait, c'est fait, qu'est-ce qu'on y peux. On ne peux retourner en arrière alors bon.

Florian : On va devoir rentrer, l'aube commence à se lever, des fans vont me reconnaître.

Moi : Oui, on y va.

Florian se lève, il me prend les mains et m'aide à me relever. Je manque de trébucher sur lui, qui a son tour me rattrape. Je me retrouve dans ses bras, je me sens perdu, son regard me transperce le cœur tel une flèche de cupidon. On se regarde, et ça, pendant quelques minutes qui paraissent une éternité. Quand on reprend le chemin inverse. On traverse les petites rues étroite toulousaine, dans cette ville qui se réveille à petit feu. Les nuances de couleur dans le ciel me donne envie de dessiner, ça fait longtemps que je n'ai pas pris un crayon et gribouiller, il va falloir que je m'y remette si je veux faire une belle année à partir de septembre.
On arrive à l'angle de la rue de Florian, qui marche lentement à côté de moi, capuche et casquette sur la tête, les yeux rivés sur le goudron piétiné par celui-ci. Quand il se dirige devant moi, s'arrête, me regarde.

Florian : On ne dit rien à Oli, de ce qu'il sait passer...

Moi : Non non, je suis pas folle à ce point...

Florian : Hm.

Il se retourne et on poursuit notre route jusqu'à chez lui. Plus on se rapproche de son immeuble, plus j'ai la boule au ventre, elle ne cesse de grandir de peur, d'angoisse, et de stresse... J'espère que ma mère n'est pas réveiller, car elle ne sais pas que je sors la nuit, si elle le savait, elle s'inquiéterait bien que je ne suis plus une petite fille, pour elle je le suis.
On arrive dans le hall, on passe la porte de l'entrée avant qu'on ne voit aucune présence humaine dans le salon. Bien tant mieux. Six heures vingt-quatre indique le four de Florian, je ne suis pas tellement fatigué.

Moi : Tu vas dormir ?

Florian : Je ne pense pas, je ne suis pas vraiment fatigué.

Moi : Flo, il faut quand même te reposer, le médecin t'en a informé.

Flobscurité - Vol.1 Des histoires addictives. Découvrez maintenant