Ses trois jours après l'accouchement, se sont très bien passé.
Hier, j'ai eu droit à la visite d'Angèle, son copain, sa sœur et son père. Avec un cadeau, une peluche et des chocolats noir. Je ne pensais pas à les voir tous ici, je me suis sentis un peu honteuse, habiller d'un simple pyjama, pas de maquillage et mal coiffer.
Elle est si heureuse de voir Gabrielle, qu'elle ne peut s'empêcher de l'a prendre dans ses bras, de l'embrasser et de faire des photos avec elle. Par la même occasion, elle me présente son copain que je ne connaissais pas. Ils vont tellement bien ensemble.
Sa sœur a bien grandi en deux ans où je ne l'ai pas vue. Une vraie ado maintenant. Elle ressemble de plus en plus à Angèle.
Angèle est la seule amie qui sera venue me rendre visite finalement. La seule amie de ma région que je vois rarement à cause de son travail. Je crois bien que cela fait quasiment huit mois que je ne l'ai pas vue.
A vrai dire, je n'ai pas pensé aux visites. Mais c'est vrai que cela me fait du bien d'avoir de la visite.
J'ai pu vraiment parler de ce qu'est le déni de grossesse, d'où se viens, avec une sage-femme que je ne connais pas. C'est juste mental. Mon cœur se brise de savoir, qu'elle s'est cachée vers mon dos, car elle s'est ressenti rejeter par moi, étant donné que je ne le savais pas.
Cette nuit, les sages-femmes sont venu me prendre Gabrielle. Car avec la jaunisse qu'elle a eue, c'était impossible de l'a calmée. Nous en avons profité pour dormir avec ma mère.
Mais j'en ai eu tellement marre d'être enfermé dans cette chambre, que j'ai demandé à rentrer plus tôt. Au besoin d'être enfin chez moi avec les filles. Retrouvez mes minous qui me manquent tant. Commencer ce nouveau départ avec Gabrielle. Avec qui maintenant les questions se posent. Je vais devoir trouver un emploi sûr. Je sais que pour élever ma fille, je peux compter sur ma mère qui a du vécu avec les enfants, donc cela ne m'effraie pas tant que ça. Je vais gagnée encore plus en maturité, plus que j'en ai gagné depuis l'accouchement. J'ai un point de vue si différent, sur les bébés, sur la maternité.
Mais dès la sortie, je sais déjà que je vais encore plus gagner en autonomie, notamment comme rentrée dans un bureau, toute seule, sans ma mère. Je vais devoir dépasser ma timidité, mon angoisse de bafouiller bêtement.
Celle qui ne va pas me manquer, c'est cette psychologue. Elle est là pour faire son travail, mais je ne la supporte clairement pas. J'ai demandé de ne pas la voir aujourd'hui mon départ, estimant que je n'en avais pas besoin, surtout qu'hier je n'avais rien à lui dire de plus, que de lui raconter mon aventure avec mon ex-copain et l'accouchement.
Puis la façon dont elle a viré ma mère de la chambre, pour me parler, ne m'a pas plus. Elle ne lui a même pas demandé, juste dit de partir.
La matinée a été bien mouvementée. Une dame est venue me faire remplir des papiers, par rapport à la naissance de ma fille prioritairement. Surtout des papiers que je n'ai pas pu faire pendant ma grossesse. Elle quitta la chambre rapidement, ayant plein de rendez-vous. Tout en me laissa un tas de documents en ma disposition.
Le pédiatre vient à son tour, rapide comme un éclair, pour l'a mesuré, l'a pesé. Gabrielle a grossi et a pris trois centimètres déjà. Tout est bon pour lui, je peux enfin partir vers quinze-heures. J'ai tellement hâte.
Je me dirige dans la salle de bain, après le repas du midi. Je me nettoie la peau avec ce que j'ai devant moi, un simple coton et une lotion, bien que mon visage aie besoin de plus que ça.
Depuis le lendemain de mon arrivée, je ne me suis pas maquillé. Je ne compte pas me maquiller énormément non plus, juste le teint, du mascara et un rouge à lèvres de couleur prune, suffisent largement. Je me coiffe rapidement, d'une couette sur la tête. Je re ajuste ma mèche, avec le lisseur que ma mère m'a ramené avant-hier. Et je sors pour finir de préparer ma valise et mes sacs.
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Deux jours
Non-FictionUne jeune femme de dix neuf ans, se retrouve en deux jours maman. Sa vie va totalement changer. Deux jours. C'est la durée de sa grossesse. Oui, le temps de réaliser, de s'y préparer et accoucher. Comment va-t-elle vivre ça? Comment se passera l'...
