Chapitre 3 - Le second choix

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Je décide de contourner le bâtiment. Pendant de longues minutes, je marche en touchant le mur avec ma main gauche. Je le contourne par la droite, aucune fenêtre sur la façade du mur. En continuant, je vois une cour où sont réunis tous les psychopathes en puissance. En face d'eux, ils regardent un grand écran. Sur celui-ci, je vois ma position actuelle. J'ai sans doute une puce implantée dans le corps. Je me mets alors à couvert près des voitures et cherche un endroit sur mon corps où il pourrait y avoir une puce. Je remarque que mon bras gauche à une cicatrice pas encore refermée qui me traverse le bras. En y plongeant les doigts je ressens même pas de vive douleur, les injections font encore effet. Je chope la puce et la mets dans le camion, pour être sûr, je regarde mon corps pour ne pas avoir de mauvaise surprise. J'en trouve encore deux autres, je les mets alors sur le même camion, puis je fuis vers le grillage que j'entraperçois à l'autre bout du mur et de la place. En avançant, je vois sur le sol des petites galettes. J'ai vécu suffisamment pour savoir que ce sont des mines. Avec minutie, je m'aventure dans ce labyrinthe de bombes miniatures. Arrivé enfin au grillage, il n'est pas électrifié, je suis donc sur la bonne route. En le longeant je vois un portail, aucun garde. Ils s'imaginent que je ne passerais pas par là, ils pensent sans doute que je suis encore aux véhicules, bien sûr j'ai eu le temps de débrancher tous les câbles de leurs voitures avant de partir. Ça retardera sans doute la chasse. Le chemin se fait ressentir sous mes pas, une jolie pente me guide vers un quai où se trouve un bateau. Je descends alors vers celui-ci. Il est assez grand pour contenir une cinquantaine de personnes. D'un rouge vif qui fait ressentir une passion débordante. Je monte dedans, regarde si le plein est fait, le voyant rempli, je lance le démarrage. Un grand bruit se fait entendre, puis je commence à partir doucement vers le large. Derrière moi, j'entends le compte à rebours. Il me reste encore 1 heure avant la chasse. En entrant dans le large je vois à l'horizon la terre ferme. Mettant les gaz à fond, je serai arrivé dans la soirée, sûrement.

Vers 2h du matin j'arrive enfin sur la terre ferme. Je suis, il me semble, en Angleterre. Les voitures roulent dans le mauvais sens. Devant moi se trouve une ville, assez grande même. Je descends du bateau et vais en direction de cette ville qui est un peu trop illuminée à mon goût. Je vais donné un nom à cette ville, vu que je n'ai pas vu le sien en y rentrant. Splurt, ainsi sera baptisée la ville. Donc en entrant dans Splurt, je vois des centaines de gens qui marchent, sont en vélo ou en voiture. La ville est aussi animée qu'en pleine journée, je vais voir un des passants et l'arrête.

« - Excusez-moi, vous pouvez me dire ce qui se passe pour qu'il y ait autant de monde dehors ??

- Vous, vous n'êtes pas du coin, répondit-il avec un vieil accent français. Bé c'est le jour de fête s't'e jour-ci, les scientifiques ont encore lâché un vagabond, celui qui l'attrape aura une récompense.

- Un vagabond ?? Vous parlez des scientifiques fous ??

- Dis donc mon gars tu es au courant de rien, dit-il méfiant.

- Ahahah oui on peut le dire, je travaille chez moi depuis pas mal de temps sans jamais sortir, je suis sur des enquêtes qui datent de plusieurs années déjà.

- Oh vous êtes un inspecteur, ça change tout, fallait m'le dire plus tôt. Les inspecteurs sont comme des idoles par chez nous. C'est quoi votre nom ??

- Inspecteur Hubert, diplômé dans les arts magiques et l'espace temps. Je suis de niveau S.

- Ben dis donc, vous êtes un super inspecteur vous dites donc, dit-il sous la surprise. Venez mangez chez moi, je vous raconterai tout en détail.

- Bien allons y alors. »

Je ressors de chez l'homme, on a parlé toute la nuit, je suis claqué. Il m'a appris tout ce que je voulais savoir, Le monde est devenu un échiquier géant. Tout le peuple est ce qui équivaut au petit pion. Les personnes importantes ont les pièces les plus importantes, et de temps en temps est lâchée une pièce rare. Une pièce unique que tous doivent capturer. Ce que l'homme ne sait pas par contre, c'est que la pièce c'est nous. Vite je dois partir, revenir dans ma vraie vie. J'ai dû sans doute faire une erreur dans mon voyage de l'espace temps. Je dois retourner chez moi, là où la boucle a commencé. Toutes les six heures je revois des médecins habillés de blanc qui sont à mon chevet. Mais passons, je sais que ce ne sont que des hallucinations. Enfin je suppose que s'en sont. Je n'ai aucune preuve d'être dans la vraie réalité, car après tout, ma fuite s'est déroulée tout comme je le voulais. Peut-être que je cogite un peu trop. Je suis dehors, dans cette nuit plutôt fraîche pour un été comme celui-ci. Les pavés qui servaient de route était noyés d'eau et de petits poissons de couleurs flashy nageaient entre les trous de chaque pavé. La réalité se fissure, je vois le ciel qui tombe en morceau. À tous les coups on essaye de me réveiller, mais rien n'y fait je continue à vivre dans ce monde. Je sens une douce pluie chatouiller ma peau qui n'est pas recouverte par du tissu. Mes jambes et mes mains jouent avec cette eau si peu présente dans notre organisme en ce moment présent. Depuis maintenant quelques minutes, je vagabonde dans les rues sous cette pluie diluvienne en espérant trouver tous les morceaux du puzzle afin de retourner dans ma réalité. Mais j'ai beau y réfléchir, je ne trouve pas. Rien d'intéressant, que des petites histoires banales qui n'ont rien avoir avec le sujet. Des histoires qui ont quand même un point en commun, toutes se sont déroulées le même jour. Des enlèvements, des massacres, des accidents, faisant 30 morts à chaque fois. Je vais peut-être nous pencher dessus, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. De temps en temps, je n'entends rien d'une oreille. À croire que quelqu'un parle de moi dans un de ces mondes.

Je suis arrivé à mon hôtel, la chambre est vaste, et possède même un coin cuisine. Voilà qui ne m'en déplaise, je pourrais ainsi me faire quelques petits gueuletons de temps en temps, même si les repas de cet hôtel sont compris dans la note de la chambre. Je m'installe donc sur le lit, et commence à couper le journal que je lisais depuis maintenant un moment. Les journalistes aussi ont rit de voir ces détails aussi frappant. Enfin eux ont rient, moi j'étais plutôt curieux de savoir pourquoi eux et pas d'autres ?? Cela fait maintenant 5 heures que je suis plongé dans tous ces morceaux de journaux, quand je m'aperçois enfin que tous avaient la même religion, et tous faisaient partie d'une très grande famille de haut noble. Rien ne va plus dans ce fichu monde. Le plus drôle, je trouve, c'est de voir ce mauvais temps rendre les choses encore plus crues. Enfin bon, il se fait tard, je vais aller me reposer un peu, histoire de me remettre en forme après cette journée mouvementée. 

Le repenti de l'ange noirDes histoires addictives. Découvrez maintenant