Chapitre 19 - sortie en ville

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Je sors de table et re-vais dans la chambre pour m'habiller. Comme j'ai pas pris de vêtements avec moi, je m'en crée avec les runes de créations. Pour faire simple, on dessine des runes dans les airs, et on peut créer n'importe quoi. Je m'en sers souvent quand je veux un objet ou des vêtements. Je me fais un pantalon souple et marron. Un t-shirt d'animé et un sweat violet. Je finis de m'habiller, et les rejoins en bas. Ils sont déjà là, et m'attendent. Quand ils me voient, ils ne peuvent s'empêcher de me demander ou est-ce que j'ai trouvé ces habits. Je leur explique alors que je peux créer n'importe quoi grâce aux runes. Ils sont alors impressionnés. Je ne peux m'empêcher de leur raconter l'histoire de TOUTCH pendant qu'on sort dehors et qu'on marche vers la ville.

- "À la base l'institut TOUTCH, c'était une usine d'armes de runes, donc tout était fait à partir de runes, ou servait à contrôler les runes. Puis un projet à vu le jour, et des enfants comme vous et moi ont vu le jour dans cet institut et ont servi de cobayes pendant 20 ans chacun, voire moins pour d'autres, fis-je en leur lançant un coup d'œil. Durant les premiers essais, les enfants ont tous finis dans un incinérateur. Moi j'étais dans la session 220, et j'étais le sujet 227. Donc j'ai connu les débuts, à l'époque les scientifiques n'étaient pas vraiment présents, on avait affaire à des militaires à la retraite, ou alors à des nouveaux scientifiques qui faisaient toutes les améliorations qu'ils voulaient voir à l'œuvre. J'ai eu pour ma part plus de 512 améliorations dans le corps, mais aussi dans l'esprit. Dans le but premier c'était de créer des armes pour rivaliser avec les autres planètes. Mais comme tout le monde faisait un peu ce qui leur plaisait, le projet a été abandonné, et l'institut TOUTCH ou le centre où les enfants étaient créés et manipulés fut laissé à l'abandon par manque de budget. Mais je connais quelqu'un qui y vit encore de temps en temps. On m'a gravé un nombre de runes incalculable dans tout le corps. Ce qui fait de moi un être proche d'un dieu. De plus récemment j'ai bu le souffle de vie d'un ange déchu, ce qui me rapproche encore plus d'un être exceptionnel. Voilà vous savez une autre partie de l'institut TOUTCH. Vous avez des questions ??

- Oui j'en ai une, me lança Freddy.

- Vas-y, je t'écoute.

- Comment as-tu fais pour résister pendant 20 ans à toutes les tortures que tu as subi ?? Pourquoi n'as-tu pas fui ou craqué ??

- Voilà de bien bonnes questions. Eh bien je vais te répondre. J'ai résisté parce que je voulais qu'ils laissent tranquille mon double. Durant ma deuxième séance de torture j'ai créé un double de moi-même qui avait les mêmes problèmes de dédoublement de la personnalité. Mais qui était très attachant parce qu'il n'en avait pas conscience lui-même. Alors j'ai tout supporté pour que rien ne lui arrive, ils lui ont fait des fusions de runes, mais pas de torture. Alors ça valait bien toutes les tortures du monde.

- Tu es vraiment digne de confiance", dit Anna, d'un ton plein d'empathie.

Notre joyeuse discussion prit fin à ce moment car nous arrivions dans la ville. Les gens vaquaient à leur activité, sans se soucier des nouveaux arrivants. Freddy part faire un tour au supermarché en nous laissant sur la place. Je prends sa douce petite main et je l'entraîne dans les rues de la ville. On marche bien une heure avant d'avoir soif. Je décide donc de l'emmener dans un bar. C'est sa première fois dans ce genre d'établissement. Elle regarde partout autour d'elle, elle zieute à droite, à gauche, en haut, en bas.... Puis vient s'asseoir à côté de moi pour pouvoir me tenir la main au moindre danger. Le patron arrive et prend les commandes. Je prends donc un jus d'orange et elle, un thé au citron. On parle de tout et de rien pendant au moins une heure. Puis nous sortons pour aller au musée nommé « La Red Box », c'est un musée sur les Youtubeurs de l'an 2020. C'était des gens extrêmement connus et qui servaient à quelque chose. On visite le musée pendant au moins une heure trente, puis je me rappelle que Freddy avait besoin de notre aide. On sort du musée et nous nous dirigeons vers le supermarché. En entrant dedans je vois Freddy qui essaye de discuter pour pouvoir acheter tout ce qu'il a une autre fois. Si je le savais en manque d'argent, je lui en aurais donné.

[Choix un]

- Oh là, que se passe-t-il ici ??, fis-je.

- Qui êtes vous monsieur pour intervenir dans ce qui en vous regarde pas, intervient le vendeur.

- Juste un inspecteur de rang S, à part ça tout va bien. Cet homme est avec moi, dis-je en montrant ma carte.

- Oh vous allez payer ses achats alors ?? C'est parfait il a de grosses dettes par chez nous déjà", me dit-il avec un air méchant.

J'ouvre mon porte-feuilles et en sort une liasse de billets de 100 euros.

- "Voilà, ça devrait suffire. La prochaine fois soyez indulgent ou je repasserais m'occuper de vous."

Le vendeur fit la mou, mais prit mes sous et repartit à sa caisse.

- "Tu aurais du me le dire Freddy que tu n'avais pas les moyens, je t'aurais donné des sous.

- On n'a plus de sous depuis déjà quelques temps, on ne reçoit pas d'aide de l'état, nous ne payons pas d'impôts, mais ne recevons rien non plus.

- Bah laisse moi gérer tout ça, je vais aller en parler pour voir ce que je peux faire."

Sur ce, nous sommes sortis du magasin, et avons pris la direction de la maison. Pour une première sortie Anna en prenait plein la vue. Toute rayonnante, elle marchait devant avec un grand sourire, et chantonnait sa musique d'une voix douce.

« Tourne, tourne, tourne et virevolte,

Doucement, tourbillonnant,

Roule, roule, roule, jusqu'au rocher,

Et rejaillit parmi les tiens. »

Cette belle voix enchanteresse me fit le plus grand bien, j'aurais bien tué ce caissier tout à l'heure, mais comme je suis avec des gens, je préfère éviter de montrer cette personnalité. Nous arrivons enfin à la maison, c'est avec un grand plaisir que je pénètre la demeure et que je vais jusqu'au sous-sol, là où on entrepose les victuailles. On sort ensuite dans le jardin et Anna me prend les mains et court avec moi vers le champ de fleurs.

[Choix deux]

- "Anna reste près de moi", dis-je de façon un peu brutal.

Je m'approche du vendeur, et je lui éclate le crâne comme si c'était un œuf dur. Le sang gicle partout, je vois les gens autour de moi crier comme des damnés. Je suis aux anges, cela faisait longtemps que je voulais en tuer un autre. Bien longtemps Hubert avait pris le contrôle et ne me laissait pas assouvir mes pulsions, mais maintenant c'est moi qui contrôle le corps, alors je fais ce qui me passe par la tête. Je me sens libéré d'un poids. Mais voilà que la police arrive, je les avais oublié ceux-là. D'un simple geste je leur brise leurs armes et je sors ma carte d'inspecteur de rang S. Tout le monde sait qu'un rang S est un rang dangereux, alors chercher une personne comme ça, c'est signer son arrêt de mort. Les policiers découvrent ma carte, et laissent un visage d'horreur devant moi. Je suis couvert de sang et je souris à toutes dents. J'aime être couvert de sang, c'est peut être dû au fait que j'étais recouvert de mon propre sang pendant plus de 20 ans.

- "Monsieur, serait-il possible que vous rentriez chez vous pour nous laisser travailler, lâcha un policier du bout des lèvres de peur de se faire tuer à son tour.

- Avec plaisir cher monsieur, sachez que le comportement de ce défunt m'a assez énervé, j'espère qu'à l'avenir les gens seront plus à même de bien vouloir écouter mes doléances. »

Nous sortons du magasin avec des sacs pleins les bras, vu que j'ai la flemme de porter les sacs, je crée un chariot pour les mettre dedans. En plus je dégouline de sang, v'la le bordel sérieux. Bon, au moins, je suis calme à nouveau. En poussant le chariot je vois des étoiles dans les yeux d'Anna. Elle est aux anges, et se met à chantonner son unique chanson.

« Tourne, tourne, tourne et virevolte,

Doucement, tourbillonnant,

Roule, roule, roule, jusqu'au rocher,

Et rejaillit parmi les tiens. »

Cette belle voix enchanteresse me fit le plus grand bien. J'aurais pu lui laisser la vie sauve mais son attitude m'a énervé alors tant pis pour lui. Avoir autant de mépris pour quelqu'un de si gentil, je ne supporte pas. Bref, nous arrivons dans la maison, je descends jusqu'au sous-sol où on entrepose les victuailles. Je monte dans la salle de bain, pour me laver de tout ce sang. Je prends bien mon temps, genre dix minutes, et je redescends en bas, Anna m'attend. Elle me prend les mains et court avec moi jusqu'au champ de fleurs.

Le repenti de l'ange noirDes histoires addictives. Découvrez maintenant