CHAPITRE 7:

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Je me lève subitement, je me suis endormie sans arrêter la musique. J'éteins et je regarde mon réveil, trois heures ; génial !
Je descends pour me chercher un verre d'eau. Dans le couloir je vois la porte de la chambre de ma mère entrouverte. Mieux vaut ne pas savoir ce qui se passe. Je descends aussi silencieusement possible et je me vais dans la cuisine, boire. J'ai vraiment plus sommeil que vais-je bien faire à cette heure ? Je m'approche de la vitre pour admirer notre quartier désert. Quelques chiens qui courent, un écureuil qui sautille dans l'herbe.
  Liberté
Je préfère remonter, un film d'horreur sur Youtube pourrait me faire passer le temps. Je tombe sur un : " choisi par le démon". Pourquoi pas !

Cinq heures trente sonne enfin. Je me lève et vague à ma routine matinale. Après une douche froide j'enfile un pull bleu marine et une jupe blanche avec des baskets de la même couleur. Disons que si j'étais nez un siècle avant j'aurais été très à la mode. Je prends mon sac, écouteurs suis partie. Arrivé au lycée et je fond dans la masse jusqu'à ma classe. Néanmoins y'a toujours ses chuchotements et ses regards étranges. L'habitude ! Bizarrement je ne vois nulle part Alexis et sa bande, tant mieux. La semaine s'écoule rapidement et je me rends compte que nous sommes vendredi matin et on a même pas encore commencé le travail de littérature. Je ne l'ai vu que rarement et il est toujours avec ses amis. Il faut je lui parle ; on doit laisser nos différentes de côté au moins le temps de boucler se travail, après chacun continuera sa vie sans l'autre.
En parlant du loup
Ils étaient assis près de l'herbe et se moquaient ouvertement de tous ceux qui passaient à côté. Je n'ai pas le choix, il faut je lui parle, s'il veut je ferai le devoir toute seule et j'écrirai juste son nom mais il faut être fixé.

Je marche vers eux et je me plante devant celui qui m'avait défié le premier jour. Il me scrute de la tête au pied comme si j'étais porteuse d'un virus hyper contagieux ou une malformation. Je portais un col roulé beige et une jupe en cuir arrivant aux genoux. Merci granny
- bonjour, désolée de vous imposer ma présence mais j'aimerais parler à Alexis
Aucune réponse, certains me lancent juste un regard,les filles elles me regardent comme outré par mon habillement. Le concerné ne daigne pas lever sa tête.
- très bien. Nous avons un devoir à faire et toute une semaine viens de s'écouler. Si tu ne veux pas travailler je ferai tout toute seule, cependant on devrait en parler.
Silence
Après quelques secondes Alexis se tourne vers moi et déclare :
- je ne cause pas avec les filles vierges
Ah ça j'avais pas vu venir
Ses amis se mirent à rigoler tellement fort que tout les élèves formèrent un cercle autour de nous.
J'avais envie de pleurer, de partir mais pour une fois je pris le taureau par les cornes. Je me plaça devant mon camarade qui dû lever les yeux pour pouvoir me regarder. Ses yeux, putain ses yeux ! Il pouvait me bouffer vivante mais j'ai pire à la maison.
- tu le dis devant tes potes ! Quand tu m'as cherché en classe la tu ne savais pas que je l'étais et je te signale que si tu l'avais fermé nous n'en serions pas là. Arrête de jouer l'intéressant. Tu crois que sa me plaît de devoir me rabaisser à gaspiller mon oxygène pour s'adresser à une Vermine de ton espèce. Des saletés comme toi y'en a à foison, tu fais juste du suivisme par ce que tout le monde te rejete alors tu viens retrouver refuge parmi des âmes déchus. Tu le fais à l'école mais après ses bâtiments tu n'es rien, tu comprends tu n'es rien ni personne alors arrête de balancer des répliques de vieux pervers. Les hommes forts sont au front et pas derrière des masques dans des écoles où ils crachent leurs poisons. Et de toute façon...
- je rêve ou elle vient de dire y'a une seconde qu'elle était vierge ?
Une brune au style cliché de l'ado rebelle venait de me couper. Ils se mirent à rire de plus belle.
- quand on a un cerveau de la taille de ton short et avec autant de trou que ce qui te sert de collant on ne peut s'empêcher d'avoir de la pitié pour n'avoir retenu que ça. Allez tous vous faire mettre et monsieur ne vous en faites pas vous n'aurez plus à supporter ma personne. Je me retourna sans demander mon reste, sans calculer le regard menaçant de Rogers sur moi, sans gérer les cris hystériques de la salope qui a oser me parler. Je poussais les curieux au passage et je marchais vite vers un endroit désert. Le gymnase devait être libre à cette heure-ci. J'entre. Il est vide, ouf. Je m'assied dans un coin et je pleure, en silence.
Mais qu'est ce que j'ai fait pour toujours subir ce harcèlement ? Je ne parle que quand on me le demande, je me fond dans la masse tout le temps, mais je dois toujours être dans des situations compromettantes. Maintenant je dois cracher sur les gens pour qu'on me laisse tranquille. Je n'aime pas ça, sa m'épuise. Jusqu'à quand vais je tenir ?
Je passe près d'une heure ou deux dans cette endroit quand une classe viens faire cour et je suis obligée de sortir. Le couloir est vide, je peux pas faire cour et je me dirige vers mon casier pour prendre mes affaires et rentrer avant qu'un professeur ou une Surveillante ne me trouve. Je retrouve un petit papier plié qui n'a pas sa place à l'intérieur.
Retrouve moi à 6h30 ce soir à cette adresse et finissons en.

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⏰ Dernière mise à jour : Mar 22, 2022 ⏰

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