Chapitre 6

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Un étrange couple se dirigea vers Dilys, Newt et Hélène. Ce couple n'était pas normal mais se complétait à merveille. Une petite rousse aux yeux perçants et au menton volontaire, toute de cuir vêtue, tenait la main d'un grand homme svelte aux cheveux blonds platines qui lui portait le célèbre jean-sweat. Les deux inconnus dégageaient une incroyable aura de puissance et de confiance en soi et c'est d'un pas déterminé que les deux marchaient dans leur direction.
Hélène sembla les reconnaître et quand ils arrivèrent à leur hauteur, elle s'exclama:
- Fneify ! Noli ! Ça fait super longtemps, comment allez vous ?
Elle les étudia plus en détail et nota qu'ils paraissaient plus vieux et en moins bonne forme que la dernière fois où ils s'étaient parlés. Surtout Fneify. La jeune femme avait le visage pâle et des cernes violets sous les yeux. Ses longs cheveux tressés étaient ternes mais elle gardait une certaine prestance qui devait en effrayer plus d'un.
- Ça va et toi ? lui répondit Noli un sourire naissant accroché sur le visage.
- Ça va, je suis juste fatiguée.
- Nous aussi mais pas de quoi s'inquiéter, pas comme pour Dean, reprit le blond.
- Que lui est-il arrivé ? s'enquit Hélène à l'idée que son ami tapageur est pu être blessé ou pire.
- On ne devrait peut être pas en parler ici, s'inquiéta Fneify en survolant la gare de ses yeux gris.
- Ici, suggéra Hélène en pointant du doigt un endroit loin des regards.

Elle alerta Newt et Dilys qui faisaient semblant de parler alors qu'ils vivaient chaques paroles prononcées par les inconnus, et leur fit promettre d'être sage. Puis elle s'éloigna en direction de la cachette avec Fneify et Noli.
- C'est bon maintenant. Expliquez moi ce qu'il s'est passé.
- En fait Dean a eu une sorte d'evanouissement bizarre, commença Fneify, et il a finit aux urgences. Il délivrait complètement et nous parlait de "maître" et de "paillettes".
- Vous êtes sûrs ? demanda Hélène en baissant la voix malgré elle.
- Pourquoi on te mentirai ? s'enquit Fneify sceptique en arguant les sourcils, le doute inscrit sur son visage.
Hélène observa les environs, afin de s'assurer une énième fois que personne ne les espionnait. Dilys et Newt, plus loin, étaient en train d'essayer de faire croire qu'ils ne tentaient pas d'écouter, vainement.
- C'est juste qu'il s'est passé pratiquement la même chose pour Lorran, reprit Hélène, sa voix descendant jusqu'à devenir murmure.
- C'est vraiment très étrange. Marck m'a aussi dit, lors de l'Eclosion de l'apprenti d'Alexander, avant hier, que Bastin et Suzan avait eux aussi eu une sorte de crise d'épilepsie, annonça Fneify le visage marquer par l'appréhension.
- Vous pensez ce que je pense ? demanda le gardien à ses deux collègues.
- Si tu penses à ce que je pense, alors oui, lui répondit Hélène nerveuse.
- Dans ce cas, on est très, mais alors très très mal, conclut la rouquine en prenant la main de Noli pour la serrer très fort.
Les regards des trois complices se croisèrent, scellant leurs nouveaux problèmes. Ces regards étaient plein de volonté de réussir, un but qu'ils atteindraient quoi qu'ils leur en coûtent. Même si c'était leur vie.

Peu après, Hélène rejoignit ses enfants qui l'attendaient pour lui poser des questions auxquelles elle ne répondit pas. Tous trois se dirigèrent vers la porte du train qui avait eu le temps d'arriver pendant la petite conversation des gardiens. Ils se dirent au revoir et se séparèrent. Dilys et Newt montèrent dans le train avec leurs bagages et cherchèrent de bonnes places, donc un carré. Hélène les suivit sur le quai pour arriver jusqu'aux places choisies par ses enfants.

Quelques minutes plus tard, un coup de sifflet retentit et le train commença à rouler. Les deux jeunes qui s'y trouvaient firent quelques gestes de la main à une femme brune rester sur le quai puis ils ne purent plus la voir et revinrent donc à leur activité favorite, la lecture.

Et c'est ainsi qu'au bout d'une heure, ils étaient toujours le nez plongé dans leurs bouquins. Ce fut Newt qui le sortit le premier.
- C'est très étrange toute cette histoire tu ne trouves pas ?
- Hein ?! Ah euh pas vraiment. Pourquoi, toi tu le trouves ? demanda Dilys en levant les yeux de son livre pour les poser sur le garçon assis en face d'elle.
- Indéniablement. D'abord tu as l'évanouissement de papa qui lui vaut un séjour à l'hôpital d'un durée indéterminée cet après tu as des inconnus qui viennent parler à maman, en faisant attention à ce que personne ne les écoute. Et tout ça en une semaine seulement. C'est louche, très louche.
- Si tu le dis, dit Dilys de nouveau passionnée par son livre.

Newt était pensif, il avait l'impression d'être le seul à se faire du soucis. Il dirigea son regard à l'extérieur. De l'autre côté des vitres, les arbres d'une forêt inconnue se succédaient à une vitesse folle. Sa vie avait pris un tournant, qui la faisait ressembler à cette forêt. Il ne savait pas du tout où il allait, ni les embûches qui parsemeraient son chemin.

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Voilà la fin d'un nouveau chapitre qui j'espère vous aura plut.

Je n'ai vraiment pas grand chose à dire...

Au revoir !!!

Me 😉

Weakness and mourners [En pause pour les vacances]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant