Chapitre 7

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Le train filait sur le chemin de fer. Vers sa destination finale. Vers la mer. Toujours ver l'avant. Il roulait maintenant à travers champs. Il n'y avait que des champs à perte de vue, surtout des champs de blé.

Newt observait les longues tiges dorées devenues complètement floues à cause de la vitesse, au travers des vitres du train. Il était confortablement installé dans un fauteuil noir et bleu, roulé en boule, la tête posée sur les genoux.

En face de lui, Dilys était en train de faire un face Time avec une de ses amies. Son interlocutrice ne devait pas arriver à placer un mot car cela faisait un certain temps que Dilys parlait fort et avec véhémence en faisant de grands gestes pour souligner ses propos. Le wagon n'étant occupé que par eux et un grand vieux qui paraissait être un peu dur de la feuille, les éclats de voix de Dilys ne dérangeait que très peu.

- Tu ne comprends pas. C'est horrible d'être avec lui.

- Tu n'exagères pas un peu ? Il ne peut pas être si énervant que ça ! répondit la jeune fille blonde sur l'écran qui arrivait enfin à placer quelques mots.

Dilys avait fait une description très détaillé de tout ce qu'elle n'aimait pas chez son cousin, ce qui avait pris très longtemps vu le nombre de choses à dire.

- Si Agathe. Vraiment. Si je disais le contraire je mentirai. Et il ne faut pas dire de mensonges.

- On dirait entendre cette chère Dolores Ombrage, reprit son amie moqueuse.

Dilys piqua un fard et fit la moue. Décidant qu'elle allait bouder, elle se tourna et regarda le dos du fauteuil, pour montrer son dos à son amie.

- Allez, ne fais pas ta rabat-joie.

- Tu m'as insultée ! répliqua Dilys, en parlant plus fort qu'avant, si c'était possible.

- Veuillez m'excuser, votre majesté !

La fille sur l'écran se leva de son lit et recula afin que l'on puisse voir son corps en entier. Elle essaya de faire une révérence pour ponctuer ses propos, mais elle se prit les pieds dans sa couette qui trennait par terre et ne réussit qu'à se casser la figure sur le sol de la chambre. Dilys éclata de rire, sa semi colère oubliée.

- C'est bon, tu es pardonnée, lui accorda la brune magnanime, essayant de contenir quelques éclats de rire.

- Votre Majesté est trop bonne !

Puis elles se mirent à rire en coeur, les larmes aux yeux. Dilys se roula tellement dans son fauteuil qu'elle finit par tomber par terre, ce qui ne fit que redoubler ses rires. Au bout de dix minutes, elles finirent par se calmer et à retrouver une peau moins rougie.

- Mais bon, c'est quand même méchant d'être comparée à Ombrage. Je n'aime même pas le rose !

- C'est vrai, concéda Agathe. Mais tu aimes les chats et surtout avoir raison.

- En parlant de chats, j'ai jamais compris ce qu'elle avait avec eux jusqu'à avoir des assiettes d'expositions avec leurs effigies dessus. D'ailleurs qui expose des assiettes dans son bureau ?

- Ombrage apparemment.

Dilys se concentra, son cerveau tournant à plein régime, pour trouver une explication à ce problème très important. Agathe aussi s'y était mise et plus aucunes ne parlaient. Ce fut Agathe qui brisa le silence avec la première proposition.

- À mon avis, commença t'elle, c'est pour quand elle accueille des invités. Elle met de la nourriture dans les assiettes et à la fin du repas, les chats mangent ce qu'il reste. Comme ça pas besoin de faire la vaisselle.

- C'est quand même dégoûtant, dit Dilys en retroussent son nez.

- J'ai un autre idée, mais elle fait passer Ombrage pour une psychopathe.

- Elle l'ai déjà ! Vas y dis !

Agathe se fit une queue de cheval, dégageant ainsi son visage constellé de tâches de rousseur et prit une inspiration.

- Notre chère Miss Ombrage, en marchant dans la rue ou n'importe où rencontrait de mignons petits chatons. Et afin de les garder pour elle seule, elle les a enfermé dans des assiettes, vu que comme c'est une femme elle adore faire la cuisine.

- Je préfère quand même celle là.

Les deux jeunes filles continuèrent à discuter quand le train commença à ralentir. Elles se quittèrent donc et Dilys et son frère se levèrent de leurs places durement acquises pour se diriger vers la porte du train.

Le train ralentit progressivement et finit par s'arrêter. Les portes s'ouvrirent et Newt et Dilys en sortirent. Ils se depechèrent de rejoindre la gare en marchant sur le quai d'un bon pas.

Au loin, ils aperçurent une petite femme rondelette perdue dans la foule matinale. La femme finit par les voir et commença à faire de grands signes des deux bras faisant voleter ses cheveux blonds courts. Elle gesticulait tellement qu'elle manqua d'éborgner une grande femme pressée. Celle-ci la regarda d'un très mauvais oeil qui n'eut absolument aucun effet sur la petite femme.

Newt se dirigea vers elle, entraînant Dilys dans son sillage. Ils arrivèrent à sa hauteur et faillirent finir étouffer dans une tempête de cheveux blonds. Elle sera Newt fort dans ses bras puis se fut au tour de Dilys qui eut droit en prime au pincement de joue.

- Bonjour Kiasmy ! On est très content de te voir ! s'exclama Newt visiblement bien plus heureux que sa soeur.

- Bonjour mes chéris ! Vous avez fait bon voyage ? Vous n'êtes pas trop fatigués ?

Après avoir obtenu une réponse, ils sortirent de la gare et se dirigèrent vers le parking. Au milieu de toutes les voitures noires trônait fièrement une voiture orange fluo. Et c'est bien évidemment dans celle là qu'ils montèrent. Le moteur démarra et la voiture partit vers leur destination finale. Ainsi que la fin du voyage.

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Voici la fin d'un chapitre que j'ai véritablement adoré écrire.

J'espère qu'ils vous aura plu.

Me 😉

Weakness and mourners [En pause pour les vacances]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant