Chapitre Deux

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    Xavier s'installa dans le lit du dortoir d'Inazuma Japon. Deux mois se sont écoulés. Il saisit son téléphone, appela Jordan, et commença a parler dès que le répondeur fut fini.

    « - Salut Jordan... Ça fait deux mois maintenant... On est le 26 mai... Les médecins sont de plus en plus persuadés que quelqu'un a essayé de te tuer... Ils ont dit que tu n'aurais pas pu te mettre dans cet état là par accident, et ils ont vite éliminé l'option d'une bagarre... Ils ont dit que tes blessures était trop sérieuses pour que ce ne soit pas intentionnel... Ils ont interrogés les gens de l'orphelinat, et ceux de l'équipe, pour glaner des infos... Rien de bien concluant... Les médecins sont un peu plus optimistes, apparemment, ton état commence à se stabiliser... On a toujours pas le droit de venir te voir, par contre... Côté nouvelles, pas grand-chose... Avec l'équipe, on est en finale du football frontier... J'ai fait promettre à Lina d'enregistrer chaque match du tournoi, pour que tu puisse les regarder, un jour... Claude et Bryce se foutent toujours autant sur la gueule, et finissent par dormir ensemble, comme tous les jours depuis dix ans... Ah, si, Byron squatte l'orphelinat, il paraît... De ce que je sais, ses parents sont en train de divorcer, et l'ambiance chez lui est insoutenable... Les autres vont globalement bien... Tu nous manques beaucoup... Ton équipe s'entraîne dur, tu sais... Ils ont dit qu'ils voulaient devenir forts, pour que tu sois fier d'eux quand tu rentreras... Ils ont tenu leur promesse et sont toujours sans capitaine. J't'avoue que j'ai un peu fouillé dans tes affaires, pas grand-chose, promis... J'ai juste regardé tes albums photos... Elles sont jolies, tee photos... J'ai regardé que les plus récents, pour l'instant. Ça m'a fait du bien... Tu me manques Jordan, tu me manques beaucoup... A plus tard, j'espère... Salut »

    Cette fois-ci, Xavier n'avait pas pu retenir ses sanglots. Sa voix avait tremblé pendant tout son message, et la fin était sans doute incompréhensible à cause de ses larmes. Il resta prostré dans son lit, son oreiller dans ses bras. Éreinté, il avait fini par sombrer dans un sommeil agité.

" - Salut Jordan...Où les histoires vivent. Découvrez maintenant