Chapitre 39 (Mika) - Overrated

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Mon avion atterrit à l'aéroport de Charles de Gaulle à Paris après 1h30 d'avion. Après avoir longuement attendu de pouvoir récupérer ma valise, j'envoie un petit message à Andy avant d'appeler un Uber pour m'emmener jusqu'à l'hôtel Alfred Sommier. Une fois ma chambre récupérer et bien installer je décide d'éteindre mon téléphone pour couper tout contact avec le monde extérieur puis je quitte ma chambre d'hôtel pour aller un peu me promener dans Paris et prendre en suite le métro pour me rendre dans un magasin de musique pour m'acheter un piano, il va bien falloir que je m'occupe tout seul dans ma chambre d'hôtel pendant un moment, puis une fois que je partirai je le donnerai à une école de musique pour ne pas l'abandonner. Je prends le piano droit blanc du magasin et demande à me le faire livrer dans la journée à mon hôtel. Je pars en suite au Bistro 82, rue des Martyrs, pour y boire un verre, c'est ici que je commence à discuter avec une femme qui porte le nom de Karen.

Je sors en suite du bistrot et marche un peu dans les rues avant de reprendre le métro puis de rentrer à mon hôtel pour attendre mon bien aimé, mon piano. Arriver à l'hôtel je m'allonge dans mon lit en regardant le plafond, en repensant à ma discussion avec Karen et le gentil barman du bistrot. Le téléphone de ma chambre sonne, c'est la réception qui me demande de descendre pour venir chercher mon piano. C'est alors très rapidement que je prends l'ascenseur pour rejoindre le hall de l'hôtel et tout content j'invite les livreurs à me le monter dans ma chambre. Une fois mis en place je m'assis directement devant et joue quelques notes de mes anciens albums, ça fait du bien parfois de retrouver ses racines quand nous sommes un peu perdus dans nos vies. Pourquoi est ce que j'en suis arriver et surtout comment j'ai fait pour en arriver là ? Je ne pense pas que ce soit grâce à moi mais je ne pense pas non plus que ce sois uniquement grâce à mes chansons, je pense que c'est grâce à ma famille que j'en suis là, grâce à ma mère qui a et qui crois toujours en moi. Et ça me fait du bien de savoir ça. Je sais aussi que même si je suis partit comme un voleur ce matin, qu'Andy sera toujours là pour moi, pour m'épauler. Même si hier soir j'ai vraiment eu peur de le perdre pour de bon.

Puis tout seul les notes me reviennent dans la tête, celle que j'avais commencer à composer il y a quelques jours, j'ai les notes mais pas la chanson. Je continue de jouer le début, plusieurs fois avant de chantonner doucement.

« Moi – Love love love... »

Puis je m'arrête. Je ne peux pas penser à lui, pas maintenant alors que je viens de le laisser seul à la maison avec ma chienne. Je les ai comme abandonner aujourd'hui pour mon bien personnel, je suis vraiment une personne égoïste, je l'ai laissé tout seul sans explication, sans le laisser comprendre de quoi j'ai besoin. Mais j'ai besoin de quoi ?

Mes mains s'énervent sur mon piano avant de toute suite reprendre des notes beaucoup plus mélodieuses, et les paroles me viennent toute suite dans la tête.

« Moi – Would you hate me if I sturred ? Would you make me walk out of the door ? Are you worried to discover all the things about me you don't know ? »

Oh si seulement il savait tout ce qui ne tourner pas rond dans ma tête, pourquoi toujours penser à ses choses affreuses sans jamais pouvoir en parle. Je me déteste, je me haï. Alors s'il te plaît...

« Moi – Keeeeep me ... Keeeep me.... Keep me ... overRATED ! I'm jaded in this God damn woooorld... »

Puis c'est là que je me mets à pleurer. Toute en continuant de jouer. Je prends en suite mon carnet et commence à gribouiller toutes les paroles en continuant de jouer sur mon piano. Puis après des heures intensives je fini par m'écrouler en fin de journée sur mon lit et de m'endormir, avec des boules de papiers chiffonner autour de moi et mon crayon entre mes doigts. Le lendemain je passe encore ma journée sur cette chanson qui me vide l'esprit puis écrit de nombreux couplets avant d'en supprimer ou d'en changer ou d'en remettre d'autre puis finalement changer les notes, revenir dessus et puis en suite prendre mon téléphone et m'enregistrer. Première chanson que j'enregistre depuis maintenant 2 ans, et je me sens bien, ça me fait du bien. Je la mets en suite sur mon ordinateur et travaille dessus un moment avant de me décider à ranger la chambre, et de mettre tous mes papiers à la poubelle avant d'appeler le room service pour venir finir de nettoyer. Pendant ce temps moi je décide de sortir un peu, mettre le nez dehors me fait un grand bien et je prends une grande respiration de l'air frais et bien pollués de Paris. Je me rends comme hier dans ce bistrot après avoir pris le métro. Et j'y retrouve de nouveau Karen. Nous buvons un verre ensemble et continuons de discuter de tout et de rien. Elle me parle d'elle longuement. Puis nous sortons du bar en même temps, complètement bourré et chantions dans la rue des chants français. Puis je prends le métro pour de nouveau rentrer à ma chambre d'hôtel. Je prends une bonne douche avant d'aller me coucher, une longue nuit de sommeil m'attend pour pouvoir décuver tout ce que j'ai pus boire ce soir avec Karen.

Le lendemain je décide de commencer ma journée par une bonne petite douche, et un bon doliprane aussi, car j'ai vraiment très mal à la tête. Puis une fois que je me sens un peu mieux je m'installe de nouveau à mon piano et rejoue la mélodie de la veille avec mes paroles. Cette chanson a réussi à refaire sortir la colère que j'avais contre moi-même et ça me fait déjà un bien fou, mais j'ai besoin encore, besoin d'écrire, besoin de boire, besoin de chanter, besoin de jouer...

Je sors alors de chez moi et part m'acheter des bières, ça m'aidera à réfléchir pendant que je compose. Je remonte tout dans ma chambre d'hôtel et y passe la journée entière, devant mon piano, fixer sur ce que je veux créer.

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