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Lendemain ...

Je me réveille avec la boule au ventre. Aujourd'hui, c'est le mariage de Lamine Diop, mais ce n'est pas ça mon problème !
Avec Leïla, nous allons poser le plan aujourd'hui. Je m'étonne moi-même car ce n'est pas dans mes habitudes de fouiner dans les affaires des autres, mais je suis obligée : il s'agit de l'entreprise de mon père. Il a bâti cet empire pour que nous ayons de quoi vivre, donc il est hors de question qu'un malfrat vienne détourner les fonds et s'en sorte. Ça, jamais !
La voix de ma fille me sort de mes pensées un peu meurtrières.

Moi : Oui Aya, qu'est-ce que tu veux ?

Aya : Je peux aller au mariage avec tonton, s'il te plaît maman ?

Moi : À condition que tu mettes une robe.

Aya : Merci maman !

Après ces mots, elle quitta ma chambre.

Après avoir pris une douche, je m'habillai d'une robe en bazin. Je ferai des jalouses aujourd'hui, j'en suis certaine.
Leïla, qui avait fini de s'habiller, m'attendait. Après toutes les vérifications possibles, nous quittons la maison.
La cérémonie religieuse se passe à la mosquée, mais comme nous sommes en retard, Leïla proposa d'aller directement à la demeure des Diop. Quant à Aïda, elle n'arrêtait pas de me bombarder de messages, à croire que je n'allais plus venir.
Arrivées devant la splendide maison des Diop, nous descendons. Le décor est tellement bien fait, tout est parfait — ça se voit qu'ils sont riches.

Moi : N'oublie pas le plan.

Leïla : T'inquiète. De toute façon, nous n'avons rien à perdre. Si ça ne marche pas, on passe au plan B.

Moi : Non ! Pas de plan B. Les seconds plans sont pour les perdants. Il faut gagner, et pour ça, je suis prête à tout. Il ne faut jamais provoquer une Gaye.

Leïla : Oulah ! T'es sérieuse là ?

J'explose de rire. Comment une personne peut être aussi bête ! Je prends tout mon sérieux pour parler et c'est ce qu'elle trouve à me dire.

Leïla : Tu sais que ce qu'on s'apprête à faire, c'est juste un échantillon. Les vraies choses commenceront quand le plan sera lancé.

Moi : Pas de souci. On rentre ou pas ?

Leïla : Allons-y !

Quelques minutes après, le cortège arriva. La cérémonie religieuse est probablement terminée.
Les filles arrivèrent et je reconnus aussitôt Aïda. Elle est superbe dans son bazin. Juste à côté d'elle, se tenaient ses copines. Bien sûr, il y avait la peste de Sandra... ou Sara, je ne me rappelle plus.
Je vais les voir.

Moi : Salam les filles.

Racky : Oh, comment tu vas Amina ?

Moi : Ça va.

Aïda : Je savais que tu viendrais, bienvenue !

Moi : Merci.

Véronique : T'es magnifique ma belle.

Moi : Merci, vous aussi.

Aïda : Où est ma copine Aya ?

Moi : Elle est avec son oncle. Je crois qu'ils sont toujours à la mosquée.

Aïda : Oh, c'est qu'ils sont avec les gars. Ils ne vont pas tarder.

L'autre peste : Un peu de politesse, ça ne tue pas hein.

Moi : Vous avez entendu quelque chose ?

Les filles se mettent à rire et l'autre s'éclipsa avec sa démarche de p*te.

Karma (en Correction )Où les histoires vivent. Découvrez maintenant