⸻
Je regardais Leïla, qui souriait de toutes ses dents. J'étais heureuse, même si ce n'était pas grand-chose.
Je vous explique : avec Leïla, nous avons appris que Madame Koné, la femme de l'actionnaire Koné, est la sœur de Monsieur Boubacar Diop. On a aussi découvert qu'elle avait remis des papiers à son frère concernant les dernières transactions. Avec ces documents, on peut voir la somme qu'elle a détournée et quelques noms des personnes à qui elle a fait des dépôts.
La fête continue, personne n'est fatigué, on dirait même qu'elle vient de commencer. Les Sénégalais et les fêtes, c'est toute une histoire. Épuisée, je vais m'asseoir sur une chaise à côté de Véronique.
Moi : Je suis crevée, j'en peux plus !
Véronique : Déjà ? Mais ça vient de commencer !
Moi : T'es sérieuse ? Ça fait plus de deux heures que vous dansez et tu dis que ça vient de commencer ? Laisse-moi rire. Et puis faut savoir que je dois rentrer à la maison...
Véronique : Oh non ! Il y a la réception et tout !
Moi : J'ai des affaires à régler demain.
... : Vous parlez de quoi ?
C'était Aïda !
Véronique : C'est Amina qui veut rentrer chez elle.
Aïda : Déjà ? S'il te plaît, il y a encore la réception ma belle.
Moi : Je bosse demain ma chérie.
Aïda : Oh, s'il te plaît ! Nous aussi on travaille demain, mais profitons un peu de la vie.
Moi : Hum...
Déjà que je n'avais pas envie de rester ici parce que je me sens étouffée et surtout observée depuis que j'ai mis les pieds dans cette foutue chambre... Cerise sur le gâteau : il faudrait que je m'amuse au lieu de rentrer chez moi me reposer. Si je voulais faire la fête, Paris regorge de boîtes de nuit.
Je souris à Aïda, même si ce qu'elle m'a dit m'a un peu piquée.
Véronique : Allez, viens danser alors !
Moi : Vous êtes pas un peu emmerdeuses vous ?
Véronique : T'entends ça Aïda ?
Aïda : Non, pas du tout !
Elles sont folles, ces filles. Putain.
Elles tournent les talons, me laissant enfin respirer.
Je crois que j'ai parlé trop vite...
Aya : Maman ?
Moi : Oui mon bébé, tu t'amuses ?
Aya : Ouiii ! Le tonton là-bas m'a donné un bonbon.
Moi : Qui ça ?
Elle pointe du doigt le fameux tonton... Omar.
Qu'il arrête de forcer celui-là. Il commence sérieusement à me chauffer.
Moi : Aya, tu ne lui parles plus, d'accord ? Et le bonbon, il est où ?
Aya : Mangé ! Et c'était crooo bon !
Elle m'énerve cette petite !
Moi : Okayyy, mais tu ne lui parles plus.
Aya : Pourquoi maman ?
Moi : Parce que c'est...
Je ne savais même pas quoi lui dire. Mais il est hors de question qu'elle s'approche de lui, point.
VOUS LISEZ
Karma (en Correction )
Fiksi Umum... : tu as détruit mon fils espèce de petite dévergondée ... Moi : c'est le karma ! #ecrire le 12/11/2020 ...
