des heures

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« le 6 juin,

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« le 6 juin,

Prise de tête pendant des heures, c'est ce que répète le morceaux qui passe ne boucle dans mes oreilles, c'est aussi celui qui résume bien les dernières semaines qu'on a passé ensemble. Irène, tu te souviens du moment où notre situation a prit le chemin a sens unique, le moment où l'on a su qu'on ne pourra pas revenir en arrière ?

Moi, je me souviens, ou du moins j'essaie de me souvenir, parce que mon âme ne veut plus revivre ce moment, parce que mon cœur veut se protéger et ne plus souffrir a cause de toi. Mon corps entier de déteste, mais moi, je t'aime, c'est comme si ma raison avait abandonné la partie et avait laissé non pas mon cœur mais mon subconscient décidé de ce que je devais ressentir.

La douleur est affreuse, mais elle est là, encrée en moi. Comme un tatouage indélébile que l'on ne peut voir a l'œil nu. »

En lisant les derniers mots, Irène laissa tomber la lettre sur le sol, elle ne pouvait pas lire la suite, tout cela était insoutenable. Comment avait-elle pu la laisser partir ? Comment avait-elle pu l'abandonner ? Elle regrettait chaque jour un peu plus son choix, elle voulait retrouver Nathanaëlle. Ses yeux s'accrochèrent aux derniers mots, mais son esprit refusait de les lire. Parce que Nathanaëlle avait raison, la douleur était affreuse, encrée et indélébile. L'abandon était la pire des choses, Nathanaëlle avait été la première a en souffrir, mais désormais c'était Irène qui faisait face à cet abandon profond qui vous ronge et vous détruit.

Mal, elle avait mal, mais elle ne devait pas souffrir, parce qu'elle ne méritait pas de souffrir.

« C'est plus compliqué qu'avant, j'veux m'expliquer
Avec elle, c'est jamais le bon moment
On est plus ennemis qu'amants, c'est c'qu'on s'est dit fréquemment
J'veux m'exiler avec elle, devenir son médicament »

relation épistolaire #WRITTENWITHPRIDE ✓Où les histoires vivent. Découvrez maintenant