Chapitre 6

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PDV Coralie

Je sortais de chez elle sans lui dire au revoir, sans me retourner, sans la regarder. Elle ne m'a pas retenue cette fois. C'est compréhensible, elle ne va pas faire que ça. Ses mots me reviennent en tête. Je me suis éloignée d'elle pensant que c'était le mieux à faire, pensant qu'elle serai plus heureuse. Pourquoi m'a-t-elle embrassée ? Pourquoi ne m'a-t-elle pas oubliée ?

En arrivant devant ma voiture, je me sens incapable de l'ouvrir. Isaline, malgré tout ce que j'ai pu te faire, m'aimerais-tu encore ? Moi je t'aime. Isaline, tu as le don de me transformer, de me faire devenir une personne meilleure. Je range mes clés dans ma poche et je fais demi-tour. Isaline, tu as aussi le don de m'énerver, souvent contre moi-même. Je cours jusqu'à ta porte. Je toque et rentre avant d'entendre ta réponse. Je te cherche et mes yeux tombent rapidement sur toi. Tu es dos à moi et te dirige vers ta chambre.

Je m'avance vers elle et lui tire le bras pour qu'elle soit face à moi. Je n'attends pas plus de temps avant de l'embrasser. Mes mains se posent sur ses joues humides. Elle me rend mon baiser et ses mains viennent sur mes hanches.

« Je suis tellement désolée Isaline, je t'aime. Je t'aime vraiment. Excuse-moi. » J'essuie ses larmes avec mon pouce. Je pleure aussi. Je m'excuse encore tout en l'embrassant de nouveau. Je ne la lâche plus. Mon corps ne veut passe séparer d'elle. Je veux rester ainsi.

« Coralie, ne pars plus.

- Je resterai à tes côtés autant que tu le voudras.

- Ne fuis plus.

- Je te le promets. » Elle me sert fort contre elle, et ses lèvres viennent rejoindre les miennes.

Elle me pousse doucement jusqu'à me faire tomber sur son canapé. Elle vient se mettre sur moi et intensifie le baiser. Mes mains descendent le long de ses hanches, poursuivent leur chemin sur le bas de son dos. Je m'arrête avant de franchir une zone que je ne dois pas dépasser. Ce n'est pas l'envie qui me manque, mais je ne peux pas descendre plus. Isaline a l'air contre cette idée puisqu'elle prend mes mains pour les déplacer sur ses fesses. Ses mains viennent s'entre-mêlées avec mes cheveux qu'elle tire légèrement pour faire incliner ma tête. Ses lèvres quittent les miennes et glissent sensuellement jusqu'à mon cou. Je sens ses dents se serrer autour de ma peau. Je ne peux retenir un faible gémissement. Son sourire s'élargit en m'entendant réagir. Ses mains passent maintenant en dessous de mon tee-shirt, ce qui me fait frémir. Elle se dirige dangereusement vers ma poitrine. Je sais ce qu'elle a en tête. J'ai autant envie d'elle qu'elle a envie de moi. Je ne peux pas. Pas aujourd'hui. Je lui retiens ses mains et les retire de mon haut. Je la regarde dans les yeux et je vois qu'elle ne comprend pas.

« Je ne peux pas. J'en ai envie, vraiment.

- Alors pourquoi ?

- J'en ai très envie, je t'assure. Il n'y a personne qui peut m'exciter autant que toi. Je suis frustrée aussi de ne pas pouvoir continuer.

- Alors continue, ou explique moi parce que je ne te comprends pas.

- Okay. J'ai mes règles. Alors même si j'ai très envie de toi actuellement, on ne peut rien faire, je suis désolée.

- C'est une excuse ou c'est vrai ?

- Tu sais très bien à quel point tu me fais de l'effet. Après, si tu tiens vraiment à vérifier par toi-même, vas-y. Je lui fais un clin d'œil et lui souris avec un air de défi. Je lâche ses mains que je tenais encore et j'ouvre mes bras en me mordant la lèvre pour appuyer mon défi.

- Je suis honorée de ta proposition, mais je crois que je vais devoir refuser. J'attrape ses cuisses et la soulève. Je me lève à mon tour et je la fais basculer sur le canapé. Je suis maintenant au dessus d'elle.

- On ne peut peut-être pas faire ce qu'on voulait, mais je peux toujours m'occuper de toi. Je relève doucement son haut et embrasse son corps en descendant jusqu'à son bas ventre. Lorsque j'arrive à hauteur de son jogging je la regarde avant de continuer. Alors ?

- J'aimerais énormément. Mais si je ne peux pas te toucher et assouvir ton envie, alors je préfère rester frustrée. On sera deux comme ça. Je me remets bien enface d'elle.

- Je t'aime Isa.

- Je t'aime Cora. » Je l'embrasse, encore. Je l'allonge avec toujours autant de tendresse et me mets entre ses jambes, ma tête posée sur son ventre. Je lui papouille ses hanches tandis qu'elle me fait des papouilles dans les cheveux.

Coraline [Vengeance 2]Des histoires addictives. Découvrez maintenant