Petites informations,
Les chapitres précédents vont bientôt subir de légères modifications. Pourquoi? Parce que certaines petites choses ne s'accordaient plus avec mon idée actuelle
Voici le changements qui fait une réelle différence:
Plus personne ne frappe personne,
Je trouvais ça un peu trop agressif pour la façon dont je vois mes personnages.
Les autres modifications ne changent pas grand chose, par exemple, la conversation d'Éliane avec le Owal passe du vouvoiement au tutoiement, je trouvais étrange qu'un homme vouvoie une fille de quatorze ans.
Bien sûr, je vous invite à lire ces petits changements même si ce n'est pas nécessaire à la compréhension et à me dire votre avis. Pour moi réécrire, même si ce n'est que quelques passages, est un peu bizarre et ardu, j'aimais ce que j'avais écrit et j'ai toujours un peu peur de dénaturaliser l'histoire en quelque sorte.
Et ce message est inutile pour ceux qui auront commencer cette histoire après le 22 août.
Couchée sur un petit matelas, Éliane regardait le plafond. Ezna lui avait proposé de prendre sa chambre.
D'ici, elle pouvait entendre les autres chuchoter, bien qu'elle fut incapable de saisir un seul mot.
Pour la énième fois, elle se retourna sur le matelas. Celui-ci couina faiblement. Bien que le noir envahissait la pièce et que sa tête lui pesait, le sommeil semblait la fuir. Trop de pensées virevoltaient dans son esprit, trop de questions sans réponse où Miré occupait une place de choix.
Éliane se faisait du souci pour son frère. Ceci était sûrement réciproque, Miré devait chercher sa sœur. Cette dernière pouvait facilement l'imaginer à bout de nerf de la voir nulle part, l'ignorant en sécurité auprès de leurs semblables pour la première fois depuis qu'ils avaient perdu leurs parents.
Retourner les mêmes questions dans sa tête, c'était bien ce qu'elle faisait depuis... depuis des heures? Elle n'avait pas la moindre idée de l'heure actuelle. Depuis qu'elle était rentrée dans la ruelle, le temps avait perdu tout son sens, trop d'événements avaient déboulé dans une période trop courte.
Faute de réponse, elle se concentra sur ce que les autres pouvaient se dire: peut-être trouvera-t-elle une information?
Le chuchotement avait cessé, plus un son indiquait une autre présence. Seuls le bois qui travaillait et le bruit de la ville non loin retentissaient. Puis, elle attendit le vieux plancher craquer suivi de deux petites voix.
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Éloi marchait sans un bruit entre les bâtisses, telle une ombre souple et silencieuse dans la nuit. Il aurait voulu s'asseoir et tout oublier. Ce qu'il traversait chaque jour n'était pas une vie, mais une bataille perpétuelle que personne ne devrait mener. Lui, au milieu de tout ça, ne savait plus à quoi se tenir. Il savait ce qu'il souhaitait : une vie normale. Mais pas comment l'obtenir. Peut-être parce que c'était impossible.
Depuis longtemps, il s'était résigné à son quotidien: celui de fuir. Plus qu'une fois, il aurait voulu tout laisser tomber, laisser les Owals le retrouver. Là, il se serait défendu le mieux qu'il aurait pu. Mais il ne pouvait se résoudre à tout lâcher. Ce n'était pas juste sa bataille, c'était aussi celle d'autres personnes qui, comme lui, vivaient dans l'anonymat.
Mais comment rester fort lorsqu'on ne sait plus qui nous sommes ou plutôt, quand on ne sait plus comment être cette personne? Depuis ses sept ans, il vivait à la nomade, passant d'une ville à l'autre, trouvant de quoi subsister ici et là. Avec Ezna, ils avaient réussi à passer sous les radars de la société. C'était son amie qui lui avait fait l'école, du moins, elle lui avait appris tout ce que la fille de dix ans qu'elle était savait.
Jamais il n'avait pu s'ancrer quelque part, se faire des amis, avoir une vie stable. À chaque ville où il passait, il n'était qu'une ombre. Il avait appris à se montrer solide, à marcher la tête haute même dans les situations les plus difficiles, même lorsqu'il avait rien mangé de la journée.
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Zoniac
ParanormalDepuis toujours, elle les fuit. Eux la pourchassent, elle et ses semblables.
