Au sein de l'Empire les lois et les dieux décident du destin de chacun de ses habitants. Tout le monde vivait dans cette contrée en harmonie, jusqu'à ce que la Sorcière Suprême croise la route du Divin Empereur, et que ces derniers constatent que l'...
Prise par le temps, Violette décida finalement de se rendre directement dans le boudoir vert où la soeur de Séléna pourrait sûrement lui faire une beauté. Elle reconnut instantanément la grande blonde au visage semblant ciselé dans la pierre tant ses pommettes étaient hautes. Seul la musculature de Séléna la distinguait de sa soeur. Vêtue d'une longue robe brodée de fils d'argents et couverte d'un tablier, Morgana, de son prénom, se précipita vers Violette.
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-Tu dois être Violette ! Quelle ponctualité, dis donc ! -Enchantée, Morgana ! Dis-moi, pourrais-tu m'aider à me refaire une petite beauté avant que les filles n'arrivent ? -C'est comme si c'était fait ! Violette pris place dans la salle d'eau attenante au boudoir et observa dans le miroir, fascinée, les longs doigts de Morgana qui s'affairaient autour d'elle pour la laver, parfumer, coiffer et maquiller. Encore échauffée et frustrée par le moment charnel passé avec l'empereur, elle se surprit à s'imaginer les mains agiles de la chambrière parcourir d'autres zones de son corps...Elle se ressaisit quand elle sentit les lacets de son corset lui couper le souffle. Elle remercia Morgana et se contempla dans le miroir de plain-pied. Je commence à prendre un peu trop goût à la vie de château, pensa-t-elle. Vêtue d'une longue chemise de cotonnade jaune pâle maintenue par un corset bleu glacier brodé de fleurs de citronniers er rehaussée de jupons, les cheveux relevée faussement négligemment en demie-queue, la jeune femme était méconnaissable. -Quel talent ! Et dire que tu n'as pris qu'une demie-heure à faire ça !
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La camériste gloussa et alla ouvrir à Amy et Séléna, qui s'impatientaient derrière la porte. Évidemment, Morgana devait avoir l'habitude de rhabiller les concubines de l'empereur après qu'il ai disposé de leurs corps...Elle regarda ses trois amies s'affairer pour préparer le thé. C'étaient des mondaines, elles connaissaient les moeurs de la Cour et les vices des hommes, elles lui seraient sûrement de bons conseils. -Hé bien, Violette, te voilà bien pensive ? Tu as le trac, pour le Bal ? -Hmmm, oui et non. À vrai dire, j'ai besoin de vos lumières sur certaines choses de la Cour que je ne puis comprendre. Ce fut alors très paires d'yeux dévorées de curiosité qui se braquèrent sur elle. -Oh non...souffla Amy, ne me dis pas que tu es...amoureuse de l'Empereur ? Si le politicien et guerrier qu'il incarne est un modèle de perfection, l'homme qu'il est, en revanche, est sûrement le plus vil que la Terre n'ait jamais portée...Tu n'imagines même pas le nombre de soupirantes qui se sont donné la mort par sa faute... Violette frissonna. Elle n'était pas amoureuse. De toute façon, son sens du devoir lui faisait ignorer ce mot-là. -Non, enfin ! Moi ? Amoureuse ? Jamais de la vie ! Je me demandais juste qui était cette Cordélia que vous semblez tant haïr ! -Oh, elle ? C'est notre futur Impératrice ! Séléna avait prononcé ce dernier mot comme s'il était empoisonné. C'est la fille d'un des principaux conseillers Impériaux, et sa mère est Grande Prêtresse Impériale, et accessoirement a été pendant des décennies considérée comme la plus belle femme de l'Empire... -Oh, il ne m'avait pas dit qu'il comptait se marier... -En réalité, il voit plutôt cela comme une simple stratégie politique que comme un acte d'amour, ajouta Morgana, habituée à laisser traîner ses oreilles dans les couloirs du Palais. -Assez parlé de cette pouffe ! S'exclama Amy en sortant une fiole de liqueur de baie qu'elle renversa dans la théière. On a deux beaux guerriers à séduire avec Séléna ! Tu dois nous préparer les plus belles robes que tu as en réserve ! Les filles, déchainées et et échauffées par l'alcool, passèrent de longues heures à ajuster robes, jupons et corsets, à essayer différentes coiffures et maquillages extravagants, tout en passant en revue les pires ragots de la Cour. Violette commençait à apprécier de plus en plus l'atmosphère tapageuse de la Cité Impériale. Après tous, ce n'était pas quelques jours de débauche qui allaient la dévier de son rôle. Séléna jeta son dévolu sur une longue robe à fines bretelles argentées moulante de satin bleu nuit dégradée et fendue ; Amy choisi une robe au jupon bouffant de taffetas jaune faisant ressortir sa peau mate, et que Morgana ornerait de fleurs fraîches le jour du bal. Violette, quant-à-elle, porterait une robe à la hauteur d'une cavalière de l'Empereur : Une robe de bal au larges jupons d'un camaïeu de parme ornée d'une longue traîne. Le bustier était entièrement brodé de diamants et d'améthystes. La robe, disait-on, avait été portée il y a de cela des siècles par une Sorcière Suprême, et, pas plus tard que cet après-midi, le coffre où elle était soigneusement entreposée s'était mis à scintiller, attirant l'attention de Morgana. Les lunes étaient déjà hautes dans le ciel, lorsque les filles, hilares et transpirantes, entreprirent de se délasser dans un bain agrémenté de laits végétaux et de pétales de fleurs, afin de purifier leurs peaux souillées par le maquillage. Violette était simplement vêtue d'une serviette de lin brodée de bleuets, en train d'appliquer un onguent dans le dos de Morgana que l'Empereur pénétra dans le boudoir sans frapper. Les quatre jeunes femmes retinrent leur souffle. Son torse nu était toujours orné du dragon que Violette avait peint et ses muscles congestionnés le rendait encore plus sauvage et imposant. -Violette ? J'ai besoin de vos talents de guérisseuse pour m'à soigner les lésions que le duel m'a laissé. Pouvez vous me suivre ? La Sorcière Suprême sentit le feu lui monter aux joues. La façon dont le souverain la déshabillait du regard n'échappa pas aux filles. Elles vont savoir qu'on couche ensemble...Demain, ça va être ma fête...
...Violette se contenta de hocher la tête, les yeux baissés. Elle se précipita dans la salle de bain où Séléna et Amy s'étaient réfugiées pour attraper un peignoir de satin gris anthracite. Violette, chuchota cette dernière, ne va pas me faire dire qu'entre toi et l'Empereur c'est platonique ! -Je...Je vous explique tout demain, promis, rétorqua la Sorcière, gênée. -On ne fermera pas l'oeil de la nuit, rétorqua Séléna, en se frottant les mains, avide de ragots. Après s'être confondue en remerciements auprès de Morgana, elle se hâta vers l'embrasure de la porte où le monarque l'attendait. Il salua les trois jeunes femmes, s'excusant du dérangement, et referma la porte, plongeant le couloir dans une quasi obscurité. Violette remarqua que tous les lustres avaient été éteints, et que seuls les rayons des lunes n'iraient de bleu de d'argent les longs corridors du palais. -C'est toi qui a éteint les lustres ? Pour toute réponse, l'Empereur l'attrapa par le cou et la plaqua contre le mur d'une alcôve. -N'as-tu pas honte de te promener dans les couloirs ainsi vêtue ? Sa voix était rauque et son souffle chaud. Comme Violette, il avait du beaucoup boire, ce soir-là. La jeune fille sentit son corps se convulser de désir. L'Empereur est dangereux, ce n'est qu'un animal... Elle ne pouvait chasser de son esprit les mises en gardes de ses amies. Elle ne devait plus se plier aux désir de ce dangereux amant. -Je...je ne veux plus être votre prostituée...Je suis la Sorcière Suprême, je ne peux me plier à ces actes animaux... -Ce sont tes amies qui t'on raconté des rumeurs sur moi ? Violette, avec toi c'est différent ce que je ressens... Ne cède pas, il dit juste ça sous l'effet de l'alcool... -Violette, le simple fait de sentir ton odeur me fait bander, je pourrais te baiser toute ma vie...Si je ne devais pas me marier avec cette pute de Cordélia et si tu n'étais pas une foutue Sorcière je t'aurais épousée et mise en cloques depuis longtemps... Le language cru de l'Empereur excita encore plus Violette. Il pressa son corps conte le sien et l'embrassa dans le cou avec une infinie douceur. Elle demeura droite comme un garde, tentant de résister. Ses lèvres humides embrassèrent sa clavicule, son épaule, tandis que ses mains se glissèrent sous son peignoir pour empoigner ses seins. Son corps faisant défaut à son esprit pourtant si droit, réclamait les caresses de l'Empereur, cette nouvelle drogue dont elle ne pouvait se passer. -Violette...Je sais que tu ne peux me résister...Tu as envie de me baiser, n'est-ce pas ? Échaudée par l'alcool, elle hocha vigoureusement la tête. L'Empereur, dans un élan de fougue, arracha un rideau pour faire un petit matelas à Violette et la força à te mètre à quatre pattes. -Je vais te baiser comme la sale chienne obsédée que tu es... Il se baissa vers la jeune file pour aller goûter sa rosée intime. -Com...combien de bouteilles as-tu bu ?
-Assez pour faire tomber dans le coma n'importe quel autre mortel...Toi aussi tu as bu...J'ai vu les fioles de liqueur vides, sur la table...Tu as bu comme une fille de taverne, maintenant tu vas te faire prendre comme telle... Joignant le geste à la parole il la pénétra sans ménagement, l'assaillant de rapides coups de reins. Violette, dans un éclair de lucidité, eu honte de se faire prendre ainsi, dans les couloirs du Palais. Pourtant, l'excitation n'en était que plus grande. Le puissant orgasme que lui infligea son amant la dessoûla instantanément.
-Je...je pense que les rumeurs sur toi ne sont pas infondées. J'aimerais qu'on parle, s'il te plaît. Violette invita l'Empereur, frustré de ne pas avoir joui, à se relever. Elle le mena au salon le plus proche, le fit asseoir et verrouilla la porte. Le visage du monarque semblait rembrunit. Elle se pencha vers lui et fut amusée de constater l'effet que la vue plongeante sur son décolleté avait sur l'Empereur. -Réponds-moi sincèrement. Des jeunes filles éprises de toi se sont-elles réellement suicidées ? -Oui, mais ce n'était que des idiotes ! Je n'ai rien fait de mal ! Je veux dire, elles se doutaient bien que je n'allait pas les épouser ! Violette soupira. -Autre question, pourquoi ce n'est pas Cordélia que tu as choisie comme cavalière pour le bal ? -Je ne puis coucher avec elle avant le mariage. Elle doit demeurer vierge. Je devais, comme le veut la tradition, prendre une sorcière, mais le destin t'as mis sur mon chemin... -Et pourquoi veux-tu épouser Cordélia ? Tu ne semble pas l'aimer, pourtant ? -Tes amies t'ont tout raconté, j'imagine...Violette, je suis avant tout un dirigeant, et ce choix est purement stratégique...Tu ne serais pas jalouse, quand même ? Tu sais bien qu'il ne peux rien avoir entre nous...Tu es ici sous une fausse identité, rien que ce que tu fais là est interdit par ton statut de Sorcière... -Alors pourquoi le fais-tu ? -Je te l'ai déjà dit, ok, peut-être de façon exagérée par l'excitation ou l'alcool, mais je n'arrives pas à te résister...Tu es une femme si puissante, la magie qui vibre en toi ne laisse aucun homme indifférent, je l'ai bien vu...Le soir où je t'ai forcée à danser, je m'en suis voulu instantanément, je ne supportais pas de voir leurs regards lubriques posées sur toi, je voulais que tu ne sois qu'à moi...même si je sais qu'après le Bal tout redeviendra comme avant... Leurs visages n'étaient qu'à quelques millimètres l'un de l'autre et l'empereur en profita pour déposer un baiser brûlant sur les lèvres de Violette. Il l'attira vers lui et la pris sur ses genoux. Violette ondula du bassin contre lui, sentant avec satisfaction l'Empereur se durcir à travers son pantalon remis à la hâte. -Tu mentais quand tu disais que je devais soigner tes blessures ? -Affirmatif. Je suis le Divin Empereur, ce n'est pas un petit duel d'apparat qui va me laisser quelconque égratignure ! Je suis en forme olympique, et je compte bien te faire profiter de cette énergie... Prenant Violette par les hanches, il la pénétra de nouveau. Ils firent l'amour jusqu'à l'aube et finir par s'endormir enlacés sur le petit divan.