Chapitre LVIII

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Point de vu PLK  :

   À partir du moment où le commandant nous annonça que l'opération se déroulerait le soir même, tout s'accéléra...
Il nous donna un nombre incontestable d'informations, nous expliquant comment se passerait la « transaction ».
Nous étions tous anxieux, stressés, paniqués...
Les parents de Louna furent pris en charge par un des agents présent, il leur expliqua alors d'essayer de rester à l'écart de tout ça, qu'ils ne pouvaient d'ailleurs pas assister à l'échange...Il n'y avait que moi, que moi qui pénétrerait dans ce sous sol, dont je connaissais tout les recoins.

Il était peut être vers 3h30 du matin quand le véhicule blindé démarra, moi, le suivant de près au volant de ma Porsche. J'étais seul, face à mon destin, c'était ce soir...
Je suivais le camion, mais ne prêtait aucune attention à la route, beaucoup trop perdu une nouvelle fois dans mes pensées. Je n'avais pas peur pour moi, mais pour elle...J'avais peur de découvrir dans quel état elle se trouvait, peur de comment finirait toute cette histoire, peur de tout, mais pas de mourir...j'étais prêt à donner ma vie pour elle, sombrer pour que, elle  vive, fin « survivre ». C'était à cause de moi si elle se trouvait dans cette positon, à cause de moi si elle avait pleuré des dizaines d'heures...

La route défilait mais mes yeux fixaient mon tatouage ancré sur mes phalanges; ENNA, ce n'était que des lettres mais elles signifiaient tant pour moi. Cette marque légèrement délavée par les années était si significative de ma vie d'avant, je l'avais fait étant jeune et bête, dans un salon à moitié défoncé, les yeux puants le te-shi et la poliakov, une nuit d'été. Je n'avais pas réalisé mais ce simple dessin à l'encre allait par la suite changé ma vie.
Je repensa alors à eux, mes p'tits reufs, ma grand-mère, mon père...Cela faisait un bon bout de temps que je ne les avait ni vus, ni appelés...Ils ne savaient même pas que j'allais me marier et devenir père...qu'ils allaient devenir arrière-grand-mère, ou encore grand père, mais pour ça, il fallait que nous ressortions vivants, fin Louna ressorte vivante.

Je ne m'étais même pas rendu compte, mais nous nous trouvions déjà aux portes du 9-2, là où se trouvait le fameux parking.
Un agent, bras au travers de sa fenêtre, me fit signe de me garer dans une des rues traversant la ville, ma ville. Je m'extirpa dehors, remis en place mon gilet par balle présent sous mon pull qu'un condé m'avait obligé à porter.

- Ton pote arrive quand ?! me demanda le commandant

- Il d'vrait pas tarder...répondis-je

- Ok...très bien...songea-t-il en caressant minutieusement sa barbe. Je vous récapitule; vous rentrez, faite l'échange entre le sac et Louna, et repartez...c'est clair ?! me demanda-t-il d'un geste militaire.

J'hocha doucement la tête, je savais exactement ce que je devais faire, l'équipe d'intervention m'avait répété cent fois le déroulement de la soirée mais, ce n'était pas pour ça que je n'étais pas terrifié.

- Mais...si ça ne se passe pas comme prévu ?! demandais-je hésitant

- Monsieur Pruski, ne vous inquiétez pas, nous sommes là pour vous...Nous serons positionnés tout autour du parking, des dizaines d'agents armés seront planqués partout, ils ne pourront pas nous échapper. Si il y a le moindre problème, nous vous avons déjà expliqués comment agir, vous voulez que je vous réexplique une dernière fois ?!

- Nan c'est bon, en plus y'a mon pote qu'arrive...désignais-je au condé, un signe de tête en direction de mon gars qui avançait dans notre direction.
Je le tchequa puis il partit lui aussi se faire équiper de protection.

Si différents / PLK Où les histoires vivent. Découvrez maintenant