𝟹. 𝙳𝚊𝚑𝚕𝚒𝚊.

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                              𝚅 𝙴 𝙽 𝙳 𝚁 𝙴 𝙳 𝙸

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𝚅 𝙴 𝙽 𝙳 𝚁 𝙴 𝙳 𝙸.


                     Allongée sur le matelas, tel un cadavre qu'on vient de déposer dans son cercueil, je fixe le plafond sans vraiment savoir pourquoi. Je n'aime pas cet endroit. Je le sais, je le sens. Rien de mauvais ne me fait ressentir le frisson qui me plaît. Celui qui me procure cette sensation de chair de poule que j'affectionne tant.

       𝙻𝚎 𝙳𝚊𝚑𝚕𝚒𝚊 𝙽𝚘𝚒𝚛.

L'ironie du sort, ce nom qu'on a donné au dortoir qu'on m'a ensuite donné. Le dortoir que ma mère avait utilisé durant sa période ici, celle où tout avait à ses yeux, aucune importance, ce nom qui m'avait bercée durant toute mon enfance. L'histoire tragique d'une jeune femme qui avait rêvé de devenir quelqu'un qu'elle n'était pas, une actrice d'Hollywood et qui avait, après moult recommandations, eut recours à de la chirurgie pour tenter de toucher son rêve du bout de doigts. Sordide histoire qui finira dans les journaux lorsque son corps sera retrouvés en morceaux, son visage scarifié d'un sourire énorme et dont tout pousse à croire que le tueur n'est autre que le chirurgien. Mère me l'a comptait souvent en me brossant les cheveux. Elle répétait que personne ne devait prétendre être qui il n'était pas, surtout ceux qui se persuadaient d'être aussi morbides et macabres que nous, les Addams.

J'avais grandis dans l'ignorance de savoir si nous avions toujours été à part de la société, si grand-mère possédait depuis toujours ses dons divinatoires et ses livres de sorcières ou si elle s'était simplement réveillée un matin avec l'envie d'être celle qu'elle était destinée à être. Et c'était rare que je ne saches pas quelque chose. Seulement, évoqué ces dons avec elle viendrait à la pousser à me parler de mes parents, et c'était encore plus cruel que de l'enfermer dans une chambre froide pour son bain revigorant.

Morticia pouvait potentiellement répondre à mes questions, mais je ne me voyais pas demander si tout ce que je voyais lorsque je touchais quelque chose ou quelqu'un était de bonne augure ou me témoignait simplement d'un mauvais présage. Et quand bien même, ce n'était pas son rôle de répondre à toutes mes questions infondées dont je trouverai de toutes manières, peu importe comment, la réponse tôt ou tard.

La porte s'ouvrît, signe que la désastreuse cohabitation allait démarré entre le funeste et le coloré. Je me redressa rapidement, le soupir au bout des lèvres, prêt à surgir si ma colocataire avait l'intention de me faire un brin de causette. Étonnée ? Non, Vendredi Addams n'avait pas ce sentiment dans son vocabulaire. Au fond, en la voyant attablée aux côtés de la cousine, c'était prévisible que ce soit avec elle que je partage ma chambre. Elle est la raison du progrès, selon les mots de Ma tante, qu'à fait Mercredi depuis son arrivée ici.

— Pardon pour la couleur, me dit elle en s'avançant rapidement vers les carreaux. J'avais oublié que vous ne supportiez pas la couleur dans votre famille.

— Effectivement, ça me brûle les yeux.

— Oh.

La surprise gagne cette louve demi-humaine tandis qu'elle s'applique à retirer les collants qui rendent les vitres colorés.

— J'ignorai que Mercredi avait une cousine, me dit elle. J'ignore beaucoup sur Mercredi.

— Je n'aime pas la conversation, encore moins lorsqu'elle se rapporte à un membre de ma famille., dis je sans émotions.

— Tu me rappelles Mercredi quand elle est arrivée ici, continue t'elle. Elle détestait tout ce qui se rapportait au sociale, la couleur et les enquêtes non résolue.

— Je ne suis pas Mercredi.

— C'est vrai, tu ressembles plus à sa mère que sa fille elle même., avoue t'elle.

— Je sais. Ton commentaire était inintéressant.

— Tu es donc une solitaire dans l'âme, aucune conversation, aucune couleur, une vie monochrome ?, son ton ne me plait pas.

— Exactement.

Je me glisse du lit, préférant m'éloigner de ce moulin à parole blond, plutôt que de déballer ne serait ce qu'un petit bout de ma vie, et avance vers la porte pour quitter la chambre au plus vite. Mes souvenirs m'avaient joués quelques tours depuis que mère m'avait compté sa scolarité ici, dont les nombreux escaliers qu'elle s'évertuait à descendre et remonter jours après jours.

Un à un, mes pieds foulaient ces pierres lourdes, me donnant pas après pas, un peu plus accès au hall d'entrée où de nombreuses vitrines affichaient fièrement les trophées et les clichés des élèves les plus brillants que l'établissement avait connus.

L'une des vitrines qui avait attirée mon attention en arrivant me faisait face, et ce n'est qu'en regardant plus attentivement les clichés que je compris.

Une photo de mes parents, couronnés lors du Mal de promo, était placée parmi d'autres clichés. Certains montraient des membres de ma famille accomplissant des exploits, d'autres étaient simplement les récompenses reçues.

— C'est la vitrine de ta famille, oui., m'avoue une voix derrière moi.

Heureusement que cette voix me le dit, je ne l'aurai jamais deviné sans cette intervention. Surtout pas en voyant le blason de la maison Addams et les nombreux documents signé par des Addams. Non vraiment. Qui dois je remercié ?

— Je suis Xavier, Xavier Thorpes.

— Le médium qui exerce de la télékinésie à ses heures perdues, concluais je en me retournant. Un preux chevalier qui se doit d'aider une jeune femme en pensant qu'elle est en danger sans son intervention.

— Non, me dit il las.

Ignorant son intervention peu utile, je me reconcentre sur ce qui est dans la vitrine. Une photo de ma mère et ma tante est cachée par la photo de Morticia et l'équipe d'escrime qu'elle menait. Mère arborait une robe blanche presque trop pure tandis que ma tante était son opposée totale, du noir. Le noir partout.

— Tu ne te souviens peut-être pas de moi, mais on était amis à une époque de nos vies.

Son reflet sur la vitre me montre qu'il a ce petit sourire fier, et qu'il est, malgré mes talons plus grands que moi. Sa capuche posée sur sa tête, il agit de manière décontracté et lasse en même temps.

— Ça m'étonnerai très fort.

— Et pourquoi ça ?

Ma tête pivote sur le côté, son air perturbé m'amuse quelque peu. J'aime cette sensation. Je fini ma rotation pour lui faire face avant de lever les yeux vers ce jeune homme qui me fait  face tandis que lui les baisse afin de mieux me voir.

— Je n'ai pas d'amis car ma seule présence me suffit.



  𓆸

Hello 🙃

Voilà la suite est enfin là, j'attends vos retours avec impatience ! 🙃

𝚅 𝙴 𝙽 𝙳 𝚁 𝙴 𝙳 𝙸. Où les histoires vivent. Découvrez maintenant