𝟾. 𝙵 𝚛 𝚘 𝚒 𝚍 𝚎.

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𝚅 𝙴 𝙽 𝙳 𝚁 𝙴 𝙳 𝙸

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𝚅 𝙴 𝙽 𝙳 𝚁 𝙴 𝙳 𝙸.

— Elle va bien, rassures toi Morticia.

Ma tante me fait face, assise à ma droite en tenant ma main dans la sienne, elle porte son regard des grands jours, celui qui pourrait faire croire que nous sommes une famille banale. Seulement, nous sommes des Addams et les mots doux, les signes d'affectations ou même les câlins réconfortant ne font pas vraiment parti de nos habitudes. Nous, notre manière de prouver qu'on s'apprécie, c'est d'être froids et distants, de s'appeler par des surnoms hors du commun ou de se faire des vacheries les uns aux autres, c'est ça les preuves d'amour chez les Addams.

— Mon petit scorpion des neiges ?, tente mon oncle appuyé sur le lit.

— Elle est en état de choc, Gomez.

— Que s'est-il passé ?, me demande ma tante.

— A quoi bon te le dire, tu éviteras d'y répondre.

— Oh, ma tarentule., soupire mon oncle. Dis nous ce que tu as vu, et nous te promettons que nous assombrirons tes idées.

— Votre libellule des mers m'a amené dans l'ancienne demeure de la famille Gâtes.

J'ignore pourquoi mais je le sentais, cette fois. Le regard qu'ils se lancent, l'inquiétude qui dégouline de leurs visages transits d'amour. Ils cachent un truc.

— Mais encore, me pousse ma tante.

— J'ai vu ta soeur, lui dis je. Et ton frère, ajoutais je en me tournant vers mon oncle.

La encore, ils se regardent. Pourquoi ai-je la terrible sensation qu'ils savent plus qu'ils ne veulent m'en dire ? Pensent ils que je suis faites de sucre ? De flocons ? Ou alors, oublient ils que j'ai appris à nager avec Sanguins et Tronçonneuse, leurs requins blancs ? Dois je leur rappelés que le congélateur était ma cachette préférée ? Ils se fixent sans savoir quelles paroles ils utiliseront pour me faire une explication rationnelle.

— Ma douce vipère, dis moi, tes visions sont elles toujours aussi lumineuses ?, me demande ma tante en portant son regard sur moi.

— Oui. Aucune mort, jamais.

— Eh bien tu vois, lui dit mon oncle. Elle est prête dans ce cas.

Morticia se mords la lèvre, je pense que de nous deux, c'est elle qui n'est pas prête à me dire l'effroyable vérité. Au fond, c'était couru d'avance qu'elle n'ai pas fait le deuil, même dix ans après. Mère était sa grande soeur, celle qui l'a protégeait de tout et de tout le monde. En guise de courage, mon oncle porta une de ses mains à ses épaules, leur regard posé sur moi, j'espérais que ce serait le moment de vérité. Et ça l'aurait été, si les portes de l'infirmerie ne s'étaient pas ouverte sur leur fille et ses amis.

— J'attends, précisais je lorsque Mercredi se nicha dans les bras de son père.

— Plus tard, veux tu ?, me dis ma tante en focalisant son regard sur sa fille.

Je ferme les yeux, cette scène est nauséabonde à elle seule. Le bruit de baiser s'échappe du silence qui régnait. Décidément, je n'aurais jamais les réponses à mes questions. Comme si mon esprit était d'accord avec ce que mon corps avait décidé de faire, je ne sens plus le confort du lit hospitalier, c'est une autre sensation qui s'empare de moi.

Mes yeux s'ouvrent, les rayons du soleil me troublent quelques instants avant que je ne m'y habitue, découvrant ainsi l'endroit où je suis. Le drap est satiné, de la couleur ébène, la chambre est blanche, seules les commandes en bois anciens sont de la même couleur que les draps.

— Mon cadavre, tu es pâle ce matin !

La voix douce de ma mère s'imprègne dans mon esprit tandis que je lui fais face. Une main posée sur mon front, elle le tâte quelque peu inquiète. Bon sang, mais que se passe t'il ? Appuyant sur mes mains, je tente de me redresser, afin d'être en meilleure posture.

— Vendredi !, s'exclame t'elle. Ne te précipites pas enfin, ma rose noire épineuse. Tu risquerai de tomber dans les citrouilles.

— Ma..maman ?, dis je la voix chancelante.

— Évidement, ma vipère. Qui voulais tu que ce soit ?

Son rire résonne dans ma tête, son sourire s'ancre dans ma mémoire, et j'aimerai que ce temps dure toujours. Mon père entre dans la pièce, quelque peu inquiet, ses mains se posent sur les épaules de ma mère et son sourire se dessine lorsqu'il me voit éveillée.

— La voilà, ma princesse des enfers !, rit père en me couvrant de son regard doux.

— Je ne comprends pas.., ma voix est perturbée tout comme moi.

— Cortez, dis lui., souffle mère.

— Ma fripouille, Nevermore n'est pas ce que tu crois. Retrouves nous, et tu sauras..

Poussée par on ne sait quelle magie, mes yeux se referment, et le climat change encore. Je ne sens plus le satin sur mes jambes, je sens cette couverture moutonné de l'infirmerie, cette odeur de médicaments à remplacée celles des roses fanées. Mes yeux me piquent,  je ne comprends pas. Comment puis je faire des bons ainsi sans même sentir de la main, un lieu où un object ayant été de près ou de loin la passerelle de mes souvenirs.

Les yeux encore clos, j'entends. J'entends le mouvement des talons qu'à mit Morticia pour faire ses aller-retour. Je sens les mains de Gomez entourées les miennes comme si elles étaient précieuses.

Peu à peu, je réussi l'exploit d'ouvrir une énième fois mes yeux, et je ne m'étais pas trompée. Morticia fait les cents pas, sous les yeux agacés de ma cousine, Gomez est assis près de moi, et veille à ce que mes mains ne se refroidissent pas, le silence est roi.

— Ma tornade, souffle Gomez en me regardant. Le cœur de ton oncle n'est plus si jeune pour lui faire ce genre de chose !

Ma tante s'avance vers le lit, me lançant un regard inquiet tandis que Mecredi et Xavier sont encore là, assis collés sur deux chaises non loin de mon lit. Une étrange réunion de famille.   Une pression exercée sur mes mains, je me retrouve assise pour leur faire face.

Oui, Morticia. Ce qui suivra ne vas certainement pas te plaire.






𝖭𝗈𝗍𝖾 𝖽𝖾 𝗅'𝖺𝗎𝗍𝗋𝗂𝖼𝖾--

𝖡𝗈𝗇𝗃𝗈𝗎𝗋/𝖡𝗈𝗇𝗌𝗈𝗂𝗋,
𝖩𝖾 𝗆'𝖾𝗑𝖼𝗎𝗌𝖾 𝗉𝗈𝗎𝗋 𝗅𝖾 𝗋𝖾𝗍𝖺𝗋𝖽 𝖼𝗈𝗇𝖼𝖾𝗋𝗇𝖺𝗇𝗍 𝖼𝖾 𝖼𝗁𝖺𝗉𝗂𝗍𝗋𝖾 𝗆𝖺𝗂𝗌 𝖺𝖼𝗍𝗎𝖾𝗅𝗅𝖾𝗆𝖾𝗇𝗍 𝗅𝖺 𝖼𝗈𝗆𝖻𝗂𝗇𝖺𝗍𝗂𝗈𝗇 𝗍𝗋𝖺𝗏𝖺𝗂𝗅/𝖾𝖼𝗋𝗂𝗍𝗎𝗋𝖾 𝖾𝗍 𝗏𝗂𝖾 𝗉𝗋𝗂𝗏𝖾́𝖾 𝖼𝗁𝖺𝗇𝗀𝖾 𝗅𝖺 𝖽𝗈𝗇𝗇𝖾. 𝖩'𝖾𝗌𝗌𝖺𝗒𝖾𝗋𝖺𝗂 𝖽'𝖾𝗇 𝖿𝖺𝗂𝗋𝖾 𝗉𝗅𝗎𝗌 𝖾𝗍 𝖽𝖾 𝗅𝖾𝗌 𝗉𝗎𝖻𝗅𝗂𝖾́𝗌 𝗋𝖺𝗉𝗂𝖽𝖾𝗆𝖾𝗇𝗍! 𝖤𝗇 𝖾𝗌𝗉𝖾̀𝗋𝖺𝗇𝗍 𝗊𝗎𝖾 𝗅𝖾 𝖼𝗁𝖺𝗉𝗂𝗍𝗋𝖾 𝗏𝗈𝗎𝗌 𝖺𝗂 𝗉𝗅𝗎. ❤️

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⏰ Dernière mise à jour : Mar 28, 2023 ⏰

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