« Il suffit d'une nuit pour que tout bascule »
Easton Hathaway, riche héritier de l'empire familial et homme d'affaires respecté, se retrouve du jour au lendemain au cœur d'un procès pour violences conjugales. Après une violente dispute, sa femme a...
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ELYNA
— Les maquettes ont été retravaillées par notre équipe, et je peux vous assurer que celles-ci correspondront totalement à vos attentes.
La première chose qui parvient à mes oreilles, lorsque je pénètre dans le bureau d'Easton, est sa voix grave et professionnelle. Un de ses traits les plus attrayants. J'ai toujours su que cet homme motivé et extrêmement travailleur atteindrait le sommet. Pas parce qu'il était l'héritier de cet empire, mais parce qu'il s'est battu pour le mériter. Pour prouver qu'il était le plus méritant à succéder à son père, qui lui, n'a jamais envisagé de croire en lui.
Pas d'audience pour lui aujourd'hui, mais monsieur a beaucoup trop de travail pour passer sa journée avec moi. C'est bien qu'il reste impliqué dans sa vie professionnelle, ça lui permet de garder le contrôle sur quelque chose d'important à ses yeux, de se sentir utile et ainsi éviter qu'il se délaisse complètement.
Je reste quelques minutes immobile, appuyé au chambranle de la porte, me délectant de la sublime vision qui s'offre à moi : Easton en pantalon de costume et chemise blanche, retroussée sur les manches, mettant en avant ses avants bras fermes. Son col est légèrement ouvert, laissant clairement apparaître sa gorge et sa pomme d'Adam, qu'il me tarde de voir en mouvement lorsque je m'annoncerai. Son regard sérieux et impénétrable est rivé sur l'écran de son ordinateur, où se déroule la conférence avec ses clients.
Néanmoins, bien que j'adore le regarder travailler et exceller dans son domaine, ma visite a un tout autre but. Un petit quelque chose de plus électrique et excitant. Quelque chose qui lui retournera assez le cerveau, pour délaisser son travail le temps de quelques heures.
Alors je me dévoile enfin, ne tardant pas à capter le regard dur du grand brun. Nos prunelles s'accrochent, aucune émotion ne traverse nos visages respectifs, seuls nos yeux communiquent comme nous préférons toujours le faire. Les siens me demandent ce que je fais ici, alors que les miens l'aguichent sans retenue, et il ne tarde pas à le comprendre. Il tente de rester stoïque, faisant mine d'être concentré sur ses interlocuteurs, mais on sait très bien, tous les deux, qu'il a perdu le fil au moment où ses pupilles se sont posées sur ma silhouette.
— Nous avions mentionné, dans le paragraphe C, que nous souhaitions élargir l'infrastructure...
L'ordinateur continue son brouhaha et se fait plus fort au fur et à mesure que je m'approche. Une fois à la hauteur du bureau, je ne détache pas mon regard des prunelles azures face à moi. Je prends ensuite place sur la chaise à ma gauche, en me penchant suffisamment en avant pour lui donner une vue parfaite sur mon décolleté.
Moi, vicieuse ? Je ne vois pas de quoi vous voulez parler.
— Easton, avez-vous pris les modifications en compte ? Elles sont vraiment importantes.
Mais Easton n'est plus du tout avec lui. Son corps est tendu comme un arc, ses yeux ne me lâchent pas. Je m'en veux presque de lui faire subir cela, mais le jeu est trop bon pour arrêter ici.