Partie 17

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       VOIX EXTÉRIEUR...

La chambre retrouva peu à peu son calme.
Les sanglots s'étaient apaisés, laissant place à un silence lourd, chargé d'émotions.

La vieille femme gardait la main de la jeune fille dans la sienne, comme si elle avait peur qu'elle disparaisse.

— J'ai attendu ce moment... pendant des années... murmura-t-elle.

Mactar esquissa un léger sourire.

— Lou diot yomb, Mame... Quand le moment arrive, tout devient facile.

La vieille femme hocha doucement la tête.

— Oui... Alhamdoulilah. Dieu merci.

Elle tourna son regard vers lui.

— Et je te remercie aussi pour ta patience. Ce n'était pas évident pour toi... quitter ton travail, tes activités, ton confort...

Sa voix trembla légèrement.

— Je suis très fière de toi.

— Ce n'est rien, Mame, répondit-il calmement. C'était ma responsabilité de la ramener à la maison.

Il jeta un regard vers la jeune fille.

— C'est notre sang.

La grand-mère continua de caresser doucement la main de Binette, comme pour s'assurer qu'elle était bien réelle.

— Ç... ça va mieux, Mame ? demanda timidement Bintou.

La vieille femme lui sourit à travers ses larmes.

— Oui... maintenant que je te vois enfin.

Elle serra doucement sa main.

— Je suis très heureuse...

Sa voix se brisa légèrement.

— J'ai l'impression qu'on m'a rendu mon fils...

Elle ferma un instant les yeux.

— Comme si une partie de moi, que j'avais perdue... revenait enfin.

— Bon... surprise validée, dit Mactar avec un petit sourire.

Il croisa les bras, faussement vexé.

— Mais maintenant, je suis jaloux... Je sens que je ne suis plus ton préféré.

La vieille femme laissa échapper un léger rire, encore tremblant d'émotion.

— Ça, c'est vrai... répondit-elle en secouant la tête.

Elle leva légèrement les yeux.

— Allah merci... Aujourd'hui, je suis la plus heureuse des femmes.

Bintou, toujours blottie contre elle, murmura doucement :

— Moi aussi... Je suis heureuse, Mame...

Elle resserra ses bras autour d'elle.

— Tellement heureuse d'être là... avec toi.

...

Après un long moment, Mactar jeta un regard vers la porte.

— Il se fait tard...

Sa voix était douce, presque hésitante.

— On doit rentrer.

Le gardien leur avait déjà fait une faveur en les laissant entrer en dehors des heures de visite.

La grand-mère serra un peu plus fort la main de Bintou.

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