Nous nous éloignions des lumières de la ville. Jarek s'avait parfaitement où aller. Si Samantha était au centre de ma disparition, alors il y avait un seul lieu où je pouvais être. Ses pensées me montraient un bâtiment défraichi par le temps. Ce lieu avait plusieurs significations qui reliait les deux personnes. D'abord, il était l'endroit de leur première rencontre. Une vente d'arme des plus ordinaire. Ensuite, elle lui avait appris à danser ici. Une simple valse pour un gala. Encore, ils se donnaient rendez-vous ici tous les dimanches matin. Pour papoter, pour jouer. Cela c'était transformer par leur premier bisou. Il venait aussi en ses lieux pour échapper à sa tante qui abusait de lui. Finalement, Jarek avait mis fin à tous ses petits rendez-vous quotidiens. Il n'avait plus l'âge. Il n'avait plus le temps. Il ne voulait pas de relation amoureuse. Dorénavant, il devait reprendre les reines des Burning Foxes.
À l'affut du moindre geste, ils avançaient d'un pas prudent. Ils étaient tous accompagné de magnifiques joujoux hypnotiques. Révolvers ou mitraillette en main. Pistolet dans la poche arrière. Couteaux au niveau de chacune de leurs chevilles, sans oublier lame de rasoir non loin du poignet. Ils ne savaient pas encore que tout cela ne leur servirait à rien. Aucun être vivant n'était présent.
Certain prenait l'ascenseur tandis que Jarek et d'autres de ses gardes prenaient les escaliers. Guider par une forte odeur, ils jetaient un coup d'œil au salon. Vide. Alors, mon ancien ravisseur tourna une poignée. L'odeur s'intensifiait. Cette puanteur de cadavre qui se décomposait. Je ne la sentais pas, mais la grimace qui apparue sur son visage me fit l'imaginer. La pièce était trop sombre pour y voir la moindre chose. Il appuya délicatement sur l'interrupteur et illumina la scène qui se présentait à lui.
Ses bras descendaient le long de son corps. Il cligna plusieurs fois des paupières pour être certain de ce qui se présentait à lui. Il se statuait sur place, comme paralyser. Sa gorge se noua. Il ne faisait plus attention à ce qui l'entourait. Les gardes étaient désemparés et attendaient une réaction des plus dévastatrices qu'ils n'ont jamais connue.
Lâchant son arme, il s'approcha du corps. Il était entouré d'une mare de sang, si grande que l'on aurait pu s'y noyer. Cette structure de chaine m'était mon corps en valeur de soumission. Mais le pire restait l'état de mon enveloppe corporelle. Celle-ci avait été si mutiler que l'on devinait à peine la couleur de ma peau. Les morceaux que l'on voyait était d'un blanc si profond que les rayons de l'ampoule si reflétaient. C'était une vraie boucherie.
Jarek se jetait à genoux devant moi. De ses mains, il relevait ma tête tombée en avant. Il cherchait mon pou. Il cherchait un mince battement de cœur, mais celui-ci s'était éteint il y avait presque 72 heures. Malgré, l'odeur qui l'informait de la situation, il devait essayer. Ses vêtements s'imprégnaient de mon sang. Des larmes se déversaient sur ses joues. Ses doigts se mettaient à trembler.
– Non. Non. Lilou, je t'en supplie, réveille-toi !!
Ses paroles ne changeaient en rien la situation. Il était trop tard. Ma douce et longue vie était finie. Cette chute inattendue était arrivée. Il arracha toutes ses chaines, et me pris dans ses bras qui était censé me réconforter. Il avait le sentiment de mourir à son tour. Nous restions un long moment ainsi, bloqué par la mort qui nous séparait. La vie continuait mais sans nous. Ses larmes salées se mêlaient au fer de mon sang. Personne n'osait s'approcher, l'aider ou le contredire. Il avait besoins de ce moment d'intimité.
Il se remis debout sur ses deux jambes. Le cœur en lambeau. Le visage sans plus aucune émotion. Ayant perdu l'amour de sa vie, il se promit de me venger. Il caressa une dernière fois mes froides mains. Il déposa un dernier baiser sur mon front ensanglanté. Puis, il sortit de la pièce de la cruauté.
Il s'assailli dans un recoin de la maison de l'horreur. Il essuyait les dernières larmes encore présentes. Puis il remarqua une cigarette qui jonchait le sol. Il alla la ramasser. Ce n'était pas n'importe qu'elle cigarette. Celle-ci était importer directement du Guatemala. Il les reconnue à leur embout peu commun. Seule une personne qu'il connaissait consommait ce genre de drogue. Samantha. Dorénavant, il n'avait plus aucun doute sur son ennemi. Le pétillant de ses yeux s'assombrissaient à jamais. Jarek savait ce qu'il lui restait à faire.
– Que voulez-vous que l'on fasse maintenant, demandait l'une des recrues qui osait malgré tout lui parler.
– On emmène le corps et on retrouve la salope qui est l'auteur de ce crime, répondait Jarek.
Tous avaient changer en lui. Le gentil gentleman était devenu le démon que personne n'osait contrarier. Son regard, sa posture, ses paroles, tous étaient différent. Dès maintenant, il oubliait la pitié. Plus aucune conséquence n'était importante. Seule la vengeance comptait à ses yeux.
De retour dans sa demeure, la nouvelle fit vite le tour. Quand Suzanne l'apprit par Daniel, elle lâcha le plateau d'argent d'entre ses mains. Le fracas fut intense, mais ce ne fut rien comparer à ce qu'elle ressentait. Un crie sortait d'entre ses lèves avant qu'elle portât ses mains à sa bouche. Daniel commençait à lui raconter dans quel état était mon corps et quel avait été mes châtiments.
– Assez ! J'en ai assez entendu. Ma pauvre fille, elle a dû tant souffrir, s'exclama-t-elle en larme.
J'aurais souhaité lui dire que ce n'était pas grave, parce que maintenant tout allait bien. Je ne ressentais plus aucune douleur, seulement un sentiment de plénitude. Une légèreté si importante que je pourrais m'envolé dans l'au-delà, enfin presque.
Mais elle ne pouvait pas m'entendre. Personne ne le pouvait. Elle s'effondrait dans les bras de l'homme qui venait lui porter cet odieux message. Ses sanglots emplie la pièce. C'était à ce moment que je me rendais compte que la mort n'était rien pour l'individu qui la subissait. En revanche, pour les autres, ce qui perdaient leur proche, la souffrance les piétinait, les ravageait et les détruisait. Personne n'était épargner. Même celle qui m'avait rendu ainsi était passé par là, quand son frère était passé de l'autre côté. On n'avait pas conscience de l'importance de notre vie.
Quand toutes ses larmes furent versées, elle fut chargée d'une mission. Marchant d'un pas fébrile dans l'allé de mon enfance. Elle toqua à la porte, avant que celle-ci s'ouvrait sur mes parents. La mine abattue de Suzanne ne leur préservait rien de bon.
– Bonjours, madame, monsieur, je viens vous parler de Lilou, entamait la douce Suzanne.
Mes parents l'invitaient à entrer. Après cette installer sur le canapé et avoir salué mon frère, mon père lui proposa une tasse de café.
– Ce n'est pas nécessaire, je ne vais pas rester longtemps, refusa-t-elle poliment.
Un blanc s'installa. Comme s'il était nécessaire avant l'explosion. Puis ma mère l'insistait à reprendre. Suzanne n'entrait pas dans les détails, on en lui en avait interdit pour des raisons évidentes.
– Je connais votre fille depuis un certain temps. Elle m'a permis de voir le monde sous un autre angle, débuta Suzanne. On aurait dit un ange tombé du ciel.
À cette remarque, mes parents qui se tenaient fermement la main, se regardaient tendrement. Ils acquiesçaient ses dires. Mon amie se perdit dans ses pensées.
– Elle était si parfaite, continua-t-elle.
– Était ? Réagissait mon père dans un affolement.
Suzanne releva la tête et les regarda de ses yeux rougis. Une unique larme se déversa sur sa joue.
– Je... je suis vraiment désolé, chuchotait-elle de sa voix brisée.
Il n'en fallait pas plus pour que ma famille comprenait là où elle voulait en venir. Ma mère l'avait pressentie. Mes parents venaient de perdre leur deuxième enfant lors de cette même année. Ils avaient la sensation que cette chute était infinie. Des épines venaient continuellement déchirer leurs cœurs. Loup devenait ainsi leur fils unique. Il se leva et sortie de ce lieu. Cette maison pleine de vie respirait la mort. Le cauchemarde était sans fin. Quand allaient-ils pouvoir retrouver cette joie de vivre tombé dans l'oubli ?
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Un Sombre Gentleman
RomanceChevelure brune aux iris bleu gris, Lilou est une jeune fille de 20 ans qui pourrait consacrer sa vie pour l'amour de sa famille. Mais son existence sera bouleversée quand elle sera enlevée et séquestrée à la suite de son cambriolage. Son...
