∞Rose∞
Je plaque mes lèvres sur les siennes.
Ce baiser n'a rien d'amoureux, il dure seulement quelques secondes, des secondes très précieuses pendant lesquelles je sors mon flingue. Tout doucement et délicatement, je le fait glisser sur mon corps, il effleure me courbes pendant que je retiens l'enfoiré de mon autre bras. Malgré son choc, il n'arrête pas le baiser ce qui me permet de positionner mon arme parfaitement sur sa poitrine. Et soudain je met une main sur son torse et le repousse pour me décoller de lui et appuis avec le glock.
Il se rend alors compte de ma manigance et un éclair d'amusement passe dans ses yeux pendant une demi seconde avant qu'il commence à alterner du regard le pistolet sur sa poitrine et moi.
Je souris narquoisement contente que mon plan ai si bien réussi. Lui paraît hésiter entre la haine et l'admiration. Je crois qu'il n'a pas l'habitude qu'une femme s'oppose à lui, ce qui me fait d'autant plus sourire.
- Tire je t'en pris, dit-il.
Je remarque alors que ma main tremble. J'ai peur de tirer. Je ne sais plus quoi penser, c'est la première fois depuis des jours que je n'ai pas eu peur et le pire c'est que ce n'est pas moi que pointe l'arme. Par contre jamais je ne baisserais les yeux, encore moins devant un homme.
Il doit ressentir ma peur en dépit de ma vaine tentative de la cacher. Il étouffe un ricanement et je peu aisément voir qu'il me sous-estime.
Allez, tu peux le faire, ressaisis toi.
Mais ses yeux m'hypnotisent. Je ne parviens pas à m'en détacher ni à tirer. Il s'avance donc, ignorant mon glock pointé sur lui. Rapidement, il attrape mon poignet et met une forte pression dessus. Je tente de lui arracher ma main mais il sert si fort que la seule chose que j'arrive à faire est d'appuyer sur la cachette de l'arme. Celle-ci est orientée vers le haut et un bruit assourdissant retendis. La balle se loge directement dans le plafond. J'observe le trou laisser par l'impact et lors de ce moment d'inattention, l'enfoiré se saisit du flingue et inverse nos positions sans que je puisse réagir. Il le pointe sur moi, de son regard froid, il m'ordonne de me taire.
Il cache bien ses émotions, il donne une impression de sérieux qui me fait croire qu'il serait bien capable de tirer. A moins qu'il ne m'épargne...
Je repense à la mafia et prit intérieurement pour qu'il ne me tue pas. Je ne pense pas que la carte de la pitié marche avec lui, il a compris mon petit jeu et à réussi à me cerner. J'ai l'impression qu'il lit sur mon visage comme dans un livre ouvert et ça ne plait pas du tout.
Il m'attrape alors de mon bras et me force à me retourner. Je suis désormais dos à lui. Je tourne la tête pour le regardée, effrayée. D'un signe du menton clair et concis, il m'intime d'avancer devant lui. Je le fixe pendant encore quelques secondes avant qu'il ne me lance un regard menaçant. Je m'exécute donc à contre cœur et avance doucement.
Nous sortons du bureau et l'enfoiré continue à serrer mon bras pour que je ne m'enfuit pas. Nous passons devant le garde et lui adresse un signe de politesse avant de prévenir de son départ précitpité.
- J'emmène cette peste chez moi, c'est trop risqué de la laisser ici, lance-t-il froidement. J'entend son fort accent des pays de l'est lorsqu'il parle. Cela m'a étonné la première fois que je l'ai entendus. Je n'ai rien laissé paraître mais cela a soulevé encore d'autres questions à son sujet.
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SOLV
Romanceℝose, belle et piquante 𝕊ilver, froid et mauvais Voilà comment ils sont, les deux prétandants pour diriger la mafia brésilienne. Tandis que l'une est à mille trois cent km du pays, l'autre est l'ennemi juré de cette organisation et veut la détruir...
