ℂhapitre 5

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  Silver ∞

Je ne sais pas ce qui m'a pris de l'épargner. 

C'est la phrase qui tourne dans ma tête depuis qu'elle est montée dans ma voiture. Je me frappe le front, je suis énervé contre moi-même. Elle ne me causera que des problèmes, je le sais mais quelque chose m'attire chez elle. Peut-être cette lueur de détermination qui se noie dans ses pupilles pleine de tristesse et de rancœur.

Après tout, elle aussi à perdu son père.

Je suis départagé entre l'envie de la tuer et l'autre de la sauver. La tristesse est pour moi le pire des sentiments à ressentir. Il nous tue, nous brûle à petit feu. 

J'ai l'impression que nous sommes les deux opposés mais quelque chose nous relie : notre passé.

Nos deux pères sont rivaux. Il est donc normal que nous nous détestions également. 

 Mais après réflexion, elle peut surement s'avérer utile. Elle connaît tout de cette mafia si j'en crois sa capacité à se volatiliser d'une pièce à une autre. C'est peut-être aussi pour ça qu'elle m'a intrigué.

Au moment ou j'ai réalisé qu'elle n'était plus dans la salle ou je l'avais délibérément enfermé, j'ai sentis une colère monter en moi. Tous les gardes m'ont assurés qu'ils ne l'avais pas vu sortir, ils avaient l'air aussi surpris que moi.

En retournant dans mon bureau, je prévoyais de lancer une mission de recherche sur elle à quelques mercenaires du coin. Quelle ne fus pas ma surprise lorsqu'elle est sortie de sa cachette. J'étais alors encore plus ébahis.

J'en ai conclu qu'il y avait deux possibilités à sa disparition soudaine : Bob l'avais libéré et me l'avais caché, il avait l'air de l'affectionner, ou alors il devait y avoir une sorte de passage reliant les deux salles qui m'était inconnu.

Cela fait bientôt quarante cinq minutes que je suis devant mes céréales. Je réfléchi surement trop mais j'ai toujours été comme ça.

Je suis en train de réaliser que je n'ai absolument aucune envie d'aller travailler à la mafia aujourd'hui.

Tant pis, je reste ici, ils se débrouillerons sans moi. Après tout je suis le patron, je fais ce que je veux.

J'avale le reste de Chocapic puis remonte dans ma chambre. Je passa à côté de celle de...Rose. J'entend alors un bruit étrange provenant de la pièce. 

Ca ressemble à grognement. Je ne comprend pas et m'inquiète immédiatement.

On dirait un... jouissement.

Elle se fait plaisir dans la chambre d'un inconnu ?

 Etonné je colle mon oreille à la porte et entend un nouveau grognement. Je suis éberlué, j'écarquille les yeux lorsque je réalise de quoi il s'agit. Je me met alors à sourire.

Rose est en train de...ronfler.

J'éclate de rire en m'éloignant. 

Arrivé dans ma chambre j'enfile un jogging et un vieux tee-shirt. Je sais exactement ce que je vais faire pour me vider la tête.

Mes jambes marchent vers le jardin. Je vais faire du jardinage. Une passion un peu étrange transmise par mère. Je trouve que le meilleure moyen de faire partir la tristesse est de voir des êtres vivants vivre. Aussi étrange que cela puisse paraître, le jardin est entièrement entretenu par moi-même.

SOLVOù les histoires vivent. Découvrez maintenant