ℂhapitre 6

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Je commence par faire cuire les aiguillettes de poulets et fais sauter le chou. Je laisse la nourriture et pars vers le salon. L'enfoiré est assit sur le canapé sur son téléphone. 

J'ai une folle envie de l'étrangler.

Je respire un bon coup et ferme les yeux pour faire partir ma colère naissante.

- Met pas trop de sel dans mon assiette s'il-te-plaît, dit-il d'une voix mielleuse et hypocrite

- D'accord pas de soucis, répliqué-je avec le même ton.

Il m'a fallu tout le sang froid du monde pour ne pas lui faire ravaler son égo. Je crois qu'il va être très déçu lorsqu'il va voir son déjeuner. Je retourne dans la cuisine ou je me retiens de claquer la porte.

Tout en réfléchissant je baisse le feu et commence à mettre l'eau dans une casserole. Lorsqu'elle boue je verse le riz et le laisse cuire.

Je coupe alors les aiguillettes en petits morceaux.

Quelques minutes plus tard le riz est cuit. J'attend une bonne vingtaines de minute pour que le reste des ingrédients sois à leur tour prêt puis rajoute une boîte de haricots miraculeusement trouvée au fond d'un placard (ils doivent être périmés à l'heure qu'il est). Je mélange tous les ingrédients pendant plusieurs minutes et lorsque que l'odeur se répand, je sais que c'est réussi. J'en verse un peu dans une assiette.

Je prend une deuxième assiette et met une pincée de sel seulement.

Je prend les deux assiette et me rend dans le salon où Silver m'attend.

- C'est pas trop tôt grogne-t-il.

Je lui tend alors l'assiette vide.

- Tiens, je n'ai mis qu'une pincée de sel comme tu m'as dit.

Je lui sourit hypocritement et pars dans ma chambre avec mon Feijoada. Je sent son regard sur moi.

- Sale peste, chuchote-il.

- Enfoiré.

- Crétine.

- Débile.

- Connasse.

- Bouffon.

Notre conversation (enfin si on peut appeler ça une conversation) continue comme ça jusqu'à ce que je m'enferme dans ma chambre.

je déguste alors mon Feijoada sur mon lit. 


Il est dix huit heure lorsque je me réveille enfin de ma sieste. Le ciel commence à devenir sombre signe que j'ai dormis toute l'après-midi .Après avoir finit mon assiette je me suis assoupie. Vivre avec un connard ça prend de l'énergie. Je baille longuement avant de me redresser. J'étire tous mes muscles puis je remet un peu mes cheveux en place avant d'aller au salon. 

Il n'y a absolument personne dans la pièce. Je me rend donc dans la cuisine ou l'enfoiré n'est toujours pas là. Je continue et visite littéralement toute la maison en le cherchant. J'atterrit alors dans un bureau qui doit être le siens. Il ressemble très fortement à celui de la mafia. Des immenses tableaux, un long meuble et des feuilles un peu partout.

Note pour plus tard : fouiller là dedans.

Je finit par sortir dehors et admire pour une nouvelle fois les magnifiques fleurs. Si un jour je vois le jardinier il faudra que je le félicite. Je parcours tout le jardin en espérant le trouver. Je vois alors sa voiture. Il n'est donc pas partit. Mes jambes me guident derrière la maison où je le vois, accroupi près d'un massif de...Roses. Je m'approche, étonnée. Il ne relève pas la tête signe qu'il ne m'a pas vue arriver. Il paraît très concentré et je pourrais presque m'attendrire devant la scène si le mec devant moi n'étais pas mon kidnappeur, ne m'avais pas menacé ou encore volé ma place dans la plus grande mafia du brésil.

SOLVOù les histoires vivent. Découvrez maintenant