ℂhapitre 7

345 17 8
                                        

- Que fais tu ici ?

Cette voix familière résonne dans ma tête pendant quelques secondes. Très vite, je suis projetée en arrière. Je me retrouve contre le torse de l'enfoiré en un battement de cil.

- Qui t'as autorisé ? demande-t-il calmement.

Je ne répond rien. 

Soudain, il me lâche et je tombe sur le sol. Je lève la tête pour croiser son regard. Mauvaise idée. Sa mâchoire est contractée signe de son énervement. Il se penche alors, sort son flingue et le pointe devant ma tête.

- Ne t'avise plus jamais de fouiller ma maison sans ma permission skitne pest, murmure-t-il près de mon oreille.

 Il me contourne, se poste derrière son bureau et regarde les documents que j'ai examinés. Il replonge ensuite son regard furieux dans le mien. 

- Je ne sais pas ce que tu as réussi à lire mais ce ne sont pas tes oignions. Cette mafia n'est pas à toi, tu m'entend ? Elle est à moi ! 

Il est presque en train de hurler. Je ne me démonte pas malgré ma peur. 

Je suis prête à lui gueuler dessus en retour mais reviens vers moi er se penche au dessus de moi et prend mon visage en coupe de sa main droite. Il commence à serrer jusqu'à ce que je libère un gémissement de douleur. Je sens son souffle chaud sur mon visage.

- Ecarte toi tu pue de la gueule, craché-je.

Il hausse un sourcil toujours furieux mais étonné par mon audace. C'est faux évidemment il ne sent pas spécialement mauvais de la bouche mais c'est la seule chose que j'ai trouvée à lui dire.

- Tu met ma patience à rude épreuve, je te déconseille d'emprunter ce terrain là car je peux me montrer très fort à ce jeu, siffle-t-il tout en resserrant sa prise. 

Je ne réfléchis même pas et lui crache à a figure. Je. lui. ai. craché. à. la. figure. Je ne sais même pas ce qui m'a pris de faire ça. Je me savais audacieuse mais de là à envoyer un mollard dans la gueule de cet abruit... 

Je le vois s'essuyer du revers de sa main libre puis il me relâche brutalement. Ses points sont serrés, il ne joue plus. J'imagine alors mon futur cercueil.

- Dégage, monte dans ta chambre, je ne veux pas te voir ici ce soir, lâche-t-il simplement.

Je me relève donc et au moment de passer le pas de la porte, il m'attrape le poignet et me retiens. Il m'attire à lui et met une main dans ma poche de sweat. Il attrape mon téléphone et le sert dans son point. Il le serre tellement qu'il finit par l'exploser. J'entend l'écran se fissurer et Silver jette les débris qu'il reste au sol. je vois les reste de l'appareil s'étaler et ne cherche même pas à les récupérer.

- Ne joue pas avec les serpents, skitne pest, tu risque de te faire mordre. 

Il s'arrête quelques secondes pour observer ma réaction mais je n'affiche rien. Je tente de rester neutre, alors il continue.

- Je ne te montre pas la sortie, tu a l'air de connaître la maison maintenant, hors de ma vue. Maintenant.

 Je finis par me lever doucement et me dirige vers la porte. Je sors de son bureau les joues rougies par la honte et marche le plus discrètement possible vers l'escalier que je monte à toute vitesse. 


Je crois m'être endormie puisque lorsque je regarde l'heure il est dix-huit heure. Je me frotte les yeux pour éloigner la fatigue et me lève en quête d'un livre. Silver à l'air d'avoir une grandes collection d'œuvres littéraires dans sa maison et je compte bien en profiter. Je marche vers la porte de ma chambre et la découvre entre-baillée. Etonnée je me dirige vers la grande bibliothèque située dans le couloir. Toujours dans mes pensées, je prend un livre au hasard. 

SOLVOù les histoires vivent. Découvrez maintenant