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Anomalie détectée
Localisation par défaut : Inconnue
Localisation précise : Zone B
Nom de l'individu(e) : Inconnu
Statut : Inconnu
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Tout est sombre. Il fait froid. Je vois des formes, des ombres qui bougent, parfois des couleurs. Un bourdonnement dans ma tête. Les secondes passent, le bruit devient plus fort. Rapidement, il prend la forme d'un rythme. Une vive douleur se propage dans tout mon corps, disparaît, et revient l'instant d'après. J'ouvre les yeux, une seconde fois. A présent, je vois des formes concrètes, des rouages, de la ferraille. Une odeur de fumée. Des bruits de machines et d'engrenages. La poussière me fait tousser. Ma combinaison est abimée et déchirée à certains endroits. J'ai des bleus sur tout le corps, sûrement à cause de ces vêtements trop courts que je porte. Malgré la douleur, je trouve l'énergie pour me relever. Le planché grince à chacun de mes pas. Mon champ de vision s'assombrit. J'ai dû me lever trop vite... Il y a des taches rouges qui tombent au sol. Rapidement, une dizaine de gouttes s'écoulent sur le planché. Du sang. Je saigne du nez...
Je fais un tour sur moi-même, en me pinçant les narines. Mon cerveau est en alerte : papier, vêtements sale, serviette. N'importe quoi ferai l'affaire... Là-bas ! Un chiffon à poussière sur une table, dans le fond de la pièce. Pas le choix. Je me tamponne le nez pendant quelques minutes le temps que ça se calme. En face de la table, je remarque un vieux robinet. L'intérieur de la vasque est rempli de toiles. Une chance que je ne sois pas arachnophobe.
J'ouvre la petite vanne et l'eau coule instantanément ! Super, Je vais pouvoir me rincer. Après avoir nettoyé le chiffon et le sol, je fais le tour des meubles. La fenêtre est tellement poussiéreuse qu'on ne voit rien à travers à part un maigre faisceau de lumière. Je tire sur la poignée. Rien. Pas moyen d'ouvrir cette fichue fenêtre... Un vrai fossile.
C'est quoi cet endroit ? On dirait un grenier qui date du dernier siècle. D'ailleurs, on est en quelle année ? La vache, j'ai même oublié ça...
Pendant que j'essaye désespérément de recouvrer la mémoire, mes yeux se posent sur un petit escalier en fer dans le coin de la pièce. Il mène à une salle plus haute.
- il y a quelqu'un ? Je demande, un pied sur la première marche.
Mais pour seule réponse, un faible écho de ma voix. Rassurant...
Pendant la visite, je constate qu'il y a plusieurs étages, et que chaque pièce est agencée de manière différente: machines au deuxième, stockage d'objets au troisième. Mais le plus impressionnant reste le quatrième étage ; c'est la salle la plus haute. Elle comporte une immense voûte en guise de toit et une grande ouverture ronde qui donne vers le ciel.
Ce bâtiment est sacrément haut...
En me retournant, je remarque mon reflet sur une plaque de fer posée contre un mur. Je m'accroupie et souffle dessus pour enlever la poussière. Le visage qu'il renvoi me fait presque sursauter. Déstabilisée par mon propre reflet, je me fixe dans le blanc des yeux. En face à face avec moi-même. J'ai l'impression de me découvrir pour la première fois... Je touche ma peau pour m'assurer que ce n'est pas un rêve. Une grosse griffure sur le menton. Des cheveux blancs et mi longs.
Attends une minute... Ils sont blancs ? Alors que je suis jeune ?
Il y a aussi cette mèche sombre qui se démarque. Elle est plus longue que les autres. Je la fais tournoyer entre mes doigts, intriguée par sa couleur brunâtre.
Et puis... C'est quoi ces vêtements ? Je savais qu'ils étaient trop courts pour moi, mais à ce point ! Cette salopette me crispe les épaules. Les bretelles me coupent la circulation du sang. Je dois les retirer maintenant. Mais impossible de les enlever à la main. J'arrache les bretelles avec un petit canif trouvé sur un des établis du troisième.
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Ellipso
Science FictionSwann. Voilà son nom. C'est tout ce qu'elle sait. Où peut-elle bien être? Et comment s'est-elle retrouvée ici? Autant de questions qui résonnent en elle après s'être réveillée sur un planché poussiéreux... Tome 1: Astrom
