Chapitre 41 - Rencontre

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« Numéro inconnu : Calliopé, dis nous où tu te trouves. Il serait peut être temps de nous présenter notre petit fils ? »

C'est tout. Un simple sms reçu à presque 22h. Un sms qui me broie de l'intérieur. Un sms qui a le don de m'achever à peine ai-je terminé de le lire. J'ai envie de vomir.
Je jette mon portable plus loin et me mets en boule sur mon lit. J'ai juste envie de pleurer et de ne plus jamais voir le monde extérieur. Ce monde rempli de personnes cruelles.
Je commence à suffoquer en revoyant ce foutu sms dans ma tête. Encore et encore.
J'ai l'impression que je ne vais pas réussir à prendre une bouffée d'air assez grande pour oxygéner tout mon organisme. Je n'arrive plus à penser correctement.
J'ai l'impression d'être enfermée dans cette angoisse grandissante. Et j'ai l'impression que je n'arriverais jamais à m'en sortir. Je me mets à trembler en essayant de respirer mais je peine à le faire.

Au secours.

Je perds mes repères, je suffoque.
Je ne sens même pas qu'on pose des mains contre mon corps mais je finis par apercevoir quelqu'un devant moi. Je suis retournée face à cette personne. J'essaye de percevoir qui c'est à travers mes yeux embués.

-...ger ! Tu m'entends ? Granger !

Je finis par percevoir sa voix. Key. Je crois que je m'agrippe à lui comme si ma vie en dépendait. Je lui fais peut être mal mais il ne dit rien.

-Respire Callie Jolie. Ça va aller. Je suis là. Tu n'es pas seule.

J'essaye de l'écouter mais bordel, je n'arrive pas à respirer.

-Granger...

Je sens enfin ses mains sur moi. Ils les posent tendrement contre les joues. Je le vois s'approcher puis il m'embrasse avec toute la délicatesse du monde. Ça a le mérite de me reconnecter directement avec la réalité. Je suis toujours à bout de souffle mais je commence à avoir les idées un peu plus claires.
Puis il s'éloigne.

-Ça va mieux ?

-Un petit peu.

-Tu veux me dire ce qu'il se passe ?

Rien que d'y penser, je recommence à hyperventiller.

-Je peux continuer à t'embrasser sinon, il ajoute en fondant à nouveau sur mes lèvres.

Son corps se plaque contre le mien. Une de ses mains quitte ma joue pour trouver ma hanche en enfoncer ses doigts dans ma peau. Il m'embrasse, encore et encore.
Je ne sais pas combien de temps ça dure. Mais ça dure assez longtemps pour que mon esprit arrive à se calmer.
Quand il se recule un lentement.

-Ça va, je lui dis doucement.

Il acquiesce doucement et passe ses bras autour de ma taille pour m'enlacer. Tous les deux allongés, ma tête contre sa poitrine, nous restons silencieux.

-Je serais là quand tu voudrais m'en parler Callie Jolie, d'accord ?

-Merci.

Je niche un peu plus ma tête contre son torse.

-Comme es-tu entré ?

-J'ai toqué à ta fenêtre en voyant que c'était allumé mais tu n'as pas répondu. J'ai décidé de passer par la porte d'entrée en espérant qu'elle soit ouverte, c'était le cas. Je t'ai entendu ensuite.

-C'est horrible.

-Quoi donc ?

-Les crises d'angoisses.

-Je sais Granger, je sais.

Sans que je ne m'y attende, je le sens bouger contre mon corps et sa bouche trouve mon cou. Je le sens me lécher doucement avant qu'il ne descende un peu plus bas. Ses lèvres embrassent mes cicatrices avec une douceur infinie pendant de longues minutes.

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