12. L'orage dans l'air

14 1 0
                                    

⚠️ Lemon détaillé et assez long dans ce chapitre. Si vous n'aimez pas, je vous invite à lire à partir du deuxième paragraphe.





Cette nuit, l'orage était de sortie.
Nezuko écoutait le clapotis des gouttes tombant sur sa fenêtre. Elle était bercée par leur musique avant d'être brusquement réveillée par un coup de tonnerre. Les flash lumineux des éclairs l'aveuglaient quelques secondes.

Elle sentit Zenitsu bouger près d'elle. Ils avaient collé leurs futons afin d'être au plus proche, et le jeune homme s'était endormi collé à elle.
Se retournant, elle constata que sa nuit était agitée. Il devait probablement faire un cauchemar.
De ses doigts fins, elle caressa sa chevelure d'or et il se calma.

Le tonnerre retentit de plus belle et cette fois-ci, il ouvrit un œil. L'apercevant, il lui sourit.

- Tu n'arrives pas à dormir ?

Nezuko secoua la tête.

- Pas avec ce brouhaha.

- Viens là.

Il lui tendit le bras pour l'inviter à se blottir contre lui. Il la réchauffait de son corps et elle se sentit immédiatement en sécurité. Humant son odeur, dont elle raffolait, elle frissonna quand il lui caressa les cheveux.

- Je t'aime, lui dit-il.

- Moi aussi, Zenitsu.

Elle en avait presque les larmes aux yeux de bonheur.

Soudain, il se redressa au-dessus d'elle, la regarda intensément avec amour avant de l'embrasser.

- Si tu savais comme j'ai rêvé que tu me le dises, renchérit le blond.

Elle lui sourit tendrement avant de l'attirer à elle pour poser de nouveau ses lèvres contre les siennes. Zenitsu gémi.

- Ne fais pas ça, ou je ne pourrais plus me retenir.

Une lueur de malice passa dans les yeux de la jeune femme. Elle le défia du regard.

- Alors ne te retiens pas.

Il eut un petit sourire en coin et se pencha pour l'embrasser dans le cou. Tout en la léchant, il prit son sein en coupe qu'il palpa avidement.

- Putain, murmura-t-il, j'ai envie de toi.

Sans attendre de réponse de la part de sa partenaire, il disparut sous les couvertures, remonta la chemise de nuit de Nezuko afin de libérer son intimité et posa lentement sa langue sur celle-ci.

La jeune femme se cambra de plaisir. Elle resserra les cuisses sur la tête du jeune homme lorsqu'il accéléra ses mouvements.

Au bout de quelques minutes, ce fut l'extase. Ce n'était pas la première fois qu'il le faisait et il commençait à connaître ses points faibles. Mais cela s'arrêtait généralement ici, il n'allait pas plus loin. Pourtant ce soir, Nezuko avait envie de plus.

- Zenitsu, lui dit-elle les joues rouges de chaleur, et toi ?

Il sortit sa tête de sous les draps, lui aussi était rouge et essoufflé.

- Moi ?

- Oui toi. Comment je pourrais te faire plaisir ?

Il la regarda, interdit, hésita un moment avant de lui répondre.

- Tu veux ?

Elle acquiesça et il se redressa pour retirer ses vêtements. Il laissa glisser son pantalon de nuit au sol, mais Nezuko ne ferma pas les yeux lorsqu'elle vit le sexe dressé du jeune homme. Elle voulait observer chaque facette de son corps si parfait pour elle.

- Tu es beau, lui dit-elle.

Il se pencha vers elle pour l'embrasser, leurs langues jouant ensemble tout en prenant sa petite main dans la sienne. Il la guida jusqu'à son érection et elle referma les doigts dessus avant qu'il ne l'aide à faire des va-et-viens.

Il grogna contre les lèvres de Nezuko avant de lâcher sa main et de la laisser faire. Ce fut à elle de le torturer pendant de longues minutes.

- J'en peux plus...finit-il par lâcher. Je te veux, Nezuko. Mais je ne peux pas te toucher sans ton autorisation, nous ne sommes pas encore mariés.

Nezuko se stoppa. Elle le regarda intensément, ne comprenant pas où il voulait en venir. Au loin, l'orage grondait toujours.

- Il y a autre chose ? Demanda-t-elle.

- Il y a encore tellement bien plus.

- Alors je veux plus, montre-moi.

- Tu es sûre ? On ne pourra pas revenir en arrière.

Elle réfléchit un moment.

- Tu m'épouseras ?

- Oui, promis. Je t'aime tellement.

De nouveau, ils se bécotèrent avant qu'elle ne se détache de lui.

- J'ai envie de toi, murmura-t-elle.

Il n'en fallut pas plus pour qu'il la plaque contre le matelas et lui enlève ses vêtements.
Le désir animait son regard lorsqu'elle fut nue devant lui. Il lui lécha le bout des seins, caressant son ventre et ses hanches.

Au bout de quelques minutes, il se positionna entre ses jambes et commença à la pénétrer doucement en voyant qu'elle avait mal, jusqu'à se trouver pleinement en elle.
L'excitation prenait le corps de la jeune femme et la douleur s'estompa lorsqu'il commença ses allers-retours, d'abord sensuels, puis de plus en plus rapide et fort. Leurs halètements se mêlèrent à leur plaisir et leurs baisers.

Zenitsu se mit alors à gémir avant de se retirer à la va-vite et de jouir sur la cuisse de la jeune femme.
Ils restèrent un moment dans les bras l'un de l'autre pendant lesquels Nezuko peinait à croire ce qu'il venait de se passer.

Lorsque le blond se redressa pour attraper une serviette et lui essuyer la cuisse, elle prit conscience qu'elle était définitivement sienne. Elle n'en fut que plus amoureuse.

- Je t'aime, lui répéta-t-il pour la énième fois.

Ils s'allongèrent tous deux sur le flanc et Zenitsu vint la prendre dans ses bras, son torse collé au dos de la jeune femme, avant de s'endormir paisiblement.





















Ce fut le lendemain qu'ils déchantèrent.
Tanjiro, qui eut la permission de rentrer un jour plus tôt, déboula dans la maison avec sa femme.

Les deux jeunes gens, toujours endormis, ne les entendirent pas venir, si bien qu'ils furent réveillés en sursaut lorsque Tanjiro ouvrit la porte à la volée et les découvrit nus dans les bras l'un de l'autre.

Ce dernier, un regard de furie s'agita en tous sens avant de se diriger vers Zenitsu.

- J'ai vu ton haori dans le salon, espèce d'enfoiré ! S'exclama le roux.

Nezuko resserra les pans de sa couverture sur son corps, afin de le cacher, tandis que Zenitsu restait paralysé.

- Tanjiro ! S'exclama l'ancienne démone, arrête !

Mais c'était trop tard, il avait déjà écrasé son poing dans le nez du blond.

- Tu crois pouvoir venir me sauver et profiter du fait de ma convalescence pour toucher ma sœur ?

- Ce n'est pas ce que tu crois, se défendit le blond en se cachant le visage.

- Tanjiro, la supplia Nezuko.

- Tais-toi !

Il jeta la veste jaune au triangle blanc à la figure de son propriétaire qui saignait à présent du nez.

- Habille-toi vite, mais alors très vite !

Ce dernier s'exécuta quand Tanjiro claqua la porte derrière lui.

- Zenitsu, pleurnicha Nezuko.

Il lui prit la main pour la rassurer.

- Ne t'inquiète pas mon amour, je vais régler cette situation.

Elle le regarda partir de la chambre et s'engouffrer à l'extérieur avec son frère.

Pour que tu me reviennes Où les histoires vivent. Découvrez maintenant