Cupidon💘

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Assis j'étais, contemplant la Joconde je souriais. Je souriais de mélancolie, et de cette amour qui ne prendra jamais mon parti. Lui au moins avait une muse contrairement à moi. C'est comme si cupidon m'avait oublié, comme si j'étais une vulgaire chose qui ne mérite pas d'aimer et d'être aimé. C'est pour ça que je souriais. Par ennuie, par lassitude d'attendre cette flèche qui ne viendra sans doute jamais.
Je suis rentré chez moi, fatigué de m'émerveiller dans l'amour des autres et lassé de prier pour qu'enfin je sois amoureux.
Assis j'étais, encore. Contemplant cette fois mon ordinateur en guise de Joconde. Je faisais ce que je sais faire de mieux, travailler. J'écrivais, des textes, des nouvelles et même des poèmes. Je semblais aimer ça, ou plutôt je me contentais des les aimer, les mots.
L'assemblage des lettres donne des mots qui à son tour assemblés avec minutie donne du sens et donc une phrase. Je me plaisais à assembler différents mots pour véhiculer un ressenti différent à chaque fois.
Puis soudain, en même temps que je commençais à être pris par eux, les mots, quelqu'un frappa à la porte. Exténué j'étais, mais me lever et parcourir ces quelques mètres m'obligeais. Je suis arrivé à la porte, enfin. J'ai été pris d'une soudaine confiance qui s'est manifestée en moi comme par magie. En ouvrant la porte, je compris mieux. C'était lui, l'amour, Cupidon. Il était venu pour moi, pour me transpercer avec sa flèche que je prendrai plaisir à encaisser. J'écartais donc les bras, pour ne pas qu'il puisse me manquer, je me sentais con, de n'avoir pas été patient et d'en vouloir à cupidon.
J'étais prêt à recevoir sa flèche.
Fermer mes paupières étaient et souriant mon visage affichait. Pourtant, lent il était, je commençais à perdre patience, je ne le savais pas aussi incompétent. Et là quelques minutes plus tard il me dit « Pousse toi, tu me gêne ! Celui pour qui je me suis déplacé est là ».
Je me retourne, et je tombe des nus lorsqu'il s'agit de mon colocataire. Lui qui avait déjà reçu une flèche l'an dernier allait recevoir une nouvelle. Quoi de plus pathétique ? Je suis quitté de la trajectoire de la flèche et je le regardais descendre les marches les mains écartés pour la prendre en plein cœur.
Triste j'étais mais sourire j'affichais, encore. Mais au fond je pleurais. Par pour eux, pour cette flèche qui ne rencontrera jamais mon cœur.
Il décocha sa flèche et à cet instant je me suis mis entre la flèche et mon voisin de chambre.
Stupéfaits j'étais, lorsque la flèche, déviait, elle faisait. Elle m'a contourné avant d'aller atterrir dans son cœur.
J'étais sans voix par cette prouesse de la flèche remettant toute la physique en question. Mais à quoi bon s'acharner à vouloir quelque chose qui ne te veux pas ? Je suis retourner devant ma Joconde à moi me plonger dans mes mots. J'ai eu l'idée d'un nouveau texte, appelé, Cupidon.

Je suis sorti, je me devais d'aller en cours et de devenir médecin. Même si l'amour ne prenait pas mon parti, la médecine elle, n'allait pas me laisser tomber.
Je suis arrivé sur le campus, il fallait le traverser pour rejoindre ma salle.
Ils étaient tous là. Il y avait un rassemblement, de personnes qui ont été touché par la flèche. Je ne voulais pas m'arrêter, pour ne pas ressasser ce qui m'est arrivé la veille. Alors j'avançais, déterminé à aller rejoindre ma table et me jeter dans mes collèges.
Mais c'est à cet instant qu'un main particulièrement douce m'agrippa le poignet. Je me retournais donc, en pensant qu'il s'agissait de cette surveillante. Heureusement qu'il s'agissait d'une autre personne, une autre fille, c'était Cupidine...

Heureux mon visage affichait, encore. Comment elle, pouvait-elle s'intéresser à une personne comme moi ? Son voisin, Cupidon, ne m'avait jamais adressé le moindre regard, mais là, ses yeux plongent dans les miens comme pour m'inviter à faire une valse.
   Je ne résiste guère à son appel et je la suis de prêt ma main dans la sienne. Elle m'emmène vers un débarras. Il y avait beaucoup de bricoles sur le sol et sur les étagères. Je me demandais où on pouvais bien se trouver et quelle était cette pièce assez mystérieuse.
   Stupéfait mon visage affichait, encore. Après qu'elle est ouvert un passage secret. Des escaliers descendaient sous terre. Je me demandais bien où est-ce que cette fille avec des arcs et des flèches m'emmenait, mais mon cœur me dit de me taire. Nous arrivâmes dans une pièce, encore. Il y avait une table et une flèche présentant des pointes des deux côtés. Comment pourrait-elle tirer une flèche pareille ?
Elle lâcha ma main et se dirigeait vers cette fameuse flèche. Elle l'attrapa par le milieu et revint en face de moi.

__ Tu ne trouvais pas l'amour parce que... tu es... mon amour...

Quoi ? Je n'arrivais pas à y croire. Elle planta une pointe dans mon cœur et l'autre dans le sien. Aussitôt, la flèche se changea en un carquois rempli de munitions et se plaça dans mes mains, des ailes me sont poussés dans le dos.

__ Tu es mon cupidon et moi je suis ta Cupidine. J'espère n'avoir pas mis trop de temps...

Elle s'approcha de moi et posa ses lèvres sur les miennes.

Aussitôt , encore. J'ai eu l'idée d'un nouveau texte appelé, Cupidine...

                       UnEtudiantEnMed

Mes lamentations Où les histoires vivent. Découvrez maintenant