Chapitre 17

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Astra observait sa communauté avec une inquiétude grandissante. Elle n'arrivait plus à se concentrer sur ses tâches. Les troupes revenaient des combats, démoralisées par l'absence de Cringer. Elle se sentait impuissante face à leur souffrances grandissante.Elle avait envoyé Lemanja à la recherche de Kruh, mais les jours passaient et aucune nouvelle ne parvenait.

Un lourd fardeau pesait sur ses épaules. Elle avait toujours été la cheffe, la leader, même parmi ses frères et sœurs. Elle se rappelait de leur enfance, où elle avait toujours pris les commandes. Si elle disait quelque chose, tout le monde suivait. Elle avait construit la communauté, l'avait guidée à travers les épreuves. Mais cette fois-ci, elle avait l'impression d' échoué.

Astra regardait les membres de sa communauté affamés, leurs yeux creux fixés sur le peu de nourriture qu'il restait. La famine les rongeait lentement, sapant leur force et leur moral. Elle se souvenait des temps où les récoltes étaient abondantes, où les rires des enfants résonnaient dans le camp. Maintenant, le silence était assourdissant, brisé seulement par les gémissements des malades.

Elle se privait de nourriture, jour après jour, pour donner aux autres ce qu'il leur restait. Chaque morceau qu'elle avalait était un combat, une lutte contre sa propre faim. Son corps, affaibli, lui lançait des signaux d'alarme, mais elle les ignorait. Elle se sentait responsable de leur souffrance, comme si elle pouvait l'absorber à leur place.

Astra était incapable de supporter la vue de la souffrance. Chaque regard perdu, chaque soupir de désespoir la transperçait. Elle passait ses nuits à ruminer, à se demander ce qu'elle avait pu faire de mal pour mériter cela. Elle se blâmait pour tout, pour la sécheresse qui avait ravagé leurs terres, pour les maladies qui les avaient frappés.

Elle se promenait souvent seule, le long des remparts du camp, contemplant l'horizon. Elle rêvait d'un monde meilleur, où la nourriture serait abondante, où les gens pourraient vivre en paix. Mais la réalité était bien différente. Elle était prisonnière de ce cercle vicieux : plus elle essayait de sauver les autres, plus elle s'enfonçait dans le désespoir.

Un soir, alors qu'elle était assise près du feu, elle se prit à penser . Elle se demanda si elle avait le courage d'aller jusqu'au bout, de se sacrifier complètement pour le bien de sa communauté,, ou devait-elle partir à la recherche d'un avenir meilleur ?

Elle savait que la seule solution était de trouver une nouvelle source de nourriture, un nouveau foyer. Mais où aller ? Comment faire face aux dangers du monde extérieur ? Les questions s'accumulaient dans son esprit, sans réponse.

....

Astra se tenait au sommet de la tour de guet, le vent fouettant ses cheveux bleu foncé. Le camp s'étendait à ses pieds, misérable et résigné. Les murs de pierre, autrefois symboles de protection, étaient désormais des cicatrices béantes, témoignant des nombreuses attaques qu'ils avaient subies. Les toits de chaume, défraîchis par le temps, laissaient filtrer la lumière du soleil, révélant l'intérieur des huttes sombres et humides.

Les enfants, les yeux grands ouverts, l'observaient de loin.Ils étaient pleins d'espoir et de résilience, mais aussi marqués par la dureté de la vie. Elle se souvenait, de leurs rires et de leurs jeux. Maintenant, ils étaient devenus des adultes trop tôt, chargés de responsabilités qui les dépassaient.

L'odeur de la fumée et de la terre humide imprégnait l'air. Les femmes cuisinaient sur des feux de bois, préparant un repas frugal pour les plus faibles. Les hommes, les visages creusés par la faim et la fatigue, réparaient les outils et les armes. Leur regard était vide, comme s'ils avaient déjà abandonné tout espoir.

Kruh and UaryDes histoires addictives. Découvrez maintenant