Bougie de minuit

6 1 0
                                        

Une bougie s'allume dans l'obscurité,
Sa lueur vacille, fragile, en vérité,

La bougie tremble, un souffle qui l'effleure,
Elle lutte, mais la tristesse envahit son cœur.

Le parfum léger qu'elle dégage s'élève,
Comme un soupir perdu, un dernier rêve,
Elle éclaire des souvenirs égarés,
Des instants de joie, désormais oubliés.

La flamme danse, oscillante et solitaire,
Elle sait que sa fin est proche, quelque part,
Et pourtant, elle se bat contre l'éternité,
Refusant de se laisser engloutir par la réalité.


Elle brûle lentement, mais avec dignité,
Tandis que l'âme du monde pleure dans l'obscurité.

La bougie sait, elle voit la fin qui approche,
Elle éclaire le vide, là où tout déroche,
Elle connaît la solitude, la douleur de l'absence,
Elle l'accepte, silencieuse, dans une dernière danse.

À minuit, la bougie se consume en silence,
Ses larmes de cire se mêlent à l'indifférence,
Mais dans le noir, là où tout semble s'effacer,
Elle laisse un souvenir, un éclat d'éternité.

Et même quand la flamme est éteinte, engloutie,
Elle reste là, en chacun de nous, infinie,
Comme cette tristesse qui ne part jamais,
Une lumière intérieure qui, parfois, fait pleurer.

TREIZEOù les histoires vivent. Découvrez maintenant