Dans un monde où 80% de la population a des pouvoirs surnaturels appelés « alter », les enfants d'aujourd'hui deviennent les héros ou les vilains de demain. Au lycée Yuei, Rio Enatsu, une jeune fille têtue et provocatrice, possède un alter particuli...
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𝓈𝒾𝓇ℯ𝓃 𝓋ℴ𝒾𝒸ℯ, ᵉᵖ ᶠᵒʳᵗʸ ᵉⁱᵍʰᵗ
Il était vingt-deux heures et quart quand Enatsu arriva devant les dortoirs de la 1-A.
Les lumières semblaient éteintes, lui affirmant que tout le monde dormait.
Elle lâcha un soupire tremblant, son cœur se resserrant à l'idée de ne plus faire parti de toute cette hiérarchie. Elle avança lentement, s'approchant de l'entrée du bâtiment et l'ouvrit grace à son pass, confirmant qu'elle était bien membre de cette classe.
La chaleur du grand salon commun vint l'engloutir agréablement, tandis qu'elle ferma la porte derrière elle silencieusement afin de ne pas réveiller qui que ce soit.
Elle s'apprêtait à allumer la lumière mais fut surprise de voir celle de la cuisine allumée, avec quelques bruits s'y échappant.
« Quelqu'un est réveillé ? »
Elle s'avança silencieusement vers la cuisine, voulant savoir qui s'y trouvait en ces heures légèrement tardives pour des futurs héros à l'emploi du temps épuisant, mais se stoppa quand les bruits s'arrêtèrent soudainement, la faisant presque sursauter.
L'obscurité du salon commun légèrement éclairé par la cuisine n'aidait pas la noiraude à se sentir très alaise, celle-ci n'avançant plus en entendant des pas s'approcher de la sortie de la salle à manger.
Mais c'est ainsi que ses pupilles se dilatèrent, et que ses yeux s'écarquillèrent quand devant elle venait d'apparaître Katsuki Bakugo, torse nu, vêtu d'un jogging gris et des crocs noirs avec un visage fermé.
Lorsque le blond finit par rencontrer ses yeux, ce sont les siens, eux teintés d'écarlate et de sang, qui s'écartèrent de stupéfaction à la vue de Rio Enatsu, vêtue d'un cardigan blanc et d'une jupe noir, à quelques mètres de lui.
Les pâtisseries industrielles qu'il tenait dans ses mains s'écroulèrent doucement au sol, alors que les bras épais du garçon s'abandonnèrent de chaque côté de son corps.
Aucun mot ne traversa leurs lèvres, leurs regards ne voulant aucunement se lâcher après tant de temps sans s'être rencontrés.
- Bak-
Mais à peine eut-elle le temps de prononcer l'entièreté de son nom, que le blond sembla s'être presque teleporté devant elle avant de la plaquer brusquement au mur derrière elle, près de l'entrée verrouillée.
- Toi. Grogna-t-il, visage serré. J'pensais qu't'étais morte ! Il voulait hurler mais s'abstenait.