Dans un monde où 80% de la population a des pouvoirs surnaturels appelés « alter », les enfants d'aujourd'hui deviennent les héros ou les vilains de demain. Au lycée Yuei, Rio Enatsu, une jeune fille têtue et provocatrice, possède un alter particuli...
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𝓈𝒾𝓇ℯ𝓃 𝓋ℴ𝒾𝒸ℯ, ᵉᵖ ᶠⁱᶠᵗʸ ˢᵉᵛᵉⁿ
« -| Il se pourrait que ma mère veut voir le ptit con qui ma fait des suçons
-| Ds quel baille tu m'as mis ptite pouilleuse. »
Les coups de dix-huit heures venaient de sonner à Tokyo.
Rio était assez gênée de la situation actuelle. Dans son appartement, sa mère était entrain de préparer le dîner sereinement, détendue et chantonnante. Dans le séjour, sa fille soupirait toutes les cinq secondes, et ce en l'attente d'une seule et maudite personne;
Katsuki Bakugo.
Il y a trois jours, sa mère avait demander à rencontrer le fameux garçon qui s'amusait à peindre la nuque de Rio de suçons, et ce sans même être son copain. Ce dont quoi la noiraude avait le plus peur était ce que pourrait bien dire sa mère au blond. Lui mettra-t-elle un coup de pression ? Elle en avait bien la crainte.
Le téléphone vibra sur la table basse. Rio sursauta, ses mains moites se jetant aussitôt sur l'écran pour voir : "j'suis en bas." Pas de ponctuation. Classique Bakugo.
Elle inspira un grand coup.
"C'est bon, respire, respire. Il va pas exploser la baraque. Enfin... normalement."
- Maman, il arrive. Lança-t-elle d'une voix tendue, coincée entre la peur et le désespoir.
- Parfait, chérie ! Mets-le à l'aise, hein ! J'ai préparé du curry !
Du curry. Son plat préféré. Elle veut le séduire ou le flinguer ?
Rio attrapa nerveusement la poignée de la porte d'entrée. À peine avait-elle entrouvert qu'un souffle chaud lui fouetta le visage.
- Yo.
Bakugo, mains dans les poches, regard de chien battu camouflé sous une carapace de désinvolture, la fixait avec son air de j'me fous de tout. Mais elle voyait bien la tension dans sa mâchoire. Il faisait genre, mais lui aussi flippait.
- T'as mis une chemise. Souffla-t-elle, un peu surprise.
- C'est toi qui m'as dit de faire bonne impression. Répliqua-t-il en grommelant, les joues à peine rosies.
Il entra sans plus de cérémonie, balayant le petit appartement du regard. Pas vraiment son univers, mais c'était pas si mal. Tout était peint de de blanc et beige, très moderne et minimaliste.
- C'est propre.
- Merci... je suppose. Marmonna la frangée, refermant derrière lui.
- Katsuki ? S'exclama une voix féminine depuis la cuisine. Entre donc, jeune homme !