Suite alternative au tome 1 de LASTING LOVER, avec Mason Mount.
« Teardrops are fallin'
Down your face again 'cause I don't know how to love you
When I am broken too »
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4 mai 2025 Norley
Je prends un peu de recul pour observer l'ilôt central en marbre noir de la cuisine, en me disant que j'avais probablement un peu exagéré – ok je voulais faire des cookies au flocon d'avoine pour quand Mason rentrerait du déplacement à Brentford, mais les deux cakes, la tarte aux pommes et la vingtaine de pancakes pour demain matin étaient ils vraiment nécessaires ? Et que dire des madeleines... Elles n'ont même pas gonflé en plus...
Mason est parti hier soir, me laissant seule avec trop de pensées intrusives, il fallait que je m'occupe. Dans la matinée je suis sortie avec Ace comme chaque matin, l'heure du match est ensuite vite arrivée. Mason était titulaire, enfin, une première depuis... depuis le déplacement à Brentford la saison dernière, il y a plus d'un an. C'était une joie tellement intense de le voir débuter le match, entrer sur le terrain avec les dix autres mancuniens, que je suis restée debout devant la télévision, pas assise, debout. Littéralement à admirer ce mec sublime enfin commencer un match. Il a été patient si longtemps, 140 jours si mes calculs sont bons, presque trois mois éloigné des terrains, suite à quoi il a grappillé quelques minutes ici et là – ça aurait pu prêter à sourire, quasiment à chaque fois qu'il entrait sur le terrain, il prenait un carton jaune après quelques minutes, mais je sais que ça traduisait surtout sa frustration. Sous les airs serein et patient qu'il montrait à la maison, ça commençait à devenir long pour lui. Amorim a répété maintes et maintes fois son soutien et sa confiance en mon petit-ami, mais il le soutient : il veut le protéger, Mason est trop important pour United pour en faire n'importe quoi et le propulser 90 minutes si son corps n'est pas prêt à l'encaisser.
Apparemment Mason était prêt aujourd'hui – il ne l'était pas lors du déplacement à Bilbao il y trois jours, il n'avait joué que vingt-cinq minutes. Alors de le voir s'avancer, de le voir se retenir de sourire, ça valait tout l'or du monde, ça m'a tellement subjuguer que comme une fangirl je suis restée debout devant la télévision, avant de finalement reculer jusqu'au canapé après cinq minutes de jeu. Dix minutes plus tard j'étais à nouveau debout devant la télévision, à sautiller avec encore plus d'entrain qu'au coup d'envoi. La dernière titularisation de Mason ? Contre Brentford. Le premier but de Mason avec United ? Contre Brentford. Et comme un symbole, il était à nouveau titulaire pour la première fois... Et marquait son premier but de la saison. La sensation a été indescriptible, je me suis sentie quitter le canapé en le voyant se mettre à sprinter alors que le ballon était encore sur la ligne médiane, comme si je le sentais au plus profond de moi. Un centre croisé de Garnacho, et du pied droit, en se faufilant entre deux défenseurs, Mason a réussi à frapper. En pleine course, sans contrôle. Ma joie était immense, celle de ses coéquipiers si belle à voir, mais la sienne... La sienne m'a fait pleurer de joie, de le voir comme un chien fou courir jusqu'à Garnacho pour le remercier pour cet assist, de le voir sourire en tirant la langue... Mason a été extraordinaire aujourd'hui, et malgré la défaire 4 à 3, j'espère qu'il le sait.